Les travaux de déploiement de fibre optique sont enclenchés dans la MRC de Maskinongé. Sur la photo: Robert Gauthier, maire de Saint-Élie-de-Caxton, Roger Michaud, maire de Maskinongé, Janyse L. Pichette, directrice générale et secrétaire-trésorière de la MRC de Maskinongé, Josée Magny, mairesse de Saint-Mathieu-du-Parc, Pierre Désaulniers, maire de Saint-Boniface, Marc H. Plante, député de Maskinongé, et Robert Lalonde, préfet de la MRC de Maskinongé, président de Maskicom et maire de Saint-Léon-le-Grand.

Internet haute vitesse: place aux travaux

LOUISEVILLE — Les citoyens de la MRC de Maskinongé qui attendent depuis plusieurs mois d’avoir accès à un service d’Internet haute vitesse peuvent se réjouir de l’annonce faite jeudi, à Louiseville: les travaux de déploiement de fibre optique sont finalement lancés.

Le projet de 12,5 millions de dollars, qui va desservir 4900 foyers dans 17 municipalités sur un territoire de 600 kilomètres, a été annoncé en grande pompe en novembre dernier, en présence du premier ministre Philippe Couillard. Les deux paliers gouvernementaux octroient chacun 5 millions de dollars d’aide financière pour la réalisation de ce projet.

D’ici deux à trois ans, 95 % de la population de la MRC de Maskinongé devrait avoir accès à Internet haute vitesse de plus de 5 mégabits. Cependant, certaines résidences pourraient être branchées dès mai 2019, selon le député de Maskinongé, Marc H. Plante.

Une bonne nouvelle pour Maskicom
Robert Lalonde, président de Maskicom, l’organisme à but non lucratif qui assurera le déploiement de la fibre optique dans le cadre de ce projet, n’a pas caché sa satisfaction lors du point de presse de jeudi, malgré les délais qui séparent l’annonce du gouvernement en novembre dernier et celle du début des travaux.

«On trouve toujours que c’est trop long», lance-t-il. «Entre novembre et aujourd’hui, il a fallu négocier avec les ingénieurs et les fonctionnaires du gouvernement.»

Depuis mai dernier, Maskicom a commencé graduellement des travaux d’ingénierie dans la MRC de Maskinongé. Or, l’organisme va dès aujourd’hui continuer ces travaux en plus de faire des demandes de permis auprès d’entités à qui appartiennent des poteaux qui doivent être utilisés pour le déploiement de fibre optique. Pour des entreprises telles que Bell, l’émission d’un permis peut prendre jusqu’à six mois.

Maskicom prévoit terminer les travaux d’ingénierie et avoir reçu tous les permis nécessaires en mars 2019. Le projet va créer 13 emplois chez Maskicom, autant du côté du service à la clientèle que de l’entretien intérieur et extérieur.

Une première au Québec
«La MRC de Maskinongé sera une des premières, sinon la première MRC du Québec à pouvoir avoir l’Internet haute vitesse sur l’ensemble de son territoire», affirme Robert Lalonde, préfet de la MRC de Maskinongé et président de Maskicom.

M. Lalonde soutient qu’environ 60 % de la population de la MRC a présentement accès à l’Internet haute vitesse.

Il faut savoir que dans le cadre du programme Québec Branché, le gouvernement du Québec a reçu pas moins de 80 demandes de différentes MRC de la province en lien avec l’Internet haute vitesse. De ces projets, celui de la MRC de Maskinongé est le premier à avoir franchi les étapes administratives qui précèdent le début des travaux.

«C’est que le projet couvrait la totalité du territoire et avait l’aval des municipalités», explique Marc H. Plante. «Qu’est-ce qui me garantit que le dernier citoyen au fond du rang à Saint-Mathieu-du-Parc va avoir accès au service? C’est l’appui des municipalités.»

Internet haute vitesse: une nécessité
«On ne peut plus s’en passer», note Robert Lalonde. «Il y a des gens qui ont des entreprises ici qui m’appellent et me disent qu’ils ne peuvent pas travailler avec l’Internet qu’ils ont.»

Selon Marc H. Plante, l’accès à Internet haute vitesse permettra ainsi à la MRC de Maskinongé d’attirer non seulement des entreprises, mais également des travailleurs dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre.