Des représentants du syndicat du soutien scolaire Chemin-du-Roy (CSN) ont manifesté devant le bureau de Sonia LBbel à Trois-Rivières.
Des représentants du syndicat du soutien scolaire Chemin-du-Roy (CSN) ont manifesté devant le bureau de Sonia LBbel à Trois-Rivières.

Journées pédagogiques supplémentaires: «Un gros manque de reconnaissance»

Audrey Tremblay
Audrey Tremblay
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — Le mécontentement devant l’imposition de trois journées pédagogiques supplémentaires continue de se faire sentir en Mauricie et au Centre-du-Québec. Des manifestations ont eu lieu, jeudi, devant le bureau de Sonia LeBel à Trois-Rivières et devant le bureau de Sébastien Schneeberger, député de Drummond–Bois-Francs.

Tout comme leurs collègues qui se sont fait entendre récemment du côté de Shawinigan, de Saint-Tite et de Bécancour, les travailleurs soutiennent que l’ajout de ces journées viendra surcharger et complexifier le travail de l’ensemble du personnel, déjà à bout de souffle, qui voit au bon fonctionnement des services de garde.

«On trouve que c’est un gros manque de reconnaissance pour le travail du personnel de soutien qui est là depuis le début (de la crise). Une journée pédagogique ça se prépare, c’est de la planification et ce sont de grosses journées. Là, en plus, on doit composer avec les bulles parce qu’on est en zone rouge», affirme Caroline Bellot, présidente du syndicat du soutien scolaire Chemin-du-Roy (CSN).

«C’est tout un casse-tête», avoue-t-elle.

La fatigue et le manque de personnel se font également sentir selon Caroline Bellot. Elle témoigne également que les ratios sont souvent dépassés.


« Une journée pédagogique ça se prépare, c’est de la planification et ce sont de grosses journées. Là, en plus, on doit composer avec les bulles parce qu’on est en zone rouge »
Caroline Bellot, présidente du syndicat du soutien scolaire Chemin-du-Roy

La première journée pédagogique ajoutée doit avoir lieu le 27 novembre du côté du Centre de services scolaire du Chemin-du-Roy

«On n’était pas d’accord évidemment, tout le monde est fatigué, les éducateurs, les techniciens, les gens du centre administratif aussi», note Mme Bellot.

Des représentants du syndicat des travailleuses et des travailleurs de la commission scolaire Des Chênes se sont fait entendre devant le bureau de Sébastien Schneeberger, député de Drummond–Bois-Francs.

Elle soutient par ailleurs qu’il y a une bonne entente avec le Centre de services et qu’il y avait une «belle ouverture de leur part» afin de trouver des solutions pour essayer de pallier ces trois journées pédagogiques.

Du côté de Drummondville, les employés des services de garde en milieu scolaire ont déploré aussi «l’attitude méprisante du gouvernement» et le manque de reconnaissance face à leurs responsabilités au sein des écoles.

«Le personnel de soutien est au front depuis le début de la crise et a toujours fait son travail de façon exemplaire. Pour nous l’ajout de ces trois journées, et ce, sans aucune consultation au préalable est un manque total de respect», affirme Debra-Ann Bailey, présidente du syndicat des travailleuses et travailleurs de la Commission scolaire des Chênes (CSN).

Rappelons que le gouvernement du Québec a modifié récemment le calendrier scolaire afin d’ajouter trois journées pédagogiques qui donneront aux enseignants du primaire et du secondaire du temps de formation et de planification.