Le maire de Trois-Rivières Jean Lamarche sollicitera un autre mandat en novembre 2021, un mandat de quatre ans cette fois.
Le maire de Trois-Rivières Jean Lamarche sollicitera un autre mandat en novembre 2021, un mandat de quatre ans cette fois.

Jean Lamarche sollicitera un autre mandat: «J’ai vécu dix ans en un an et demi»

Paule Vermot-Desroches
Paule Vermot-Desroches
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — Lorsqu’il s’est présenté à l’élection partielle à la mairie, en 2019, Jean Lamarche savait déjà qu’il retournerait en élection très rapidement. En 2021, sans surprise, il sera sur les rangs à Trois-Rivières pour défendre son bilan. «Je ne m’en suis jamais caché. En allant aux partielles, j’y allais pour six ans, pas pour deux ans. Maintenant, je veux avoir mon mandat de quatre ans pour en faire encore beaucoup plus».

Et bien que ce mandat partiel ait été plus court, il n’en aura pas été moins chargé. Depuis son élection, le 5 mai 2019, Jean Lamarche a dû gérer des inondations, d’immenses dégâts causés par des vents violents, un incendie à l’usine Somavrac, un bris majeur de canalisation ayant mené à l’un des plus gros déversements d’eaux usées des dernières années à la Ville, et évidemment une pandémie mondiale qui aura grandement affecté l’économie de sa ville. Son court mandat, fait-il remarquer, ne se traduira pas par un court bilan, lui qui a choisi d’adopter une attitude de résilience face à ces défis.

«Ça m’a aussi permis de mesurer la qualité des gens qui m’entourent à l’hôtel de ville, de voir le potentiel, où ils peuvent me permettre d’aller. J’ai vécu dix ans en un an et demi», image celui qui dit ne pas avoir compté les journées de 14 ou 15 heures de travail depuis qu’il est en poste.

Il se félicite par ailleurs d’avoir réussi à ramener une cohésion beaucoup plus grande sur le plan régional, notamment avec une plus grande collaboration entre Shawinigan et Trois-Rivières. Des projets tels que les Jeux du Canada, les demandes au gouvernement concernant l’épandage de BTI ou encore les aménagements temporaires estivaux pour aider les restaurateurs en temps de pandémie n’en sont que quelques exemples. Il entend désormais user de cette même vision pour faire du dossier de l’aéroport trifluvien un enjeu régional avec des retombées économiques régionales.

«C’est beau de dire qu’on a une vision, mais ça prend des actions concrètes», lance celui qui se félicite d’avoir posé plusieurs gestes, dont certains liés avec le Plan de développement du Bas-du-Cap. Il cite au passage les travaux de démolition de l’usine Aleris réalisés avec le ministère, mais aussi le déménagement du bureau de poste dans ce secteur et l’annonce de la construction prochaine de la Maison des aînés sur le site de l’ancien Canadian Tire.

«On disait que ça prenait une équipe dans le colisée? On va avoir une équipe dans le colisée», martèle-t-il aussi à titre d’exemple. «Le plan que j’avais pour ma ville, la vision, elle tient encore la route après 18 mois et une pandémie», ajoute-t-il.

N’empêche que le leadership de Jean Lamarche est contesté par certains, ayant mené à des tensions au sein même du conseil municipal, mais aussi à la création d’un parti politique qui dit déplorer «un vide politique» à Trois-Rivières.

«La remise en question du leadership d’un élu par des gens qui veulent sonder le terrain, ce n’est pas eux qui ont inventé ça. Ça remonte à Jules César. Moi je me présente parce que j’y crois, parce que j’ai installé des choses qui vont faire école, que ce qu’on a fait n’est que le début de ce qu’on peut faire. Si les gens veulent venir discuter de mon leadership sur la place publique, je n’aurai aucun problème à le faire. Le leadership, je l’exerce à chaque jour auprès de l’UMQ, de la communauté d’affaires, des députés. Il va falloir qu’ils soient prêts à venir en débattre, ce que moi je fais depuis deux ans», mentionne Jean Lamarche.