Le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois.

Jean-Guy Dubois soucieux de bien terminer son mandat

«Il m'apparaît simplement plus important, à ce moment-ci, de bien terminer un mandat avant d'entamer le suivant, de faire comme il faut le premier avant d'en commencer un nouveau». Voilà ce que Jean-Guy Dubois avait à dire, jeudi, après avoir déposé son bulletin de candidature en vue des élections municipales du 5 novembre prochain.
Le candidat sortant à la mairie dit bien connaître ce rôle, ayant occupé ce même poste de 1985 à 1995, et depuis 2013. Et selon lui, ce geste ne représente pas pour autant un lancement de campagne. 
«On traverse la période la plus fertile de l'année municipale et le temps me manque déjà pour tout couvrir», confie-t-il, énumérant les réunions et conférences de presse auxquelles il a assisté au cours des derniers jours. 
Celui-ci tient à faire remarquer qu'il demeure en poste jusqu'à l'assermentation du prochain conseil à la mi-novembre. «Six mois de campagne électorale, c'est trop. Je prendrai donc les trois dernières semaines d'octobre pour réaliser une campagne sobre et solide axée sur le passage vers une nouvelle étape de construction de ma ville. Ce sera une campagne de contenu», promet le premier magistrat sortant.
Même s'il se défend d'être en campagne électorale, M. Dubois a tout de même réagi aux propos de son opposante, Martine Pepin, qui remet en cause sa politique économique et critique son manque de leadership sur la rive sud.
«Je veux reprendre le leadership du développement économique de la Ville, en d'autres mots, je veux reprendre les clés de la Ville», avait-elle déclaré tout en réitérant sa volonté de redéfinir le partenariat actuel avec Innovation et Développement économique Trois-Rivières. «Et je veux rétablir les ponts avec la MRC de Bécancour et le Centre-du-Québec car les liens se sont légèrement effrités au cours des quatre dernières années. Dans mon livre à moi, il est inconcevable que la Ville de Bécancour ne soit pas plus omniprésente à la MRC et au Centre-du-Québec. La Ville de Bécancour doit assumer son rôle de leadership et malheureusement, elle ne le fait pas», avait déploré la candidate à la mairie.
Or, Jean-Guy Dubois reste convaincu que l'entente économique entre Bécancour et Trois-Rivières est «gagnante-gagnante» pour les deux parties. «On n'a rien à perdre là-dessus. C'est assez clair ce qui s'est passé. Qu'on ait pu établir ces liens-là, c'est à peu près ce dont je suis le plus fier de mon mandat»,  affirme-t-il sans détour.
Par ailleurs, en ce qui concerne le leadership de Bécancour à l'intérieur de la MRC, le maire actuel s'en remet à l'opinion du préfet Mario Lyonnais «qui va dire ce qu'on a été». «On a tenu notre place, on a été leader en masse», soutient celui qui rappelle le poids de sa Ville dans la MRC de Bécancour, soit «les deux tiers de la population et du budget».
Quant au leadership de Bécancour à l'intérieur du Centre-du-Québec, M. Dubois est d'avis que «c'est un leadership qui ne sera jamais clair à cause de l'écartèlement de cette région entre Drummondville, Victoriaville et Bécancour». «C'est un leadership qu'on assume de la meilleure façon qu'on peut le faire, même s'il n'y aura rien de parfait. Cette semaine, on est en train de présenter le premier projet dans le cadre du Fonds d'appui au rayonnement des régions (FARR). On prend tranquillement notre place dans la région 17», poursuit-il.
Le FARR est un nouveau programme du ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire. Les sommes qui y sont consacrées serviront entièrement au financement de projets de développement et porteront la marque distinctive du rayonnement régional. Pour le Centre-du-Québec, l'enveloppe budgétaire 2017-2018 s'élève à 1 533 649 $. À terme, soit pour l'année financière 2021-2022, un montant de 5 112 165 $ sera rendu disponible.
Par rapport à l'idée de son adversaire de mettre en valeur les produits locaux, sous le vocable Fait à Bécancour, M. Dubois parle d'un beau projet «qu'elle aurait toutefois eu l'occasion de mener pendant toutes ces années passées à la direction de la Chambre de commerce».
Est-il agacé par la candidature de Martine Pepin? «Ce qui se passe, c'est la démocratie. Ça me donne une pression de faire mon ménage et d'être clair autant sur le passé que sur le futur. C'est une pression qui est positive sur les gestes que je peux poser et les décisions que je peux prendre», répond M. Dubois. 
«C'est avec énergie, dignité et fierté que je continue à occuper le poste de maire. Je suis extrêmement fier du bilan du conseil actuel et me propose de présider un conseil qui voudra offrir autant et même davantage en termes de services, de fierté et de qualité de vie sur notre territoire. Pour le moment, je préfère appliquer cette leçon de mon père qui m'a grandement servi toute ma vie: bien faire et laisser braire», a-t-il conclu.