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La Sûreté du Québec a mené une enquête concernant une plainte pour intimidation déposée en février par la Municipalité de Saint-Mathieu-du-Parc.
La Sûreté du Québec a mené une enquête concernant une plainte pour intimidation déposée en février par la Municipalité de Saint-Mathieu-du-Parc.

Intimidation d’élus à Saint-Mathieu : le dossier est rendu au DPCP

Martin Lafrenière
Martin Lafrenière
Le Nouvelliste
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La plainte déposée à la Sûreté du Québec par la Municipalité de Saint-Mathieu-du-Parc pour intimidation pourrait bien donner lieu à des accusations devant la justice.

En février dernier, la Municipalité a transmis un dossier à la SQ après la publication sur Facebook d’une vidéo accusant les élus de mentir à la population concernant la volonté de Saint-Mathieu de joindre une éventuelle régie des incendies de la MRC de Maskinongé. La vidéo, prenant les allures du collectif Anonymous, posait des questions à savoir si des élus avaient eu des promesses concernant ce projet.

«On a mené une enquête. Le dossier est soumis au bureau du DPCP (directeur des poursuites criminelles et pénales)», confirme le sergent Jean-Raphaël Drolet, porte-parole de la Sûreté du Québec.

Le DPCP doit maintenant analyser le contenu du dossier soumis par la police afin de décider si des accusations seront portées. Vérification faite jeudi auprès du palais de justice de Shawinigan, il ne semble pas que des accusations ont déjà été déposées.

En entrevue au Nouvelliste en février, la mairesse Josée Magny racontait que la société ne devrait pas tolérer ce genre de publication.

«On tente d’empêcher les élus de faire leur travail. Des gestes comme ça, c’est inadmissible. Ce n’est pas la façon de faire en démocratie. Et de la façon que c’est fait, je ne pense pas qu’Anonymous est venu faire le travail à Saint-Mathieu», disait entre autres Mme Magny.

Le maire de Saint-Étienne-des-Grès et président du comité d’étude de regroupement des services de sécurité incendie dans la MRC de Maskinongé, Robert Landry, avait déclaré que le contenu de la vidéo était de la désinformation.

«La démocratie en prend un coup», avait dit M. Landry au lendemain de la sortie de Josée Magny.

Le Nouvelliste n’a pu obtenir les commentaires de Mme Magny, jeudi.