Josée de Lachevrotière s’entraîne pour devenir la femme la plus forte au Canada.
Josée de Lachevrotière s’entraîne pour devenir la femme la plus forte au Canada.

Josée de Lachevrotière s’entraîne pour devenir la femme la plus forte au Canada 

Trois-Rivières — Josée de Lachevrotière caresse un rêve depuis longtemps: participer au Arnold Sports Festival, en Ohio. Dans quelques jours seulement, ce sera bien réel. La Trifluvienne sera aux États-Unis pour un championnat mondial de «strongwoman». L’athlète sollicite l’aide de la population dans une campagne de sociofinancement GoFundMe afin de pouvoir vivre l’expérience au maximum.

____________________________

À relire aussi, la chronique d'isabelle Légaré: L’infirmière aux biceps d’acier

____________________________

«Maintenant que mon rêve est réel, que j’ai le mérite d’aller représenter le Canada au Championnat du monde, je veux en profiter sans trop me casser la tête […] La compétition coûte quand même cher, mais j’ai vraiment envie d’y aller. C’est la compétition que je veux faire depuis tellement d’années»», souligne-t-elle.

La Trifluvienne s’entraîne pour devenir rien de moins que la femme la plus forte du Canada dans sa catégorie.

Elle ne ménage pas les efforts pour atteindre cet objectif, tant sur le plan physique que mental. Certes, il y a l’entraînement, mais il y a aussi les suivis chiropratiques, de massothérapie, nutritionniste, psychologue...

«Je suis chanceuse parce que je suis très bien entourée. C’est beaucoup de préparation, des années de préparation j’oserais dire», insiste-t-elle.

Josée de Lachevrotière travaille comme enseignante à temps plein au Cégep de Shawinigan en plus de faire plusieurs remplacements comme infirmière aux soins intensifs. En plus de la soixantaine d’heures consacrées au travail, elle s’entraîne cinq à six jours par semaine.

«Ça fait des bonnes semaines bien remplies», assure la femme de 36 ans.

En octobre, l’athlète s’est rendue à Regina, en Saskatchewan, où elle a réussi à terminer dans les quatre premières et ainsi se qualifier pour aller affronter l’élite aux États-Unis.

«Tous les pays du monde sont invités. Je n’ai pas encore les chiffres, mais on devrait être une trentaine de filles dans ma catégorie de poids. On est quatre du Canada, mais il y en a de la Russie, de la Pologne, de l’Australie... vraiment, la compétition est très élevée», assure Josée de Lachevrotière.

«Habituellement, Arnold Schwarzenegger est là. C’est vraiment une très grosse compétition. Il y a plusieurs autres sports de présentés et il y a environ 20 000 personnes qui font le tour de cette compétition-là pendant le week-end», ajoute-t-elle.

La Trifluvienne va prendre le chemin de la compétition en gardant toutefois les deux pieds sur terre.

«Je ne m’attends pas à finir sur le podium, mais je ne m’attends pas à finir dans les dernières non plus. Je pense que je vais finir au milieu, mais je vais tout donner. […] Il faut y croire jusqu’au bout, mais je suis réaliste quand même».

Afin de l’aider à assumer tous les frais entourant cette compétition, Josée de Lachevrotière, sollicite l’aide du public. Elle souhaite amasser 2000 $ d’ici la compétition qui se tiendra du 5 au 8 mars à Columbus, en Ohio.

«J’ai dû travailler fort pour en arriver là et j’aimerais pouvoir en profiter comme il se doit», lance-t-elle.

Le Arnold Sports Festival, un événement multisports, accueillera en 2020 près de 22 000 athlètes dans plus de 80 sports.

On peut se rendre sur le site de la campagne de financement à l’adresse: https://www.gofundme.com/f/en-route-vers-le-arnold