D’ici un an, la première phase du Carrefour de la Saint-Maurice devrait être réalisée, à l’intersection de la route 155 et du chemin des Navigateurs.

Investissements de 38 millions $ à Shawinigan

Shawinigan— Un nouveau développement de condominiums tentera de tirer profit des attraits de la rivière Saint-Maurice, à la hauteur du carrefour giratoire de la route 155, à Shawinigan. Les promoteurs Mario Lavaute et André Laroche ont présenté leur projet jeudi matin, qui implique pour une valeur de 38 millions de dollars en habitations et en développement commercial sur une période de sept ans.

Cet investissement voisinera le Domaine du Grand Héron. Les terrains ont d’ailleurs été acquis d’Yvan Dupuis et de Jean Fournier, qui se concentrent sur un volet résidentiel d’une trentaine de propriétés dans le même secteur.

D’ici un an, la première phase du Carrefour de la Saint-Maurice devrait être réalisée, à l’intersection de la route 155 et du chemin des Navigateurs. Elle consistera en l’aménagement d’une halte routière avec une station-service équipée d’une borne de recharge pour les véhicules électriques, de douches pour les camionneurs, d’une station de vidange pour les véhicules récréatifs et d’une aire de restauration rapide.

Le maire de Shawinigan, Michel Angers, était bien fier de présenter André Laroche et Mario Lavaute, deux promoteurs qui développeront un important projet commercial et résidentiel près du carrefour giratoire de la route 155.

Des locaux seront également construits pour des commerces reliés au plein air. L’établissement d’une brasserie avec terrasse fait aussi partie des plans, dans un horizon de trois ans.

Le Carrefour de la Saint-Maurice offrira également, à plus long terme, un spa nordique avec hébergement. MM. Lavaute et Laroche recherchent des investisseurs pour s’associer à eux afin de réaliser ce volet du projet. D’autres espaces commerciaux sont également prévus.

Le plat de résistance sera connu sous l’appellation du Récif sur la Saint-Maurice, un ambitieux projet de trois tours à condos de six étages totalisant 72 unités avec la rivière comme voisin. Des stationnements souterrains sont prévus, de même qu’une piscine intérieure, une salle d’entraînement, des aires communes extérieures et une salle communautaire. Des quais seront également aménagés.

Le premier immeuble de 24 condos doit être construit à l’été 2018. Dès janvier, les visiteurs pourront se présenter à une roulotte de chantier et assister à une présentation interactive du projet. Une deuxième phase de ce développement résidentiel est prévue, avec la construction d’immeubles locatifs de style maison de ville, qui auront aussi une vue sur la rivière.

«Plusieurs personnes sont parties à l’extérieur et décident de revenir en Mauricie», observe M. Laroche. «C’est un coin de paradis! La rivière est un attrait touristique. Il faut bien la développer. Nous allons y aller étape par étape.»

Pour le moment, le promoteur estime que les unités de condos seront vendues entre 250 000 $ et 350 000 $.

Longue haleine

Ironiquement, cet ambitieux projet s’établira juste en face des Quais du Saint-Maurice, un important développement domiciliaire qui incluait une marina. Présenté à l’automne 2013, donc quelques semaines avant les élections, on n’en a plus beaucoup entendu parler depuis ce temps.

«De notre côté, tout est conforme avec le ministère de l’Environnement», assure M. Laroche. «Nous avons pris le temps de faire les choses. On ne voulait pas aller trop vite; c’est pourquoi ça fait deux ans qu’on travaille sur ce projet. Ça a pris un peu de temps pour que ce soit bien attaché.»

Ces promoteurs ont déjà réalisé le Domaine Beauvallon à Trois-Rivières, de même que le Monarque du Richelieu. 

Visiblement un peu sonné du portrait déprimant de la ville dressé par ses adversaires dans la course à la mairie lors du débat électoral de la veille, Michel Angers appréciait se retrouver dans un contexte plus positif.

«Shawinigan est sur une belle lancée», fait-il remarquer. «Nous avons annoncé un projet de 50 millions $ au centre-ville, la Maison Olivier, Chocolato et maintenant, cet investissement de 38 millions $. Ça fait toujours curieux d’entendre, lors d’un débat, qu’on est dans une ville éteinte, presque en train de mourir et que des gens de l’extérieur voient tout le potentiel qu’il y a ici.»

M. Angers pointe que la réalisation de la marina et du parc riverain, pas très loin de là, a constitué un élément déclencheur pour ces promoteurs. «Ça va attirer non seulement les plaisanciers, mais de nouvelles familles», fait-il remarquer. «Ce sera un atout incontestable.»