Annonce officielle de la candidature de Sonia LeBel pour la CAQ dans le comté de Champlain à la fin du mois d'avril dernier.

Internet haute vitesse, et autres priorités...

TROIS-RIVIÈRES — Ce ne sont certes pas les enjeux qui manquent dans la région de la Mauricie, et particulièrement le comté de Champlain. Mais si chaque localité a ses priorités, ses inquiétudes et ses défis, Sonia LeBel dit être étonnée de voir à quel point la question de l’accès à un service Internet haute vitesse fiable revient très souvent alimenter les discussions dans plusieurs municipalités encore mal desservies.

«Au même titre que la nationalisation de l’électricité ou le téléphone dans le passé, ce sera notre prochain grand enjeu provincial. On est rendu là, et je crois que ce sera la priorité du prochain gouvernement. On doit régler ça, puis bâtir là-dessus. Ça devient la pierre d’assise pour tout le reste et le rôle du gouvernement sera notamment de soutenir les projets locaux, car les gens en place savent de quoi ils ont besoin», croit la candidate de la CAQ, qui rappelle que l’absence d’Internet haute vitesse dans certaines municipalités devient une difficulté pour l’implantation ou le développement des entreprises, mais aussi une raison pour les familles de ne pas s’y établir, dévitalisant les municipalités et les privant de services essentiels.

Aleris
La décontamination du site d’Aleris, pour Sonia LeBel, était le bon choix à faire pour le gouvernement. «Mais ce choix est venu dix ans trop tard», lance-t-elle. Selon la candidate, il n’existait aucune bonne raison pour que Québec ne reprenne pas les rênes de ce dossier dès le départ. «On a maintenu le site au coût de 10 M$ en prenant des risques de contaminer la nappe phréatique. C’est devenu une cicatrice visuelle dans ce secteur de Cap-de-la-Madeleine qui présente un potentiel énorme. M. Auger, au lieu de fermer ses rideaux, aurait dû taper du pied plus fort», lance Mme LeBel en parlant du député libéral Pierre-Michel Auger, dont les bureaux sont voisins du site d’Aleris.

La candidate s’indigne de voir que l’annonce de la décontamination du site, qui représentera des dizaines de millions de dollars en investissement, ait été faite «à la hâte» au printemps, sans même la présence de la ministre de l’Environnement, mais que les appels d’offres tant attendus tardent encore à être lancés.

Taxes scolaires
Pour Sonia LeBel, il est actuellement inconcevable que la Mauricie, à la suite de la réforme du système de taxation scolaire, soit la plus taxée au même niveau que Saguenay. «À tout le moins, nous aurions prôné l’équité provinciale. Il n’y a actuellement aucune justification, alors qu’on constate même que pour deux régions limitrophes, dont les réalités sont vraiment semblables, ça passe parfois du simple au double», remarque la candidate qui rappelle que le programme électoral de la CAQ prône l’abolition des élections scolaires et le remplacement des commissions scolaires par des centres de services qui donneront plus de pouvoirs aux directions d’écoles, tout en continuant de coordonner des services globaux comme le transport scolaire ou les achats groupés pour réaliser des économies d’échelle.

Festival western
La tenue, en septembre, de la 51e édition du Festival western de Saint-Tite, cette municipalité qui fera aussi son entrée dans le comté de Champlain dès la prochaine élection, incite Sonia LeBel à maintenir sa position quant au bien-être animal et à l’importance de conserver les activités de rodéos, et ce, malgré le tollé soulevé par des opposants à cette pratique. «Il n’est pas question ici de troquer le bien-être animal pour l’activité économique. Ce n’est pas l’un ou l’autre. Les responsables du Festival western sont respectueux et avant-gardistes dans leurs façons de faire. Ce que je souhaite, c’est qu’on laisse le comité consultatif faire son travail et qu’on garde toujours en tête de travailler à des protocoles pour s’assurer d’opter toujours pour les meilleures pratiques. Là-dessus, l’ouverture des gens de Saint-Tite est là», mentionne Sonia LeBel, qui assure que sa position reflète celle du parti, et que dans ce dossier, la CAQ ne tiendra pas un double discours en fonction de la région où le sujet sera soulevé

Bureaucratie
Sa tournée des municipalités fait dire à Sonia LeBel qu’il est temps que le prochain gouvernement s’attaque aux problèmes de relations entre les citoyens et les ministères, notamment par la lourdeur de la bureaucratie. «Présentement, il arrive que ça coûte plus cher à une municipalité pour obtenir une subvention que la subvention qu’on va recevoir. Il faut faciliter, simplifier le processus. Le gouvernement doit être un partenaire, parce que sinon c’est contre-productif», mentionne Sonia LeBel, qui signale que cette réalité prévaut aussi pour les entrepreneurs, dont les agriculteurs.