Introduction par effraction à Bécancour: les deux suspectes comparaissent

TROIS-RIVIÈRES — Les deux jeunes femmes qui seraient impliquées dans une introduction par effraction commise à Bécancour dans le secteur Sainte-Gertrude ont comparu, vendredi, au palais de justice de Trois-Rivières.

Il s’agit de Maya Maher Hathaway, 19 ans et de Rosalie Martel Héon, 20 ans, tous deux domiciliées sur la rue Saint-Maurice à Trois-Rivières. Ces deux femmes sans histoire et sans antécédent judiciaire, se seraient rendues le 21 février dans une résidence unifamiliale du boulevard du parc Industriel à Sainte-Gertrude. Elles auraient notamment eu en leur possession des outils de cambriolage.

Il n’y avait personne dans la maison mais des gens se trouvant à proximité ont vu les suspectes. L’un d’eux, un homme dans la soixantaine, s’est même pointé sur place pour voir ce qui se passait. Il aurait tenté d’intervenir mais les jeunes femmes auraient résisté: l’une d’elles, Rosalie Martel Héon, aurait braqué une arme en sa direction. L’autre, Maya Maher Hathaway, aurait pour sa part commis des voies de fait contre lui en utilisant un marteau.

Les suspectes ont ensuite fui les lieux à bord d’une petite auto grise. Grâce aux descriptions fournies, des policiers de la Sûreté du Québec ont été en mesure de repérer le véhicule, qui a été intercepté au kilomètre 197 de l’autoroute 40 est à Trois-Rivières.

Elles ont toutes les deux été accusées d’introduction par effraction, de possession d’outils de cambriolage et de possession de méthamphétamines. Mme Hathaway doit pour sa part faire face à une accusation de voies de fait armées tandis que sa présumée complice doit répondre au chef d’avoir braqué une arme.

Au terme des discussions entre le procureur de la Couronne, Me Éric Boudreau, et les avocats de la défense, les deux prévenues ont été libérées mais sous conditions. Elles devront notamment se soumettre à des évaluations en lien avec une possible dépendance aux stupéfiants. Il leur sera interdit d’avoir des drogues et des armes en leur possession. Elles ne pourront pas non plus communiquer entre elles ni contacter les victimes. Enfin, pas question d’avoir des outils lorsqu’elles circulent sur les voies publiques. Elles reviendront en cour le 4 avril.