Le complot ourdi par les deux suspects a été déjoué à temps. Les deux suspects ont été arrêtés tout juste avant de passer à l'action.

48 mois de prison pour Kevin Leblanc

Kevin Leblanc reçoit une peine d'emprisonnement de 48 mois pour avoir été le complice de Guillaume Picotte dans le complot pour meurtres des ex-beaux-parents de ce dernier.
Leblanc avait plaidé coupable en février à des accusations de complot en vue d'enlever l'ex-petite amie de Picotte, de complot pour tuer les parents de l'adolescente, de complot pour s'introduire par effraction dans sa résidence et de complot pour commettre un vol qualifié. Il a admis sa culpabilité de tentative d'introduction par effraction dans la résidence de l'adolescente et de possession d'une arme blanche dans un dessein dangereux.
En mars 2016, les deux jeunes hommes de Saint-Paulin voulaient faire un mauvais parti à la famille de l'ex-copine de Picotte, qui n'acceptait pas d'avoir été largué par l'adolescente. Ils se dirigeaient vers la maison de cette dernière quand ils ont été interceptés par la police sur le boulevard des Chenaux à Trois-Rivières. La mère de Leblanc avait avisé les autorités, car elle avait découvert le sombre complot en consultant sur l'ordinateur de son fils le contenu de conversations entre les deux jeunes hommes.
Le juge Daniel Perreault n'a pas manqué de souligner aux parents de Leblanc, qui étaient au palais de justice de Trois-Rivières vendredi, que sans la présence d'esprit de la mère, un drame beaucoup plus grand serait arrivé.
«La société vous en est reconnaissante», a dit le juge aux parents du jeune homme, en disant souhaiter que leur fils retrouve le droit chemin.
Cette peine de 48 mois imposée par le juge Perreault est une suggestion de Me Hugo Breton, avocat de la poursuite, et de Me David Guévin, avocat de la défense. En tenant compte de la détention préventive, la peine nette à purger est de 28 mois.
Leblanc avait 17 ans lorsqu'il a été arrêté. Devant la teneur de différents rapports psychiatrique, psychologique et prédécisionnel, qui démontrent que Leblanc a des problèmes de réadaptation et de comportement, il a été assujetti à une peine pour adultes.
Les deux avocats se sont basés sur la sentence de 46 mois d'emprisonnement imposée le 15 septembre à Picotte afin de déterminer la nature de la peine pour Leblanc (en tenant compte de la détention préventive, Picotte doit purger une peine de 19 mois moins une semaine). Devant les nombreuses conclusions négatives des rapports d'évaluation, la peine est un peu plus lourde dans le cas de Leblanc, d'autant plus qu'il a été impliqué à l'Institut Pinel dans une histoire de voies de fait et dans une altercation impliquant Kaven Sirois, l'un des auteurs du triple meurtre de la rue Sicard.
«M. Leblanc avait des causes pendantes, des infractions qui se sont produites lorsqu'il était incarcéré à l'Institut Pinel. Ça explique le tout», déclare Me Guévin, en ajoutant que son client veut profiter du temps qui lui reste à faire à l'ombre pour probablement retourner aux études et travailler sur ses émotions.
«On a lu l'ensemble des rapports, on a pris compte de la suggestion commune dans la cause de M. Picotte. Il est arrivé des événements à l'Institut Pinel qui aggravait la situation, contrairement à M. Picotte», ajoute Me Breton.
Par ailleurs, les deux avocats étaient pleinement d'accord avec le commentaire du juge Perreault concernant la bonne réaction de la mère de Leblanc qui a évité le risque de se retrouver dans une situation et avec des accusations beaucoup plus graves.
Le juge Perreault interdit à Kevin Leblanc de posséder des armes à feu, des armes à autorisation restreinte, des munitions et des explosifs durant 10 ans à compter de la fin de sa période de détention. Il devra fournir un échantillon d'ADN.