Pierre Moreau

Jean-Denis Girard d'accord avec les propos du ministre Moreau

Sans qualifier personne de «crétin», le ministre responsable de la région de la Mauricie et député de Trois-Rivières, Jean-Denis Girard, fait écho aux propos récemment émis par le ministre des Affaires municipales du Québec, Pierre Moreau, qui stipulait que les villes et municipalités étaient à même d'accuser le coût du nouveau pacte fiscal temporaire sans hausser le compte de taxes de leurs concitoyens.
<p>Jean-Denis Girard</p>
Les administrations publiques qui prônent le contraire, soulignait alors M. Moreau à grands traits et clouant au pilori les maires de Laval et de Longueuil, prenaient leurs contribuables pour des «crétins».
À l'aube du dépôt, cette semaine, du budget de cinq villes de la région, le ministre Girard appuie le discours répandu par son gouvernement.
Selon lui, en moyenne, le pacte fiscal demande aux municipalités un effort de 1,2 %, alors que la diminution des dépenses exigée pour les organismes parapublics tel Hydro-Québec se situe entre 2 % et 5 %. À son avis, il n'y a donc pas de quoi suer sang et eau.
«Tout le monde doit travailler ensemble, tout le monde doit mettre l'épaule à la roue. Je pense que les municipalités sont capables de revoir leurs façons de faire, d'améliorer leur processus afin d'être en mesure de participer à l'effort collectif», soutient le ministre, en rappelant que certaines municipalités ont engrangé, avec les années, des surplus budgétaires où elles peuvent piger à loisir.
C'est donc, en bout de piste, un «effort raisonnable» qui est imposé aux municipalités.
«Je crois sincèrement que 1,2 %, ce n'est pas exagéré, et que les municipalités sont en mesure de faire des efforts sans refiler la facture aux citoyens», conclut M. Girard.