Jean-François Aubin a déposé, vendredi matin, son bulletin de candidature au greffe de l’hôtel de ville de Trois-Rivières.

Jean-François Aubin officiellement candidat

Trois-Rivières — Le candidat dans la course à la mairie de Trois-Rivières, Jean-François Aubin, a été le premier à officialiser sa candidature vendredi matin, en déposant son bulletin au bureau du greffe de l’hôtel de ville de Trois-Rivières. Bien que la période officielle des mises en candidatures ne soit pas officiellement ouverte, M. Aubin tenait à faire cet exercice, lui qui a pu récolter rapidement le nombre de signatures requises pour se lancer dans la course.

«Normalement, ça prend l’appui de 200 citoyens pour déposer son bulletin. Dans mon cas, ça a tellement bien marché que je dépose 270 signatures ce matin», a-t-il lancé à la blague, en se présentant à l’hôtel de ville.

Déjà candidat à l’élection municipale à la mairie en novembre 2017, Jean-François Aubin reconnaît qu’il n’a jamais vraiment décroché de la politique municipale, lui qui a occupé pendant quatre ans le siège de conseiller municipal du district Marie-de-l’Incarnation. Toutefois, cette course à l’élection partielle se fera sur différents thèmes pour lui, avec une pensée qui a sensiblement évolué depuis la dernière campagne à la mairie. Il compte notamment faire du développement durable l’une de ses priorités.

«J’en avais parlé à la dernière élection. Mais là, il y a eu une prise de conscience de l’importance du développement durable. Je portais déjà cette valeur, mais je n’avais pas autant pris conscience de l’urgence d’agir. Il faut qu’on travaille avec les citoyens, les informer, mais commencer par montrer l’exemple. Ce sera une couleur nettement plus grande dans ce que je vais proposer», convient celui qui, dans la vie de tous les jours, est enseignant au Cégep de Trois-Rivières.

Parmi les différents rôles qu’une Ville peut jouer dans une volonté de développement durable, M. Aubin estime qu’il y a matière à agir dans le transport en commun, la rénovation des bâtiments municipaux, mais également la promotion de l’achat local, «qui est aussi une façon de faire du développement durable en 2019», mentionne-t-il.

M. Aubin rappelle d’ailleurs que les lois ont récemment changé au ministère des Affaires municipales, et que les Villes ne sont plus tenues d’aller avec le plus bas soumissionnaire conforme pour les contrats de moins de 100 000 $. Dans cette optique, s’il accède à la mairie, il entend apporter une attention particulière à l’achat des biens et services pour la Ville auprès des entrepreneurs locaux.

Comme il l’avait fait en 2017, M. Aubin entend marteler sa vision d’«Une ville pour tous», c’est à dire l’importance pour lui de tenir compte de tous les secteurs de la Ville. «Il y a des secteurs qui ont été un peu ignorés, qui demandent un peu d’amour et qui demandent qu’on investisse comme ville. C’est quand le dernier investissement important à Saint-Louis-de-France? On a aussi parlé du bas du Cap qui est un peu laissé à l’abandon», signale celui qui compte également s’attarder à l’avenir du terrain de l’ancienne usine Aleris, de même qu’au développement prévu du côté du Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap.

Le candidat estime que son expérience du milieu municipal lui servira grandement pour l’élection à venir. «On arrive en cours de mandat, la personne va devoir sauter dans un train déjà en marche. Je pense que ça prend quelqu’un qui connaît le milieu municipal. Il n’y aura pas de période de grâce, le conseil ne se mettra pas sur arrêt. Il faut que le maire soit prêt à aller de l’avant rapidement», croit-il.

Quant à l’ambiance qui règne présentement au conseil municipal, M. Aubin se dit confiant d’arriver à travailler en équipe et à promouvoir l’atteinte du consensus. «Les gens veulent voir et sentir qu’on avance ensemble. Qu’il y ait un débat, c’est sain. Mais qu’on sente qu’il y ait constamment du tiraillement, ça les dérange parce qu’on donne l’impression qu’on n’avance pas. Le conseil doit avoir la capacité de faire front commun une fois que toutes les opinions ont été exprimées et que le débat a eu lieu», ajoute-t-il.