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Le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois.
Le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois.

Jean-Guy Dubois quittera la vie politique en novembre

Marc Rochette
Marc Rochette
Le Nouvelliste
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Bécancour — «Ma décision me crée un pincement. J’ai le B de Bécancour sur le coeur. Je suis né à Bécancour et je vais y mourir. Je vais m’ennuyer.»

C’est avec émotion que le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, a annoncé mercredi sa décision de quitter la vie politique cet automne après une carrière de 24 années à l’hôtel de ville, dont 17 ans comme maire, en deux épisodes.

«Il n’y a pas de bons moments pour faire une annonce comme celle-là. Ça me rappelle l’époque où il fallait que j’annonce à mes petites blondes que je les quittais. C’est un petit peu comme ça que je me sens», a-t-il affirmé en conférence de presse virtuelle.

Avouant que l’âge est à considérer, le politicien de 74 ans s’est engagé à terminer le présent mandat avec «la même ardeur et le même cœur que j’ai toujours mis au cours des 24 années vécues au sein du conseil municipal».

Élu la première fois comme conseiller municipal en 1979, il aura été maire de Bécancour de 1985 à 1995 avant d’effectuer un retour en 2013.

«La vie politique municipale m’a apporté une belle gratification et beaucoup de fierté. Je pense bien que ma réussite aura été de participer très activement à intégrer la notion de bonheur chez les citoyens de Bécancour», a-t-il indiqué.

S’il est fier, entre autres, du chantier économique qu’il avait mis sur pied après la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2, et de l’incubateur qui en a finalement découlé, le lock-out à l’Aluminerie de Bécancour et le projet de la fibre optique figurent toutefois parmi les dossiers qui lui auront compliqué la tâche, sans oublier la pandémie.

«Je ne souhaite pas que l’échéance de novembre constitue une quelconque forme de distraction au cours des prochains mois. Je ne compte pas non plus m’immiscer dans le processus démocratique de l’élection, en aucune façon», a-t-il précisé.

Le maire Dubois veut toutefois faire œuvre utile en publiant un petit guide du candidat, un abrégé de mode d’intégration et de fonctionnement pouvant faciliter la compréhension et éventuellement la décision de se porter candidat. «Et la première caractéristique d’un élu, c’est d’aimer le monde», tient à souligner celui qui se montre reconnaissant envers l’équipe municipale.

Et parmi ses «petits projets émotifs» qu’il aimerait voir prendre son envol, il y a la Bécancouriale, qui emprunte quelques similarités au réputé Chemin de Compostelle qu’il a déjà expérimenté.

Pour le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, son départ n’est pas une surprise. «Il a donné beaucoup à la Ville de Bécancour, il a donné beaucoup de fierté et cette fierté-là va rester dans la population. Quand il dit qu’il fait bon vivre à Bécancour, c’est des messages pour moi qui ont beaucoup de valeur. C’est important de développer l’appartenance dans le territoire dans lequel tu vis. Et Jean-Guy a réalisé ça», a-t-il commenté.

Celui-ci avoue aimer travailler avec lui. «Quand j’ai été élu député, ça a été le premier employé que j’ai engagé comme attaché politique en 2012», se plaît-il à souligner.

D’ici la fin de son mandat, M. Martel aimerait bien lui livrer le projet de zone d’innovation pour Bécancour.  

De son côté, la mairesse de Nicolet, Geneviève Dubois, a salué sa longue carrière municipale. «C’est un engagement exceptionnel. Il peut être fier de plusieurs réalisations qu’il a faites, on pense entre autres au Quai de Sainte-Angèle, qui est la fierté de la municipalité, le complexe équestre, son incubateur», a-t-elle fait valoir.

Même si elle ne partageait pas nécessairement la même vision que son homologue dans le dossier de la santé, la préfète de la MRC de Nicolet-Yamaska soutient que les deux travaillaient bien ensemble.

«Dans les dernières années, on avait un grand souci d’être cohérents comme municipalités voisines, on se consultait assez régulièrement quand il y avait les inondations ou quand il y a eu la pandémie au départ pour s’assurer que nos mesures se ressemblent, pour essayer qu’il y ait le moins de disparité possible entre nos municipalités. J’appréciais beaucoup ça de Jean-Guy, il avait le souci de consulter», poursuit Mme Dubois.

Se décrivant comme une grande nostalgique, cette dernière dit «trouver ça toujours triste quand quelqu’un s’en va». «Il peut partir la tête haute, il a fait de magnifiques projets pour la Ville de Bécancour», a-t-elle conclu.