Isabelle Bournival
Isabelle Bournival

Intéressée par un poste de conseiller à Saint-Élie-de-Caxton: «Je ne vais pas là pour régler des comptes»

Martin Lafrenière
Martin Lafrenière
Le Nouvelliste
SAINT-ÉLIE-DE-CAXTON — L’ex-directrice générale de la Municipalité de Saint-Élie-de-Caxton, Isabelle Bournival, veut devenir conseillère au sein de sa localité.

Mme Bournival désire occuper le siège numéro 3 quelques mois après avoir été remerciée à titre de secrétaire-trésorière de la Municipalité, un poste qu’elle a occupé de janvier à juillet 2020.

Questionnée à savoir si elle se présente dans un esprit revanchard, Mme Bournival répond par la négative même si elle admet que l’ambiance de travail au bureau municipal est difficile.

«J’ai eu mon avis de fin de probation par courriel, sans avis verbal ni évaluation. La raison est que j’avais parlé à un employé en dehors des heures de travail. Après mon départ, plusieurs personnes sont parties. Le climat entre employés, ça va bien. Mais je ne vais pas là pour régler des comptes. Je me présente parce que je veux que Saint-Élie revienne comme avant.

«Je me suis établie à Saint-Élie parce que c’était un village vivant. Aujourd’hui, ce n’est plus comme ça. Je veux que les commerces aillent bien, que les gens travaillent ensemble. Il y a du potentiel parmi les conseillères autour de la table», raconte celle qui a été conseillère à Saint-Boniface de 1996 à 2009.

Mme Bournival a été directrice générale de la Municipalité de Saint-Élie d’août 2013 à février 2016. Elle avait alors démissionné de sa fonction, affirmant être victime de harcèlement de la part de l’ancien maire, Réjean Audet. Elle a plus tard été acquittée d’accusations concernant les droits de propriété.

Elle avait été accusée d’avoir frauduleusement utilisé un ordinateur appartenant à la Municipalité en mars 2016 et d’avoir possédé un rapport sur les relations de travail, un document commandé par la Municipalité.

Isabelle Bournival affirme avoir été approchée par de nombreux citoyens en vue de l’élection partielle du 25 octobre. De plus, le fait qu’il ne reste qu’un an au mandat actuel l’incite à tenter sa chance.

«Je veux collaborer avec les organismes. C’était un village dynamique dans le temps de M. Audet et de M. Garant (André). J’aimerais me promener l’été et être obligée de faire la file pour une crème glacée.»