Joyce Echaquan: le Syndicat des professeurs du Cégep de Trois-Rivières presse le gouvernement d’agir

Audrey Tremblay
Audrey Tremblay
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — Le Syndicat des professeurs du Cégep de Trois-Rivières a exprimé sa solidarité avec la communauté atikamekw et la famille de Joyce Echaquan, qui est décédée dans des circonstances troublantes et dégradantes la semaine dernière. Le syndicat estime qu’il est maintenant le temps d’agir pour corriger la situation.

«Nous interpellons directement le gouvernement d’intervenir rapidement afin d’offrir une réponse concrète à ce problème, notamment en offrant une suite aux 142 appels à l’action que nous retrouvons dans le rapport de la Commission d’enquête», a indiqué par voie de communiqué le président du syndicat, Jean Fournier.

Réuni en assemblée générale vendredi dernier, le Syndicat a adopté à l’unanimité une position devant mener «la société québécoise à se donner collectivement l’assurance que ce genre de situation ne se reproduira jamais plus».

L’organisation syndicale soutient qu’il existe un racisme systémique à l’endroit des communautés autochtones du Québec et qu’il en va de notre responsabilité sociale d’améliorer le sort des communautés autochtones au Québec.

Le Syndicat des professeures et professeurs du Cégep de Trois-Rivières tenait à exprimer sa solidarité envers toutes les communautés autochtones en joignant sa voix au mouvement dénonçant le racisme systémique dont sont victimes les autochtones.

«Nous visons un projet collectif qui ne laisse pas de place au mépris, aux traitements inappropriés ou, encore, à la non-adaptation à une réalité différente. Nous devons, dans l’ensemble des services publics offerts, notamment dans nos maisons publiques d’enseignement supérieur, déployer les adaptations nécessaires afin de permettre l’inclusion de celles et ceux qui, provenant des communautés autochtones, voudront recevoir des services publics, quels qu’ils soient», a poursuivi M. Fournier.

Ce dernier a conclu en précisant qu’un plan d’action adéquat, soutenu financièrement et porté par l’ensemble des ministères et des organisations étatiques, doit être déployé instamment.

Le syndicat estime que dans cette foulée, les communautés autochtones et leurs leaders doivent être impliqués activement dans l’ensemble du processus.