Le cheval mort dans un rodéo à Saint-Tite avait une prédisposition morphologique.

Julie Boulet défend le Festival western

En raison de ses origines, la ministre du Tourisme, Julie Boulet, se dit «très sensible à la situation» vécue actuellement par le Festival western de Saint-Tite avec cette histoire de rodéo contesté à Montréal.
On sait que cette pratique est actuellement attaquée en justice par une demande d'injonction visant à interdire la tenue du rodéo urbain dans la métropole. Le jugement qui sera rendu dans cette affaire pourrait faire jurisprudence en ce qui concerne les activités de rodéo au Québec et la cause est activement suivie par toute l'organisation du Festival western de Saint-Tite.
«Il faut être solidaire. C'est un événement qui a toujours été organisé de façon très rigoureuse, en respect des lois, des règles qui existent au ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec. Il y a toujours des vétérinaires qui sont sur place à chaque rodéo. Cet événement a toujours agi de façon très responsable à l'égard des bêtes et des cow-boys qui sont des humains qui, en mon sens, prennent un risque encore plus important que l'animal de rodéo», a-t-elle confié en marge d'une conférence de presse à saveur touristique. 
Celle-ci a repris les propos de son collègue Laurent Lessard à l'effet que les rodéos du Festival sont encadrés.
«Il y a des inspecteurs, des enquêteurs, tout se fait selon les règles. Maintenant, on verra pour la suite des choses, toutes les lois du Québec peuvent être contestées, on verra ce que donnera l'injonction», a ajouté la député de Laviolette.
«Pour ce qui est de l'évaluation qu'on fait de cet événement, il est conforme et il respecte les règles qui sont en vigueur au ministère de l'Agriculture. Ça me tient particulièrement à coeur, c'est un moteur économique exceptionnel pour la région, on parle de plus de 50 à 60 millions de dollars en retombées économiques, c'est l'événement majeur en Mauricie, c'est celui qui a le plus de portée, le plus grand achalandage», poursuit Mme Boulet.
Respectant la «démarche qui est devant la loi», cette dernière est d'avis que «ça a toujours été fait de façon très consciencieuse, avec des professionnels qui sont sur les lieux à chaque événement». «Il ne faut pas mêler les choses. L'objectif de la loi, l'intention du législateur, était d'abord et avant tout d'interdire les usines à chiot. Il faut toujours se rappeler de ça», conclut la ministre.