Accueilli par près de 200 partisans, Jean-François Aubin a fait son entrée dans la salle aux côtés de sa conjointe, Cécilia Protz.

Jean-François Aubin lance sa campagne

C'est devant une salle pleine à craquer d'amis et de supporteurs que le candidat à la mairie de Trois-Rivières et conseiller sortant du district Marie-de-l'Incarnation, Jean-François Aubin, a procédé au lancement officiel de sa campagne électorale jeudi soir, au Club de golf Métabéroutin. Un lancement qui avait pris des allures de fête pour celui qui tentera de ravir le poste de maire à Yves Lévesque, le 5 novembre prochain.
L'ambiance était survoltée dans la foule de tout près de 200 personnes qui se sont dégourdies au rythme des tam-tams, qui ont écouté quelques discours de proches du candidat avant que ce dernier ne fasse son entrée dans la salle sous les cris et les sifflements. Parmi la foule, on a pu reconnaître d'anciens candidats à la mairie comme Sylvie Tardif et André Carle, mais également d'actuels conseillers municipaux qui souhaitaient lui manifester leur appui, dont Marie-Claude Camirand du district Chavigny, Pierre-Luc Fortin du district des Estacades et Sabrina Roy du district du Sanctuaire, qui deviendra le district de la Madeleine le 5 novembre prochain.
S'il se présente comme le candidat incarnant le changement, Jean-François Aubin tient un discours d'unité, d'ouverture et de transparence, des valeurs qui se sont perdues depuis plusieurs années, estime-t-il. Le candidat qui a officialisé sa candidature à la fin du mois de janvier dernier dit sentir, depuis ce temps, une vague de volonté de changement qui ne fait que prendre de plus en plus d'ampleur chaque jour. «Il faut que ça change», a-t-il martelé plusieurs fois durant la soirée.
«Grâce à vous tous et grâce à la centaine de bénévoles qui oeuvrent avec nous depuis le début, nous n'avons jamais été aussi proches de la victoire qui s'en vient le 5 novembre», a lancé M. Aubin à son auditoire.
Le candidat se dit convaincu que ce sera une élection serrée entre lui et Yves Lévesque - qui par ailleurs n'a toujours pas officialisé sa candidature, même si le fait qu'il sollicitera un cinquième mandat n'est qu'un secret de polichinelle. «Ce sera une élection très serrée où chaque vote va compter. Il va falloir travailler très fort à convaincre les gens d'aller voter. C'est un vote à la fois qu'on va gagner», a-t-il ajouté, répétant plusieurs fois dans la soirée «il faut que ça change».
Bien qu'il s'attende à une campagne «âprement disputée», M. Aubin souhaite qu'on puisse débattre des idées, des visions et des engagements des trois candidats en lice et il a réitéré sa volonté de voir le maire sortant participer à au moins un débat. «Est-ce que le maire va en faire un débat? Ou va-t-il simplement continuer de nous dire de le juger sur son bilan? De quoi avez-vous peur, M. Lévesque? C'est le temps qu'il nous dise aussi ce qu'il compte faire dans les quatre prochaines années. Tenir différents débats, c'est ça la démocratie et c'est bénéfique pour tous les citoyens», croit Jean-François Aubin.
Engagements
En plus de réitérer certains engagements déjà annoncés publiquement, comme un gel de taxes municipales en 2018 et des efforts pour faire de l'entrepreneuriat une priorité du développement économique, Jean-François Aubin a profité du lancement de sa campagne pour annoncer d'autres engagements. Souhaitant plus de transparence au conseil municipal, il veut donner accès aux journalistes aux séances de travail qui se tiennent en marge du conseil municipal, et qui se déroulent présentement à huis clos. «On ne se fera pas de cachettes, le vrai travail, il se fait lors des séances de travail. C'est là que les débats se tiennent et le public doit savoir ce qui se passe», constate-t-il, promettant du même coup la diffusion des séances du conseil municipal.
Jean-François Aubin souhaite également augmenter le budget alloué aux pistes cyclables, en plus d'innover dans le transport en commun, un sujet qui, dit-il, tient à coeur à beaucoup de gens qui sont venus le rencontrer depuis le début de sa campagne. Il martèle aussi sa volonté de développer un sentiment d'appartenance pour les gens de tous les secteurs, lui qui a adopté le slogan «Une ville pour tous». 
Le candidat souhaite également redonner plus de pouvoirs et de responsabilités aux conseillers municipaux. «C'est fini le temps où tout va se décider dans le bureau du maire», a-t-il lancé, ajoutant qu'avec les seize ans à la mairie d'Yves Lévesque, «l'usure du pouvoir se fait sentir».
Jean-François Aubin dévoilera les autres parties de son programme électoral au cours de divers points de presse qui auront lieu durant les prochaines semaines.