Abus sexuels et physiques sur deux enfants

Trois-Rivières — Un autre cas d’abus physiques et sexuels envers des enfants a été mis au jour, jeudi, au palais de justice de Trois-Rivières avec la comparution d’un couple de la Mauricie.

Ces deux personnes, dont on ne peut dévoiler l’identité pour protéger celle des victimes, ont été arrêtées mercredi par la police de Trois-Rivières. L’homme, qui est âgé de 49 ans, est accusé d’avoir abusé sexuellement de ses deux filles adoptives, et ce, depuis 1996. Il se serait aussi livré à des voies de fait, à du harcèlement et les aurait séquestrées. Il est aussi accusé de menaces contre l’une d’elles.

La plus jeune des filles aurait été victime d’abus sexuels et de voies de fait entre l’âge de 3 et 18 ans par son père adoptif à plus d’une reprise.

En ce qui concerne l’autre fille adoptive, les abus sexuels se seraient déroulés entre 2000 et 2018. La présumée victime était âgée entre 8 et 26 ans. Elle aurait aussi subi de la violence physique dès l’âge de 4 ans. Les derniers crimes contre elle, soit des menaces, des voies de fait et des agressions sexuelles, auraient été commis en août 2018.

C’est du moins ce que révèle la plainte autorisée contre lui par la procureure de la Couronne, Me Marie-Ève Paquet. Pas moins de 26 chefs d’accusation ont d’ailleurs été portés contre lui pour harcèlement, séquestration, menaces, voies de fait, agressions sexuelles, attouchements sexuels et incitation à des contacts sexuels. Les délits auraient été commis à Saint-Gérard-des-Laurentides, Trois-Rivières et Saint-Maurice. Le prévenu est représenté par Me Mario Melançon.

Or, sa conjointe et mère naturelle des présumées victimes a elle aussi été arrêtée. On lui reproche de s’être livrée à des voies de fait sur elles et de les avoir séquestrées. La période des infractions se situe entre 1996 et 2011. Elle doit aussi répondre à une accusation de voies de fait alors qu’elle était armée d’un couteau sur l’une de ses filles. Cette dernière n’avait pas dix ans. C’est Me Pierre Spain qui représente la suspecte, âgée de 44 ans.

Selon ce qu’on a pu apprendre, les deux présumées victimes auraient vécu des moments d’enfer avant qu’une plainte ne soit finalement portée à la police.

La Couronne s’est objectée à la remise en liberté du couple. L’homme compte par ailleurs de nombreux antécédents judiciaires contrairement à la femme qui n’en a aucun. Leur enquête sur caution a été reportée à vendredi pro forma.

Le couple s’est notamment vu interdire toute forme de communication avec les deux présumées victimes.