Raymond Gagnon réside au bord du fleuve à Nicolet. Il fait partie des «chanceux» pour qui la crue printanière se résume à l’isolement.

Isolés, mais au sec

NICOLET — Raymond et Céline Gagnon habitent le chemin du Fleuve est, à Nicolet, depuis quelque 35 ans. Ils ont souvent vu l’eau monter, au fil des printemps. Heureusement pour eux, leur maison est surélevée, tout comme celles de leurs voisins immédiats. S’ils se retrouvent périodiquement isolés, ils n’ont jamais eu à vivre personnellement d’inondation, à proprement parler. Ils en sont quittes pour une bonne corvée de nettoyage sur le terrain quand l’eau se retire finalement.

Pour le couple de retraités, le désagrément le plus important des derniers jours se résume à ne pas avoir eu accès à la poste pendant quelques jours. «On est accoutumés et on n’est pas inquiets», déclare M. Gagnon. Celui-ci relate avoir eu à faire la navette en «loader» en 1998, alors qu’il travaillait encore et que le secteur avait vécu des inondations plus importantes que celles de cette année, selon ses souvenirs.

Si le couple s’en sort à bon compte, il compatit toutefois avec les citoyens du secteur qui n’ont pas tous la chance d’avoir les pieds au sec. Si le niveau était en baisse vendredi, un nombre important de résidences sont encore cernées par l’eau.