François-Philippe Champagne, député fédéral de Saint-Maurice-Champlain et ministre du Commerce international, Julie Boulet, ministre responsable de la région de la Mauricie, et André Noël, président de la Société de transport de Trois-Rivières.

Investissement dans les infrastructures: 4,5 millions pour la STTR

Les gouvernements du Canada et du Québec investissent 4,5 millions de dollars dans le réseau de transport de Trois-Rivières. L'achat de deux autobus hybrides ainsi que le développement d'un système de communication font partie des projets de la STTR.
En tout, ce sont 20 initiatives du réseau qui bénéficieront de cette aide financière visant l'amélioration des déplacements, la réduction de la pollution atmosphérique et le renforcement du réseau dans les collectivités. 
Au nombre de ces projets, on compte notamment l'installation de supports à vélos, un logiciel gestionnaire de carburant, des travaux d'accessibilité au réseau et l'analyse du potentiel de voies réservées et mesures préférentielles. La ministre responsable de la région de la Mauricie, Julie Boulet a souligné l'«excellent travail» de l'équipe de la STTR qui est restée à l'affût de sources de financement. «La soumission de 20 projets va permettre le maintien d'emplois et assurer la pérennité d'un service», indique-t-elle. 
Le gouvernement du Canada est celui qui a investi le plus avec un total près de 2,5 millions de dollars et le gouvernement du Québec a, quant à lui, octroyé près de deux millions de dollars. Les deux paliers de gouvernement couvrent à eux seuls 90 % de la facture totale des projets qui s'élève à 5 millions. «C'était une opportunité pour nous de n'avoir qu'à payer 10 % d'une facture pour un tel investissement. Mine de rien, 4,5 millions de dollars, c'est une bonne partie de notre budget total, lui qui s'élève à 15,5 millions de dollars», affirme André Noël, président de la Société de transport de Trois-Rivières. 
«Les multiples projets de transport en commun annoncés aujourd'hui permettront d'améliorer les temps de déplacement, de diminuer les émissions de gaz à effet de serre et d'augmenter l'expérience globale des usagers, préparant ainsi Trois-Rivières à sa croissance future. Le gouvernement du Canada investit dans des projets qui contribuent à créer des collectivités durables tout en favorisant le développement économique et la croissance de la classe moyenne», souligne François-Philippe Champagne, député fédéral de Saint-Maurice-Champlain et ministre du Commerce international.
L'investissement gouvernemental tombe à point puisque, de l'aveu même de M. Noël, la STTR en est à repenser l'entièreté de son réseau. L'organisation veut s'adapter aux changements démographiques qui affectent le territoire. À cet égard, plusieurs ont souligné l'importance de réussir à rejoindre les quartiers qui se sont développés en périphérie de la ville. «On est dans une vaste opération de réflexion et de révision de l'ensemble de l'offre. On doit s'adapter aux nouvelles façons de voyager du 21e siècle qui ne sont plus les mêmes qu'il y a 30 ans», explique M. Noël. Un nouveau plan de transport de la STTR devrait tenir compte de ces réflexions pour l'édition 2018 du plan. Le président de la Société a aussi assuré que l'opération n'allait, en aucun cas, se solder par une diminution du service, mais bien par une amélioration de son efficacité.
À son tour, le maire Yves Lévesque a profité de l'occasion pour réitérer l'importance d'un système de transport efficace. «Si on veut que les gens utilisent le transport en commun, il faut que ce soit aussi, sinon plus, rapide que de prendre la voiture. Les gens ne veulent pas perdre 30 minutes parce qu'ils prennent l'autobus», indique-t-il avant d'ajouter «c'est important d'avoir des gens qui défendent nos projets comme les membres du gouvernement ici présents. Dieu sait qu'ils ont des demandes de partout au Canada. Merci de ramener de l'argent chez nous».