18 mois de prison pour Marco Murat

TROIS-RIVIÈRES — Une peine de 18 mois de prison vient d’être imposée à Marco Murat pour avoir perpétré une invasion de domicile au cours de laquelle il a infligé de graves blessures à un homme avec une barre de fer.

Les événements étaient survenus le 10 juin 2017. À ce moment, Murat et la victime se connaissaient déjà mais un litige persistait entre eux. Lors d’une rencontre fortuite à l’île Saint-Quentin, l’animosité s’est ravivée entre eux au point où il y a eu une altercation physique. Ils ont ensuite quitté les lieux.

Toutefois, en début de soirée, Marco Murat a décidé de se rendre au domicile de l’individu pour lui faire un mauvais parti. Il était alors accompagné de son frère. Armé d’une barre de fer, il a asséné un premier coup au mollet de la victime alors qu’ils étaient tous à l’extérieur. L’homme a voulu se réfugier dans sa maison mais ses assaillants l’ont quand même pourchassé jusqu’à l’intérieur. Marco Murat a ensuite asséné un autre coup de barre de fer mais cette fois-ci sur la tête de l’individu. Ce dernier a subi une fracture de la mastoïde et une commotion cérébrale dont il garde encore aujourd’hui des séquelles. La scène s’est déroulée sous le regard d’une femme et d’une fillette qui ont toutes les deux été traumatisées par cet épisode de violence.

Marco Murat a plus tard plaidé coupable à des chefs de voies de fait armées et voies de fait causant des lésions corporelles. Et au terme d’un procès, il a été reconnu coupable du chef d’introduction par effraction toujours en lien avec le même événement.

Dans le cadre des plaidoiries sur sentence, la procureure de la Couronne, Me Martine Tessier, a réclamé une peine de 48 mois de prison en insistant sur l’élément aggravant que constitue une invasion de domicile. L’avocat de la défense, Me Louis R. Lupien, a plutôt suggéré une peine de 90 jours de prison discontinue et un dédommagement financier pour la victime.

Dans sa décision, le juge David Bouchard a fait la balance de tous les facteurs inhérents de cette affaire, tant atténuants qu’aggravants. Il a ainsi tenu compte que Marco Murat, 39 ans, un directeur des ventes chez Honda Trois-Rivières, est un actif pour la société et qu’il est père de deux enfants. Il a manifesté des regrets et le risque de récidive est considéré faible selon un rapport présentenciel.

D’un autre côté, les gestes posés constituent une riposte commise sous le coup de l’impulsivité. Il s’est non seulement introduit de force dans une résidence privée en compagnie de son frère mais il a aussi frappé à deux reprises la victime avec une barre de fer devant un enfant. Il est l’unique responsable de cet événement. Il a certes eu une enfance difficile mais il ne s’est jamais impliqué véritablement dans un suivi psychologique. Enfin, il a des antécédents judiciaires en matière de violence, et ce, c’est sans compter la nature et l’étendue des lésions corporelles.

Le tribunal l’a donc condamné, mardi, à 18 mois de prison. Marco Murat sera ensuite sous probation pendant deux ans et il lui sera interdit d’avoir des armes en sa possession et d’approcher les victimes.