Le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, dresse déjà un premier bilan plutôt critique de l'épisode des inondations.

Jean-Guy Dubois déplore la dimension «spectacle et alarmiste» des inondations

Le niveau du fleuve vient à peine de se stabiliser que le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, dresse déjà un premier bilan plutôt critique de l'épisode des inondations qui ont touché une partie de sa Ville sans jamais nécessiter pour autant des évacuations.
«La dimension spectacle a parfois dépassé la réalité et les politiciens ont joué en masse là-dessus. C'est ça que je trouve un peu plate et c'est nous autres qui subissons la pression. Je n'avais pas juste ma maison à surveiller, mais 275. À un moment donné, ça devient assez pénible. Ça ne finissait plus. Ça fait cinq semaines que ça dure et les deux dernières semaines, on a fait rien que ça», a-t-il confié au Nouvelliste.
À son avis, le pire est passé et il faut arrêter les scénarios de catastrophe. «Arrêtons d'avoir peur du loup. On annonçait 50 millimètres de pluie pour dimanche et là, c'est réduit à 15. Tout s'est classé», poursuit le premier magistrat.
Conscient que la combinaison de plusieurs facteurs aurait pu s'avérer inquiétante, M. Dubois reconnaît que la situation ne pouvait être prise à la légère. «Mais il y a un petit bout qu'on a été alarmiste», croit-il.
Par ailleurs, celui-ci considère que les informations furent trop nombreuses et en provenance de «toutes sortes de sources». «Parfois, elles ne sont pas les mêmes, ça peut changer à l'intérieur d'une demi-heure, toute sorte de monde donne toutes sortes d'informations. Tu viens que tu ne sais plus à quel saint te vouer. C'est le cas de le dire, on a été submergé d'informations», déplore-t-il.
Du même souffle, le maire de Bécancour admet que la situation était à la fois imprévisible et «très complexe». «Il y a tellement de variables qui pouvaient intervenir, l'eau, la pluie, les marées, le vent, la gestion par Hydro-Québec, le bassin hydrique des Grands Lacs, la fonte de neige, tout ça ensemble», a-t-il énuméré.
Mais, vendredi, Jean-Guy Dubois se voulait catégorique: «c'est le calme plat». 
«On va établir le plan de gestion de l'après-séisme. Lundi, on a des rencontres prévues notamment avec la Régie intermunicipale de gestion intégrée des déchets Bécancour-Nicolet-Yamaska pour préparer les interventions. On va être très proactif en ce qui concerne le suivi de tout ça. On s'enligne pour la deuxième phase. Un plan de travail va être mis sur pied pour le grand nettoyage, la grande corvée. Ça va être la prochaine étape. Même s'il en reste encore au moins 2000 à l'Atelier municipal, l'indice sacs de sable est à zéro», a-t-il fait savoir.
Selon lui, il faudra maintenant convenir d'une façon de disposer de ces «15 000 sacs de sable qui flottent partout». «Qu'est-ce qu'on peut faire? Qu'est-ce qu'on a le droit de faire? Comment on va organiser le ramassage de tout ça? Où est-ce qu'on va les enfouir? On a déjà fait une réservation de conteneurs pour bien du bagage. Possiblement samedi, on va faire une visite de toute notre rive, on a 30 kilomètres à faire pour voir l'état de la situation et pour justement monter ce plan d'intervention», a précisé le maire de Bécancour.
Chose certaine, dit-il, «il va y en avoir du déchet». 
«Il faut faire le bilan de tout ça, s'entendre sur notre façon d'opérer parce que ça va intervenir à travers les collectes de déchets domestiques, la vie va continuer la semaine prochaine. On enligne une opération importante de nettoyage qu'on va déterminer en début de semaine. À ce moment-ci, on n'est pas assez sûr encore comment tout ça va se passer, on n'ira pas chercher du stock dans l'eau, il faut attendre que l'eau baisse pour voir la vraie nature, mais on s'en doute un petit peu», renchérit-il.
Finalement, ce dernier ne parle plus d'état d'alerte, mais de vigile. «C'est sûr que lundi, c'est fini», a-t-il lancé avant de conclure «qu'une opération très bien planifiée va se faire dans les prochains jours».