La police croit que le suspect Michaël Héon aurait pu faire d’autres victimes.

À la recherche de témoins et de victimes potentielles de Michaël Héon

TROIS-RIVIÈRES — L’enquête policière sur Michaël «Azade» Héon, cet individu de 33 ans arrêté la semaine dernière pour des présumées agressions sexuelles et des actions indécentes qui auraient été commises dans le secteur du boisé de Châteaudun est loin d’être terminée.

La Direction de la police de Trois Rivières est à la recherche de témoins ou de victimes potentielles du suspect. Dans un communiqué émis lundi, les policiers croient qu’il aurait pu commettre des gestes similaires sur d’autres victimes et dans des lieux différents au cours des mois précédents son arrestation. C’est pourquoi les enquêteurs sont à la recherche de victimes et de témoins en lien avec les accusations reprochées.

En effet, puisque plusieurs victimes ont été identifiées, la structure de gestion des enquêtes sur les crimes en série (GECS), coordonnée par la Sûreté du Québec, a été déployée dans le cadre de cette enquête, à laquelle collaborent également la police de Trois-Rivières Il s’agit d’une structure de commandement unifié au sein de laquelle les services de police Québécois travaillent en partenariat afin d’identifier rapidement les crimes commis par des prédateurs et de procéder à leur arrestation. Cette coordination provinciale permet donc une mise en commun des ressources policières et vise à mieux protéger les victimes.

Toute personne détenant de l’information sur cet individu est invitée à communiquer avec l’enquêteur Jean-Sébastien Gobeil, de la Direction de la police de Trois-Rivières au numéro de téléphone 819 370-6700 au poste 3771.

Rappelons que Michaël Héon aurait agressé sexuellement une adolescente de 17 ans le 19 septembre dernier. Le 18 octobre, il se serait livré à des actions indécentes devant une autre femme, d’âge adulte cette fois-ci. Une dénonciation a également été déposée contre lui dans laquelle il est allégué qu’en raison d’incidents survenus le 17 septembre envers deux autres femmes, le ministère public réclame qu’il contracte un engagement de type 810 l’obligeant à respecter une série de conditions parce qu’il y aurait des raisons de croire qu’il pourrait leur causer des lésions ou endommager leur propriété.

Le suspect a comparu le 25 octobre dernier. Compte tenu de certaines problématiques psychologiques qui auraient été relevées dans le passé, il a été envoyé subir une évaluation psychiatrique visant à déterminer sa responsabilité criminelle lors des infractions de nature sexuelle qui lui sont reprochées.

Il devra revenir en cour le 28 novembre.