De gauche à droite, Sylvie Tardif, coordonnatrice de COMSEP et conférencière, François Melançon, coordonnateur de l’AGÉPA Centre-du-Québec et animateur de la rencontre et Valérie Delage du Comité solidarité Trois-Rivières et conférencière.

Journée mondiale de la justice sociale: l’environnement s’ajoute aux préoccupations

Trois-Rivières — La Coalition des forces sociales Mauricie et Centre-du-Québec a présenté une déclaration commune de principes, jeudi et souligné du même coup la Journée mondiale de la justice sociale.

Cette année, la Coalition, qui regroupe une vingtaine de partenaires dans la région depuis trois ou quatre ans, inclut également le thème de la justice climatique dans la liste de ses préoccupations.

«C’est une préoccupation qui est de plus en plus portée par les mouvements étudiants, qui sont membres de notre coalition régionale. On a même participé au mouvement La Planète s’invite dans les universités, l’automne passé», souligne Joanne Blais, directrice de la Table de concertation du Mouvement des femmes de la Mauricie. «C’est une préoccupation de plus en plus importante pour le mouvement communautaire, pour le mouvement féministe que l’on rende justice à notre planète», dit-elle.

La Coalition souligne que le néolibéralisme, soit les privatisations, déréglementations et la libéralisation qui caractérisent le néolibéralisme, mène à une déresponsabilisation de l’État et à des coupes dans les services publics et les programmes sociaux.

La Coalition estime que la mise en place des politiques néolibérales depuis les années 1980, tant à Québec qu’à Ottawa, «contribue à l’accroissement des inégalités sociales et à la destruction de notre modèle de société.»

Au cours de la rencontre de jeudi, la Coalition avait invité Sylvie Tardif, de COMSEP, à présenter une conférence portant sur la justice sociale et la lutte à la pauvreté. Elle avait également invité Valérie Delage du Comité solidarité Trois-Rivières qui, de son côté, a abordé la question de la justice climatique et des luttes environnementales.

Une période de questions a suivi ces deux conférences dans le but d’élargir les pistes de réflexion et de découvrir des points de convergence.

La Coalition estime que la crise climatique actuelle ne peut se résoudre aux dépens des personnes et des groupes les plus exclus de la société et qu’il y a urgence d’agir.

La déclaration commune des mouvements communautaires, syndicaux, écologistes, étudiants et féministes se décline en sept points soit: le renforcement de sécurité sociale que forment les services publics, les programmes sociaux, l’action communautaire autonome et l’économie sociale; l’amélioration des conditions de travail ainsi qu’un revenu décent pour tous; le développement d’une économie sociale, inclusive, écologique et intelligente favorisant une meilleure redistribution de la richesse; l’égalité entre hommes et femmes et entre toutes les femmes; l’inclusion sociale des personnes marginalisées; la protection de l’environnement et des milieux de vie et finalement, les mécanismes de participation sociale qui favorisent la démocratie et la citoyenneté.