Une absolution conditionnelle a été imposée à Jonathan Brien. Au cours de la prochaine année, il devra donc garder la paix et avoir une bonne conduite. Il devra aussi verser 500$ à la Société protectrice des animaux de la Mauricie.

Absolution conditionnelle pour avoir tué le chien de son ex

Trois-Rivières — Jonathan Brien a eu droit à une absolution conditionnelle pour avoir abattu le chien de son ex-conjointe.

Alors qu’il devait subir son procès mercredi, l’individu de 39 ans a en effet décidé de régler son dossier en plaidant coupable à l’accusation portée contre lui, soit d’avoir tué un animal sans excuse légitime. 

Selon les faits relatés en cour, la propriétaire du chien et Jonathan Brien se sont fréquentés avant de se séparer en novembre 2015. Et lorsqu’elle a déménagé dans un logement, elle a pris soin de confier la garde de son animal, une chienne Husky âgée de 10 ans, à un voisin. 

Or, quelques mois après la séparation le 11 mars 2016, Brien a abattu l’animal en lui tirant une balle dans la tête. Il a ensuite appelé son ex pour lui annoncer la nouvelle en lui disant qu’elle n’aurait pas besoin de renouveler la licence du chien, car il s’en était débarrassé, précisant que l’animal n’avait pas souffert. 

Dans une entrevue qu’elle avait ensuite accordée à TVA, la propriétaire du chien avait affirmé qu’il n’avait aucune raison de faire ça. La séparation s’était bien déroulée selon elle et Brien n’avait jamais manifesté de violence. 

Il lui avait par contre déjà proposé d’abattre le chien lors de la séparation alors qu’elle cherchait un endroit pour le garder, ce qu’elle avait refusé avec véhémence. S’il était passé à l’action, c’était dans le but de l’atteindre psychologiquement selon elle. 

Après discussions mercredi, la défense et la Couronne ont suggéré à la juge Guylaine Tremblay, de lui imposer une absolution conditionnelle d’une durée d’une année assortie d’un don de 500 $ à la Société protectrice des animaux de la Mauricie. Selon Me Martine Tessier à la Couronne, cette suggestion tient compte de la jurisprudence en la matière. 

Qui plus est, Me Mélanie Bédard à la défense a rappelé que son client n’avait aucun antécédent judiciaire, qu’il avait plaidé coupable et que la médiatisation de cette affaire avait eu des répercussions très négatives sur son emploi. Elle a aussi tenu à spécifier que le geste posé par Jonathan Brien n’était pas relié à la jalousie ou à la rupture. Selon ce qu’elle a mentionné à la juge, il croyait que l’animal était devenu errant. 

Dans les faits, l’animal était bel et bien gardé par un voisin dans le secteur où demeure Brien et avait un endroit pour dormir et manger. 

La juge a ainsi entériné la suggestion commune de sentence tout en rappelant à Jonathan Brien qu’il existe d’autres moyens pour pallier l’éventualité d’un chien errant. Elle a par contre tenu compte des conséquences particulières de cette affaire. Et selon elle, les impacts négatifs reliés à sa mise en accusation et la médiatisation ont eu l’effet dissuasif escompté.