Pierre-Olivier Rondeau devra purger 90 jours de prison discontinue pour avoir incité un adolescent de 14 ans à se masturber.

90 jours de prison pour un ex-entraîneur de hockey

Pierre-Olivier Rondeau, cet ex-entraîneur de hockey du Collège Marie-de-l'Incarnation, devra purger 90 jours de prison discontinue pour avoir incité un adolescent de 14 ans à se masturber.
La juge Guylaine Tremblay a en effet entériné, mardi, la suggestion commune de sentence soumise par les avocats de la Couronne, Me Benoît Larouche et de la défense, Me Simon Ricard. Elle a qualifié celle-ci d'adéquate dans les circonstances puisque le prévenu a bien collaboré avec la justice et que les rapports présentenciel et sexologique sont positifs.
Rappelons que l'individu de 25 ans a lui-même admis avoir incité un mineur à se livrer à des contacts sexuels entre décembre 2015 et mars 2016.
Selon la preuve recueillie, Rondeau, qui était un entraîneur des Panthères du CMI, s'était lié avec un jeune étudiant de 14 ans qui était inscrit au programme de hockey de l'école privée. Rondeau a ainsi échangé avec l'adolescent des messages par le biais des réseaux sociaux. Du même coup, il lui a demandé de se filmer pendant qu'il se masturbait.
Peu de temps après avoir été arrêté, il avait plaidé coupable à une accusation réduite d'incitation à des contacts sexuels. Au départ, elle avait été portée sur acte criminel mais par la suite diminuée au niveau sommaire, ce qui faisait passer la peine minimale d'un an à 90 jours de prison. 
Quant au deuxième chef qui avait été porté contre lui, soit leurre, le tribunal avait prononcé un arrêt des procédures. 
Des rapports présentenciel et sexologique avaient ensuite été confectionnés pour guider les parties sur la sentence à proposer. Or, ceux-ci se sont avérés très positifs. Ils ont en effet démontré que Rondeau, un homme sans antécédents judiciaires, n'avait pas de problématique sexuelle connue mais davantage des difficultés psychologiques en raison d'une faible estime personnelle. 
Son avocat, Me Ricard, a rappelé qu'il avait d'ailleurs entrepris sur une base volontaire une thérapie avec un psychologue. Il s'est également déniché un nouvel emploi et bénéficie toujours du soutien de sa famille. 
Comme l'a pour sa part expliqué Me Larouche, une peine de 90 jours respecterait donc le volet dissuasif du crime alors qu'une probation de deux ans avec suivi faciliterait la réhabilitation du prévenu.
Le procureur de la Couronne a même pris soin de contacter les parents de la victime pour les informer de la suggestion de sentence qui serait proposée au juge.
«Pour eux, cette histoire est maintenant derrière eux. Ils ne croient pas que Pierre-Olivier Rondeau est un mauvais garçon mais plutôt qu'il a des problèmes psychologiques», a-t-il mentionné au tribunal dans le cadre des plaidoiries. 
Avant de prononcer la sentence, la juge a demandé à Pierre-Olivier Rondeau s'il avait quelque chose à dire. Il a alors mentionné qu'il tenait à s'excuser auprès de la victime, de ses parents, de son entourage et de l'école. «Je regrette énormément», a-t-il déclaré. 
Ainsi, à compter du 21 janvier, il devra purger 90 jours de prison durant les fins de semaine et ce, pour lui permettre de conserver son emploi. Dans le cadre de sa probation de deux ans avec suivi, il lui sera interdit de communiquer avec la victime et de se rendre au Collège Marie-de-l'Incarnation.
Il ne pourra pas non plus se trouver en présence de mineurs sauf avec un adulte responsable. Il devra suivre les directives de son agent de probation quant à toute thérapie jugée nécessaire. Il ne pourra pas non plus occuper un emploi avec des jeunes de moins de 16 ans. Enfin, il sera inscrit au Registre des délinquants sexuels pendant dix ans.