La marraine de la Mauricie pour le Parti libéral du Québec, Isabelle Melançon, députée de Verdun.
La marraine de la Mauricie pour le Parti libéral du Québec, Isabelle Melançon, députée de Verdun.

Isabelle Melançon entend «beaucoup de grogne en tourisme»

Marc Rochette
Marc Rochette
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — «En tourisme, j’entends beaucoup de grogne, de mécontentement. On peut faire beaucoup plus. La ministre du Tourisme me dit qu’on a des super beaux chiffres pour l’été. Je ne sais pas elle était où en mars, avril, mai et juin. Non, ça n’a pas bien été. Peut-être qu’on va avoir des bons chiffres pour quatre semaines, mais je ne pense pas qu’il y ait une foule actuellement en Gaspésie.»

Voilà comment la marraine de la Mauricie pour le Parti libéral du Québec, Isabelle Melançon, évalue l’état du secteur touristique alors qu’elle s’est arrêtée mardi à Trois-Rivières pour y rencontrer divers intervenants.

«Ils ont essayé de vendre un communiqué de presse en annonçant 750 millions de dollars pour le tourisme au Québec. Or, là-dessus, il y a seulement 8 % de cet argent qui est en aide directe, le reste, c’est des prêts. Ce n’est pas sérieux. C’est une spirale qui n’est pas très intéressante pour des gens d’affaires. Ce qu’ils attendent, c’est des mesures directes pour leur venir en aide et ces mesures-là ne sont pas là», dénonce celle pour qui le plan en tourisme «n’est pas un plan actuellement».

Selon ce membre du comité transpartisan sur l’accompagnement des victimes d’agressions sexuelles et de violence conjugale, le dossier de la condition féminine va retenir l’attention cet automne. «On devrait annoncer quelque chose au mois d’octobre, mais après ça, il va falloir faire les suivis auprès de ce gouvernement-là», a laissé entendre la députée de Verdun.

Au plan économique, elle soutient que «les gens sont hyper inquiets». «On voit que la Caisse de dépôt, ça ne va pas bien et qu’Investissement Québec, on perd beaucoup d’argent. On va faire les démonstrations qui doivent être faites», assure Mme Melançon.

Reconnue pour se porter à la défense des médias régionaux, la députée libérale plaide depuis deux ans pour «qu’on puisse taxer les GAFAM pour pouvoir redistribuer cet argent-là».

«Ça va prendre un plan pour les médias. C’est 150 millions de dollars récurrents par année avec lesquels on peut aider les médias et le monde culturel. On est en plein dans une pandémie et on s’en va dans une crise économique, on va en avoir besoin de l’argent tantôt. Il faut qu’ils arrêtent de se borner à dire: non, ce n’est pas à nous autres à le faire. Bien oui, c’est à vous autres à le faire. Oui, vous êtes au gouvernement. Ils doivent livrer», affirme-t-elle.

Celle-ci entend bien multiplier les présences en région au cours des deux prochaines années afin d’expliquer aux gens qu’après le 1er octobre 2018, «il fallait prendre un pas de recul».

«On a notre nouvelle cheffe. On a un bassin de libéraux. On veut réamorcer le dialogue. On est là. On va être très actif et même un peu hyperactif. On va travailler pour assurer qu’on soit visible, mais aussi qu’on puisse véritablement dire qu’on est là pour représenter les gens de la Mauricie avec leurs idées. Il faut qu’ils se reconnaissent dans le contrat social qu’on va proposer aux Québécois pour 2022», explique Mme Melançon.

Et comme marraine de la Mauricie, elle se dit à l’affût d’éventuelles candidatures en vue des prochaines élections provinciales. «Il y a des gens qui démontrent de l’intérêt et commencent à lever la main. On a des candidats potentiels à l’horizon», a-t-elle conclu.