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Joane Magny (nage synchronisée) et Laurier Guay (athlétisme) ont fait connaissance lors d’une finale des Jeux du Québec, au début des années 80. Ils célébreront en 2022 leur 30e anniversaire de mariage.
Joane Magny (nage synchronisée) et Laurier Guay (athlétisme) ont fait connaissance lors d’une finale des Jeux du Québec, au début des années 80. Ils célébreront en 2022 leur 30e anniversaire de mariage.

Joane Magny et Laurier Guy: les Jeux qui rassemblent

Louis-Simon Gauthier
Louis-Simon Gauthier
Le Nouvelliste
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Champlain — Les Jeux du Québec, c’est l’occasion pour des milliers de jeunes de remplir leur sac à souvenirs. Des amitiés pour la vie se forment durant ces minis Jeux olympiques, quand ce ne sont pas des petits couples d’adolescence! Joane Magny et Laurier Guy ont fait connaissance aux Jeux de 1983 à Saint-Léonard. Ils fêteront l’an prochain leur 30e anniversaire de mariage.

Joane était secrétaire pour la mission de la Mauricie, au début des années 80, quand elle a rencontré «le beau Laurier». Lui provenait du monde de l’athlétisme – il fut l’un des premiers membres du club de course à pied Milpat en plus d’agir comme officiel lors de finales provinciales – elle de la nage synchronisée.

«J’ai eu le coup de foudre. Il n’était pas laid», rigole la dame, que tous les petits athlètes ayant défendu les couleurs de la région depuis quatre décennies connaissent.

«Je n’étais pas très subtile. Au départ, je pense que j’étais la seule à avoir de l’intérêt!»

La nage synchronisée est un sport complexe qui exige patience et technique. Dans son travail acharné pour conquérir le cœur de Laurier, ces aptitudes ont été de fidèles complices pour Joane Magny.

«On avait des affinités. Je considérais Joane comme une bonne amie. On a eu la chance de faire beaucoup de route ensemble, grâce aux Jeux du Québec», se souvient Laurier.

Ces longues escapades en revenant de Dolbeau ou Val-d’Or, par exemple, auront effectivement permis au tandem alors dans la vingtaine d’apprendre à se connaître. Le vieux Subaru Samurai de Joane a été témoin de plein d’anecdotes.

«Le sport rassemble», convient Laurier Guy. Petit à petit, il s’est rapproché de celle qui, en 1989, deviendrait sa conjointe.

Deux ans auparavant, Joane Magny avait acquis un terrain à Champlain, sur le bord du fleuve. Trente-quatre ans plus tard, la vue y est toujours aussi belle. «J’ai travaillé fort pour construire la maison, car mon père était un bon bricoleur. J’invitais parfois Laurier chez nous.»

Le brave s’est déjà tapé une sortie de 25 km de course à pied, du Cap-de-la-Madeleine jusqu’à Champlain, pour aider Joane à planter du gazon! «Je suis allée le reconduire en voiture après la journée. Ça en faisait beaucoup...»

Les efforts soutenus de Joane se seront avérés payants. Après une Saint-Valentin un peu ratée en 1988 – Laurier a reçu une boîte de chocolats par la tête – les amis sont devenus un couple. Trois ans plus tard, à l’Halloween de 1992, ils convolaient en justes noces.

Aujourd’hui retraités, ils s’impliquent toujours auprès d’organisations sportives et sont les fiers parents d’Ann-Frédérik et Ludovik.

«Le confinement, ça fait juste nous prouver qu’on est bien ensemble, que nous sommes bien tombés», propose Laurier, en se tournant vers Joane, qui répond en riant. «On ne se tape pas trop sur les nerfs!»