Louis-Daniel Dufresne a bénéficié d’une absolution conditionnelle pour avoir proféré des menaces de mort à la Cour municipale de Trois-Rivières
Louis-Daniel Dufresne a bénéficié d’une absolution conditionnelle pour avoir proféré des menaces de mort à la Cour municipale de Trois-Rivières

Absolution conditionnelle pour un homme de 70 ans

TROIS-RIVIÈRES — Un homme de 70 ans, Louis-Daniel Dufresne, a bénéficié d’une absolution conditionnelle pour avoir proféré des menaces de mort à la Cour municipale de Trois-Rivières.

Le 30 octobre 2017, il s’était présenté, mécontent, à la Cour municipale en raison d’un constat d’infraction qu’il avait reçu et qu’il essayait de contester vigoureusement. Selon lui, il avait stationné son véhicule dans un endroit interdit dans le seul but de pouvoir s’asseoir dans un parc et de reprendre ses esprits quelques minutes en raison d’un malaise causé par son diabète.

Comme l’a relaté la procureure de la Couronne, Me Martine Tessier, il a alors transmis à des employés de la Cour municipale des menaces de causer la mort ou des lésions corporelles à des citoyens. En ce sens, il a déclaré que ça lui donnait un permis pour tuer, que la vie pour lui n’était rien car il avait fait la guerre du Vietnam. Il a aussi tenu des propos semblables lors d’un appel téléphonique.

L’avocat de M. Dufresne, Me Louis R. Lupien a pour sa part précisé qu’il avait certes pu prononcer des mots pouvant être perçus comme des menaces mais que jamais il n’avait dit qu’il allait tuer quelqu’un. «Ses mots ont dépassé sa pensée», a-t-il mentionné, rappelant que celui-ci avait même payé son constat d’infraction. Son client a pour sa part déclaré à la juge Dominique Slater qu’il «acceptait d’avoir mal parlé».

Il n’en demeure pas moins que ses paroles ont suscité des craintes auprès du personnel de la Cour municipale, ce qui constitue des menaces au sens de la loi.

En tenant compte de son état de santé, de son âge et de son absence d’antécédents judiciaires, les deux avocats ont suggéré au tribunal qu’une absolution conditionnelle lui soit imposée pour une période d’un an avec l’obligation de verser un don de 300 $ à la Fondation de la Maison Carpe Diem, ce qui a été entériné par le tribunal. Il lui sera par ailleurs interdit de communiquer avec les plaignantes et de se rendre à la Cour municipale, sauf s’il y est convoqué.