Des centaines de jeunes de cinq nations différentes vont s'affronter lors de Jeux autochtones interbandes.

Jeux autochtones interbandes: le coup d'envoi est donné

C'était jour de fête à Wemotaci, lundi, pour le lancement des Jeux autochtones interbandes (JAIB). Toute une brochette de dignitaires, mais surtout des centaines de jeunes étaient réunis dans la petite communauté atikamekw de la Haute-Mauricie pour la cérémonie d'ouverture de cette grande célébration du sport, des saines habitudes de vie et de la solidarité.
«On est fébrile, content, c'est un grand moment. Ça fait du bien de les voir dans les rues de Wemotaci parce que c'est pour ça qu'on a travaillé vraiment fort», a lancé Gaétane Petiquay, coordonnatrice de projets en éducation et coordonnatrice des JAIB 2017.
Les jeunes, provenant de 16 communautés différentes, ont pris d'assaut avec beaucoup d'enthousiasme l'aréna de Wemotaci pour les célébrations qui rapidement feront place aux compétitions. 
Dès mardi, les athlètes de cinq nations, âgés entre 9 et 17 ans, se disputeront les grands honneurs dans une quarantaine d'épreuves provenant d'une quinzaine de disciplines.
Les porte-paroles des JAIB, la médaillée olympique, Sylvie Bernier, et le premier chirurgien autochtone de l'histoire du Québec, Stanley Vollant, se sont adressés aux jeunes avec des messages d'espoir.
«C'est une cause qui me tient à coeur de promouvoir les saines habitudes de vie chez les autochtones», a commenté M. Vollant.
«Ça donne le goût aux plus jeunes d'être actifs et de participer aux prochains jeux dans deux ans. Ces jeux ont un impact réel sur les jeunes autochtones» a ajouté celui qui a marché 6000 km afin de partager un message d'espoir avec les communautés autochtones.
Stanley Vollant n'est pas sans rappeler que le taux de diabète, d'obésité et de maladie chronique est très élevé chez les Premières Nations. Une partie de la solution réside dans le sport.
«C'est aussi du développement d'environnement favorable, les jeunes vont pouvoir profiter des infrastructures après les jeux. Quelqu'un qui se réalise au niveau physique se réalise aussi au niveau spirituel, et mental. Le sport m'a moi-même maintenu à l'école, ça m'a empêché de prendre de la drogue, de l'alcool. C'est très positif pour l'ensemble de la communauté», a-t-il lancé.
Un avis partagé par le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard qui tenait à être présent pour le coup d'envoi des JAIB. 
«C'est important de soutenir nos jeunes et de les encourager pour qu'ils explorent leur plein potentiel.  Il y a le sport, mais l'événement est aussi important pour assurer la communication entre les nations et les communautés», a mentionné M. Picard.
Les Jeux autochtones interbandes auront d'importantes retombées pour Wemotaci, qui jusqu'au 12 juillet, comptera deux fois plus de gens qu'en temps normal dans la communauté.
«On fait la promotion de l'activité physique, c'est un signal très positif qu'on envoie à ces jeunes-là. C'est beau de les voir en aussi grand nombre. C'est aussi une vitrine extraordinaire pour la communauté et des retombées économiques. Il va y avoir de l'effervescence pendant 10 jours dans la communauté. C'est très stimulant
comme ministre du Tourisme», a lancé la députée de Laviolette, Julie Boulet. 
Constant Awashish, le grand chef du Conseil de la nation atikamekw était également tout sourire de voir toute débarquer tous ces visiteurs. Une occasion exceptionnelle de faire connaître sa nation et il n'hésite pas à affirmer que la présentation d'un tel événement «amène du positif à tout le monde».
Les dirigeants du Groupe Rémabec, qui se sont associés à l'événement, s'étaient aussi déplacés pour la grande cérémonie d'ouverture.
«C'était important pour nous de s'impliquer. Il y a un bassin de travailleurs et de travailleuses dans les communautés autochtones pour l'industrie forestière. On voulait les encourager et participer avec eux», a lancé Réjean Paré, président et chef des opérations du Groupe Rémabec.