Justice et faits divers

«Tout le monde aimait Mélissa»

Yamachiche — Plus les semaines passent et plus le mystère persiste pour la famille de Mélissa Blais, cette mère de famille disparue depuis le 2 novembre dernier, à Louiseville. Même si c’est l’incompréhension totale pour son frère Yves Blais, il refuse toutefois de baisser les bras et soutient qu’il poursuivra les recherches tant et aussi longtemps qu’il sera sans nouvelle de sa sœur.

La décrivant comme une femme attachante et empreinte de joie de vivre, Yves Blais et sa conjointe Sylvie René n’ont que des bons mots pour Mélissa.

«Mélissa est une personne qui est attachante, les gens qui la rencontrent l’apprécient tout de suite, car elle a une joie de vivre, donc elle n’avait pas d’ennemi. Tout le monde l’aimait. Ma belle-sœur fait partie de ma vie depuis maintenant 17 ans et on a développé une excellente relation. Elle est devenue en quelque sorte ma quatrième sœur», confie Sylvie René.

Deux jours avant la mystérieuse disparition de la mère de deux enfants de 9 et 15 ans, Yves Blais et sa famille ont passé un bon moment avec Mélissa, lors de la fête de l’Halloween. En famille, ils ont ainsi sillonné les rues du quartier dans la bonne humeur. 

«Je n’ai vu aucune détresse de sa part, elle était de bonne humeur ce soir-là. Je n’ai rien remarqué qui aurait pu laisser croire qu’elle souhaitait partir», avoue Yves Blais.

Même son de cloche du côté de sa belle-sœur qui estime que Mélissa et son conjoint vivaient une relation digne d’un conte de fées.

«Elle était très heureuse depuis qu’elle était avec François. Ce qu’il a dit concernant la chicane est la vérité. C’était d’ailleurs une première chicane pour eux, puisque leur relation était très conviviale», précise-t-elle.

Justice et faits divers

Accusations d'inceste: une famille brisée

Trois-Rivières— Pendant des années, la jeune femme qui aurait été abusée sexuellement par son demi-frère a préféré se taire et encore moins porter une plainte à la police.

«Je ne voulais pas faire une plainte pour ne pas briser ma famille et ma vie. C’est ma sœur qui m’a un peu obligée à le faire», a raconté cette jeune femme qui a maintenant 21 ans. 

Dans le cadre du procès de son présumé agresseur, dont on doit taire l’identité pour protéger celle de la jeune femme, on a en effet pu apprendre qu’elle avait finalement rencontré les policiers en décembre 2013 pour dévoiler les abus dont elle aurait été victime entre 2004 et 2012 à Trois-Rivières, Shawinigan et Saint-Alphonse-de-Rodriguez. 

Les accusations d’agressions sexuelles, d’attouchements et d’inceste qui ont découlé ont eu de lourdes conséquences pour cette famille. Encore aujourd’hui! La mère avait d’ailleurs témoigné à cet effet mercredi en disant à quel point elle avait été déchirée par le fait de devoir couper les liens avec son fils. 

Interrogée par la Couronne sur ses sentiments actuels par rapport à son demi-frère, la présumée victime est d’ailleurs restée silencieuse pendant plusieurs secondes à la barre des témoins pour finalement laisser tomber avec un sanglot dans la voix : «C’est mon frère.» 

Or, en dépit du lien affectif qui pouvait les unir, l’homme en question, qui est son aîné de 17 ans, aurait commencé à se livrer à des attouchements sexuels alors qu’elle était âgée de 7-8 ans. Il se couchait auprès d’elle dans son lit pour lui caresser les parties génitales, les seins, les fesses et le reste du corps. Elle a également parlé de cunnilingus et de masturbation. «Quand ça arrivait, je ne réagissais pas. Je me laissais faire. Pour moi, c’était comme normal», a-t-elle mentionné. 

À deux ou trois reprises, il aurait également tenté de la pénétrer. Elle se rappelle aussi qu’il se serait masturbé devant elle dans la douche et qu’il lui aurait donné un baiser avec la langue. Les événements se seraient poursuivis pendant plusieurs années. Par contre, elle est incapable de donner des détails sur les moments qui précédaient et suivaient les abus allégués. Pour elle, il s’agit de flashs. 

À l’âge de 15 ans, il serait encore une fois venu la rejoindre dans son lit pour se livrer à des attouchements. Après une quinzaine de minutes, elle se serait levée et aurait quitté la maison pour y emmener les enfants de l’homme au parc. «Il m’a alors demandé de lui dire si je n’aimais pas ça mais je n’ai jamais été capable», a-t-elle indiqué.

Pour sa part, le suspect, un professeur domicilié dans la région de Joliette, a nié en bloc les abus sexuels. «Quand j’entends ça, je suis scandalisé. Je n’ai jamais fait ça. C’est horrible. Je ne vois pas comment c’est possible. C’est même impensable. Je n’ai jamais forcé ma sœur à quoi que ce soit. Je suis quelqu’un de respectueux», a-t-il clamé. 

Il estime plutôt s’être senti comme un père pour elle. «Je l’aimais beaucoup. Nous avions une très belle relation. Elle était souvent avec moi. Elle m’avait adoptée», a-t-il ajouté. 

En fait, il soutient qu’à cette époque, il souffrait d’une carence affective et que sa jeune demi-sœur comblait son besoin d’amour par ses manifestations d’affection, ce qui expliquait leur proximité physique mais jamais sexuelle. Toujours selon lui, elle était aussi sensible que lui. «Peut-être qu’il y avait trop de caresses entre nous que j’ai laissé faire en ne mettant pas de limites. Je réalise aujourd’hui qu’elle était tombée en amour avec moi», a-t-il déclaré. 

La veille, la mère avait raconté en cour qu’elle avait parlé à son fils à deux reprises des verbalisations faites par sa fille sur des présumés abus sexuels. Selon sa version, il avait admis certaines caresses mais aucune pénétration. Il aurait même manifesté des regrets. 

Or, interrogé à ce sujet, le prévenu est demeuré nébuleux en disant ne plus se rappeler des paroles exactes. Il a plutôt reproché à sa mère sa froideur et même de ne pas l’avoir soutenu et défendu dans cette affaire. Du même coup, il a déploré la pression du grand frère qui doit être parfait. 

«J’aurais dû garder une distance avec ma sœur. Il n’y avait rien de grave, rien de sexuel mais les choses ont été saisies de travers», a-t-il précisé. 

Quant à son projet de se faire castrer dont il aurait également parlé avec sa mère, il l’a attribué au fait d’avoir passé plusieurs années de son adolescence dans une communauté religieuse fermée où il avait fait vœu de célibat. «Il y a eu comme une dichotomie. On m’a appris à séparer le corps de l’esprit pour éteindre ma sexualité. À ma sortie, j’avais 17-18 ans. J’ai peut-être dit ça dans un contexte où la sexualité était un obstacle», a-t-il mentionné. 

Le procès va se poursuivre à une date ultérieure avec les plaidoiries des avocats.

Justice et faits divers

Disparition de James Ambroise-Petiquay: «Le pire, c’est de ne pas savoir»

La Tuque — James Ambroise-Petiquay manque à l’appel depuis maintenant 40 jours. Certains membres de sa famille cherchent pratiquement jour et nuit aux alentours de la communauté atikamekw de Wemotaci. Le stress, l’anxiété et la fatigue commencent à se faire sentir et la famille a l’impression d’être moins importante aux yeux des autorités. Diane Ambroise, la sœur du disparu, est rongée par le sentiment d’impuissance. Elle est prête à pardonner, même le pire, pour retrouver son frère alors que les espoirs s’effritent avec le temps.

«C’est difficile. Le pire, c’est de ne pas savoir. J’aimerais ça lui parler une dernière fois. […] Mon père, ma mère et des amis cherchent jour et nuit. Ils font ce qu’ils peuvent avec leurs propres moyens. Ma sœur a même plongé dans la rivière tellement on veut le retrouver», a-t-elle lancé la gorge nouée et les yeux humides.

«S’il s’est passé de quoi, on est prêt à pardonner. L’important c’est de le retrouver. On veut le ramener. S’il est déjà parti, on veut qu’il soit en paix», a ajouté Diane Ambroise.

La famille de Wemotaci déplore également le fait d’être considérée «comme moins importante», et de passer au second rang pour la Sûreté du Québec alors que les efforts se multiplient pour retracer Mélissa Blais, la jeune femme de 34 ans disparue à Louiseville.

«Pour la Sûreté du Québec, il manque de preuves pour approfondir les recherches. C’est ça leur excuse. Il faut attendre qu’ils nous disent, mais attendre quoi? Les jours passent, le temps passe, il y a la neige…», dénonce Diane Ambroise.

À la Sûreté du Québec, on affirme qu’il s’agit d’un dossier de disparition et d’une enquête de la Sécurité publique de Wemotaci. Des recherches ont par ailleurs été effectuées en lien avec un mandat d’arrestation contre le jeune homme de 26 ans.

«Les recherches ont été arrêtées à Wemotaci parce que des gens l’auraient vu quelque part. Alors on le considère comme un fugitif en raison d’un mandat d’arrestation qui pèse contre lui, plus qu’un disparu», a décrié Diane Ambroise.

À la Sécurité publique de Wemotaci, on affirme que le dossier est toujours ouvert et qu’on s’affaire à recueillir et valider de l’information.

«Des recherches ont été faites. La famille s’implique. […] On fait du mieux qu’on peut avec les gens qu’on a sur le terrain. Il n’y a rien de nouveau. L’enquête se poursuit», a brièvement indiqué le directeur Dave Fontaine. 

Diane Ambroise raconte que des gens de la communauté auraient avoué avoir battu son frère en raison d’une accusation criminelle de nature sexuelle. James Ambroise-Petiquay aurait manifesté sa peur quelques jours auparavant. Il faut noter que le disparu souffre d’une déficience intellectuelle. Pour sa grande sœur, il est invraisemblable qu’il se soit enfui d’une telle façon.

«Il a dit qu’il avait peur. La dernière personne qui l’aurait vu dit qu’il s’est enfui […] Il savait où aller chercher de l’aide, il y avait toujours des gens autour de lui», a confié sa sœur.

Depuis le 15 octobre, peu d’indices ont été trouvés et le mystère reste entier autour de la disparition de James Ambroise-Petiquay. Le jeune homme aurait eu en sa possession un bâton de hockey, la famille demande aux gens d’ouvrir l’œil.

Rappelons que M. Ambroise mesure 1,82 m, pèse 91 kg, a les yeux bruns et les cheveux noirs. Lors de sa disparition, il portait des jeans bleus, un manteau blanc et gris avec un capuchon et des chaussures de couleur noir et rouge.

«Le moindre détail est important. Les gens doivent donner les informations aux policiers. Il y a certainement quelqu’un qui sait ce qui s’est réellement passé, au moins une personne. On aimerait ça qu’ils nous parlent», insiste Mme Ambroise.

Dans une petite communauté comme Wemotaci, les rumeurs s’emballent rapidement et «tout le monde a sa version des faits». La situation commence à être difficile à vivre pour les parents et les quatre frères et sœurs.

«Ça nous blesse. C’est mon frère. Les gens nous dévisagent, les gens nous pointent du doigt même», note-t-elle.

Des médiums auraient même contacté la famille pour les aider dans les recherches.

«Ils disent qu’il serait au bord de la rivière. […] Il faut des gens pour fouiller. Aidez-nous à le retrouver», martèle Diane Ambroise.

Justice et faits divers

Une jeune femme de 18 ans gravement blessée

Saint-Samuel-de-Horton — Une violente collision impliquant quatre véhicules a fait deux blessés, tôt jeudi matin, sur l’autoroute 955, à Saint-Samuel-de-Horton, au Centre-du-Québec, dont une jeune femme de 18 ans qui a été blessée plus gravement. On ne craindrait toutefois plus pour sa vie.

L’accident est survenu vers 6h30 jeudi matin, à la hauteur du kilomètre 8, alors que la jeune femme qui circulait en direction sud aurait dévié de sa trajectoire, avant de percuter la voiture qui arrivait en sens inverse. Deux autres véhicules n’ont pas été en mesure d’éviter l’impact.

Au cours de la journée mercredi, la SQ a dépêché sur les lieux un reconstitutionniste. 

Même si la collision n’a pas nécessité de fermeture complète de la route, puisque les véhicules pouvaient circuler en alternance par les accotements, l’accident a toutefois créé une congestion importance dans le secteur. Vers 13 h 30, la route a été complètement rouverte à la circulation.

La cause de l’accident demeure inconnue pour le moment. Aucune hypothèse n’est toutefois écartée, soutient la SQ.

Justice et faits divers

Steve Soucy est libéré sous conditions

Trois-Rivières (NM) — Steve Soucy, cet homme de 45 ans accusé de s’être livré à des voies de fait contre une femme le 17 novembre dernier à Champlain et de s’être introduit par effraction dans des chalets, a finalement pu reprendre sa liberté pour la durée des procédures judiciaires.

Au terme de discussions menées entre le ministère public et l’avocat de la défense, Me David Boudreau, il a en effet été libéré avec l’obligation de demeurer chez des membres de sa famille, de respecter un couvre-feu, de ne pas consommer drogue et alcool et ne pas avoir d’armes en sa possession. Il devra également prendre un rendez-vous chez Domrémy en externe et entreprendre toute thérapie jugée nécessaire. 

Il devra revenir en cour le 19 janvier pour la suite des procédures judiciaires. 

Rappelons que Soucy est cet homme qui avait fait l’objet d’une chasse à l’homme pendant tout un week-end à Champlain à la suite de voies de fait qui auraient été commises sur une femme. Dans sa cavale, il serait introduit par effraction dans deux chalets à Champlain le 19 novembre avant finalement d’être intercepté.

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Simon Ricard nommé juge

Trois-Rivières — L’avocat Simon Ricard devient juge à la Cour du Québec. Le juriste a été nommé jeudi à cette fonction par la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée.

Simon Ricard a été admis au Barreau du Québec en 1999. Il a amorcé sa carrière comme procureur aux poursuites criminelles et pénales. En 2008, il est devenu avocat associé au cabinet Lacoursière, Lebrun.

Au cours de sa carrière, il a entre autres représenté Pierre-Olivier Rondeau, ex-entraîneur de hockey à Trois-Rivières, Yves Brousseau, un ex-préposé aux bénéficiaires à Shawinigan, Jacques Plamondon, un enseignant à la retraite, Nancy Lafontaine, ex-surveillante d’une école secondaire à Trois-Rivières, Martin Gélinas, ex-vice-recteur à Trois-Rivières, et le docteur Jean-Claude Labbé.

Comme bâtonnier de la Mauricie, Simon Ricard a plaidé en faveur de la rénovation des locaux du palais de justice de La Tuque.

Le juge Ricard travaillera principalement à la chambre criminelle et pénale de Trois-Rivières.

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Opération V.I.P: une cinquantaine d’infractions

Maskinongé — La Sûreté du Québec, en collaboration avec plusieurs partenaires, dont Contrôle Routier Québec a tenu son opération de contrôle routier «Opération V.I.P.» mercredi, au km 164 de l’autoroute 40 ouest, à Maskinongé.

Le barrage routier a notamment permis de vérifier plus de 1700 véhicules de tous les types au cours de la journée, en plus de remettre 51 constats d’infraction et 37 avis de non-conformité.

Dans le cadre de la 13e opération de l’opération policière V.I.P (Visibilité, Inspection et Partenariat), l’objectif était surtout de cibler les conducteurs ou les véhicules en infraction, afin d’appliquer le Code de la sécurité routière et le Code criminel, le cas échéant.

Au terme de cette opération, la Sûreté du Québec a par ailleurs procédé à quatre saisies de véhicule et deux remisages. 

De son côté, Contrôle routier Québec a fait 54 interventions, en plus de remettre quatre constats d’infraction.

Au total, une quinzaine de policiers de la Sûreté du Québec et une quinzaine d’agents de Contrôle Routier Québec ont participé à cette vaste opération, mercredi.

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Un homme accusé d’inceste sur sa demi-sœur

TROIS-RIVIÈRES — Une autre affaire de mœurs a été dévoilée, mercredi, au palais de justice de Trois-Rivières avec le procès d’un homme accusé d’avoir abusé sexuellement de sa demi-sœur pendant huit ans.

Le suspect, dont on ne peut dévoiler l’identité pour protéger celle de la présumée victime, est présentement âgé de 38 ans. Les gestes auraient débuté en 2004 alors qu’il demeurait à Trois-Rivières. Il avait alors 24 ans. Quant à la victime alléguée, elle était âgée de 7 à 8 ans lorsque les événements auraient commencé. 

Ce sont d’ailleurs 12 chefs pour des agressions sexuelles, attouchements sexuels et inceste qui ont été portés contre lui. Les événements seraient survenus entre 2004 et 2012 à Trois-Rivières, mais aussi à Shawinigan et Saint-Alphonse-de-Rodriguez. 

Dans le cadre du procès qui s’est ouvert mercredi devant le juge David Bouchard, le procureur de la Couronne, Me Christian Trudel, a appelé à la barre des témoins la mère du suspect et de la présumée victime. Elle a raconté que vers l’âge de 7 ou 8 ans, sa fille lui aurait avoué que son demi-frère aurait mis sa main dans sa petite culotte et lui aurait touché la vulve. Sous le choc, la dame en aurait immédiatement parlé à son demi-frère. 

«Il n’a pas nié, il n’a pas dit oui; en fait, il n’a pas eu de réaction. Je lui ai dit que c’était épouvantable. Il m’a alors rappelé qu’il venait de passer cinq ans chez les frères. Il disait avoir fait une erreur et qu’il ne le ferait jamais plus», a-t-elle relaté. 

Or, l’enfant serait revenue à la charge plus tard en se plaignant à nouveau auprès de sa mère d’attouchements sexuels. «Je lui ai alors demandé ce qu’il lui avait fait et elle m’a répondu: tout», a-t-elle indiqué à la cour. 

Dès lors, elle aurait eu plusieurs discussions avec son fils sur la pédophilie et les dommages qu’elle cause chez les enfants. «Il m’a dit qu’il avait une sexualité très forte, mais aussi qu’il avait des regrets et qu’il voulait se faire castrer. Il m’a parlé de caresses, mais a nié l’avoir pénétrée», a-t-elle ajouté. 

Cette affaire a évidemment causé une crise importante au sein de la famille de sorte qu’elle a coupé les liens avec son fils en 2014. «Encore aujourd’hui, je suis vraiment déchirée par cette situation», a-t-elle laissé tomber avec un grand soupir. 

Lors du contre-interrogatoire mené par l’avocat de la défense, Me Jean Dury, elle a cependant précisé que le suspect était peu souvent à la maison familiale. À partir de novembre 2006, il venait avec sa conjointe ou ses enfants.  Elle a aussi avoué que le prévenu et sa demi-sœur étaient très proches l’un de l’autre sans pour autant y avoir vu des gestes à connotation sexuelle. Elle le considérait au départ comme le grand frère qui protège sa petite sœur. 

L’ancienne conjointe du suspect a elle aussi témoigné. Cette dernière a constaté que celui-ci avait un comportement pour le moins particulier avec sa demi-sœur pendant trois mois à l’hiver 2006-2007. Selon elle, ils se tenaient les mains croisées comme des amoureux et se touchaient les cuisses lorsqu’ils étaient assis l’un à côté de l’autre. Elle a aussi déploré le fait qu’il allait la border. Elle en a parlé à la jeune fille et à son conjoint et les gestes auraient ensuite cessé. 

Le procès va se poursuivre jeudi matin.

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Liberté conditionnelle refusée à Mario Chayer

TROIS-RIVIÈRES — Mario Chayer, cet individu de Louiseville qui avait été condamné à une peine de 16 ans de prison pour de multiples crimes dont certains très sadiques, a échoué dans sa nouvelle tentative d’obtenir sa libération conditionnelle.

Incarcéré depuis 2006, Chayer serait normalement admissible à une libération d’office puisqu’il a purgé les deux tiers de sa peine. Or, en juillet dernier, la Commission des libérations conditionnelles du Canada avait refusé de lui accorder ce privilège. Son équipe de gestion de cas considérait en effet que le quinquagénaire représentait toujours un risque inacceptable pour la société et que par conséquent, il devait demeurer en détention jusqu’à la fin de sa sentence en 2022. 

Or, Chayer a porté sa cause en appel en septembre 2017 en invoquant des informations erronées et incomplètes dans l’étude de son dossier. La section d’appel de la Commission est finalement parvenue à la même conclusion: le risque de récidive demeure élevé, d’autant plus qu’il nie toujours avoir une problématique sexuelle et qu’il n’existe aucun programme susceptible de protéger la société à ce moment-ci de sa sentence. 

De 1979 à 2004, il a commis plusieurs crimes tous plus odieux les uns que les autres auprès de neuf victimes. Il a entre autres planifié de torturer et assassiner son ex-conjointe en plus de brûler vivants ses beaux-parents. Il a fait vivre un enfer à des femmes, des jeunes filles et des adolescentes en les agressant sexuellement. Il a battu violemment une jeune fille pour s’exciter sexuellement. Il a obligé une mère et sa fille à le satisfaire sexuellement. Une petite fille de 10 ans s’est fait torturer l’extrémité des seins alors que Chayer prenait plaisir à les pincer fermement avec ses ongles. Dans un autre cas, il a brûlé les mamelons des seins de la victime avec l’ampoule chaude d’une lampe.

Il a battu un jeune garçon, l’a ensuite poursuivi en véhicule tout-terrain dans un champ jusqu’à épuisement pour ensuite lui rouler sur le corps. Une autre fois, Chayer a forcé un garçon à garder la main sous un robinet d’eau bouillante. 

Considéré comme un véritable chef de clan, Chayer a même tenté de s’évader de prison avec l’aide de complices. En 2006, il avait en effet prétexté un malaise afin d’être conduit dans une polyclinique de Trois-Rivières. Pour faire diversion, ses deux filles avaient mis le feu au magasin Wal-Mart de Trois-Rivières Ouest, causant d’importants dommages. 

Justice et faits divers

Arrêtée pour conduite avec les facultés affaiblies par la drogue

Une dame d’une quarantaine d’années a été arrêtée, mercredi matin sur la route 138 à Maskinongé, pour conduite avec les facultés affaiblies par la drogue.

C’est un citoyen qui, vers 9 h mercredi matin, a contacté les policiers concernant un véhicule qui louvoyait sur la route. Les policiers de la Sûreté du Québec ont été en mesure de repérer le véhicule et de l’intercepter. La conductrice a été conduite dans un poste où un agent évaluateur en reconnaissance de drogues a procédé à ses tests.

La conductrice a été libérée sous sommation. Elle sera ultérieurement accusée de conduite avec les facultés affaiblies par la drogue.