Insolite

La prison pour trafic d'armes via la bibliothèque de Stanstead, sise sur la frontière avec les États-Unis

BURLINGTON — Un homme originaire de Montréal a été condamné à 51 mois de prison, mardi, pour avoir illégalement introduit une centaine d’armes de poing au Canada.

Plusieurs des armes en question avaient été laissées dans la salle de bain de la bibliothèque Haskell, qui chevauche la frontière entre Derby Line, au Vermont, et Stanstead, au Québec.

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Alexis Vlachos a aussi admis avoir lui-même franchi la frontière canado-américaine avec d’autres armes. Cette contrebande aurait pris place entre les mois de juillet 2010 et d’avril 2011.

L’homme dans la quarantaine a pris connaissance de sa peine dans la cour de district des États-Unis de Burlington, au Vermont.

Il avait été arrêté au Canada avant d’être extradé aux États-Unis. Les 43 mois passés en détention préventive lui seront crédités.

Il devait connaître sa peine le mois dernier, mais son prononcé avait été reporté parce que les avocats et le juge ne parvenaient pas à s’entendre sur le calcul de sa sentence. Les procureurs réclamaient une peine pouvant atteindre 108 mois d’emprisonnement.

Vlachos, qui avait plaidé coupable en janvier dernier, a tenu à présenter ses excuses en cour, mardi. Il assuré que son passé criminel était bel et bien derrière lui.

Insolite

La plus haute statue de la planète érigée en Inde

BARRAGE SARDAR SAROVAR — Dans un coin reculé d’Inde, une armée d’ouvriers érige la plus haute statue de la planète, représentant un héros de l’indépendance du pays. Un emblème non dépourvu de symbolique politique — à l’instar d’une autre effigie colossale en projet.

En proie à un accès de nationalisme et de gigantisme aux mains des nationalistes hindous, l’Inde est engagée dans la construction de deux statues titanesques. La première est en cours d’achèvement dans le Gujarat (ouest), bastion du premier ministre Narendra Modi. La seconde, annoncée pour 2021, figurera un célèbre roi guerrier hindou dans la baie de Bombay.

Chacune mesurera le double de la statue de la Liberté de New York. Coût de ces chantiers: environ 800 millions d’euros (1,2 milliard $CAN).

Le taille de ces statues et le choix des personnages qu’elles représentent— tous deux emblèmes nationalistes hindous — ne sont cependant pas anodins, alors que l’Inde entre en campagne électorale en vue des élections législatives de l’année prochaine.

Le Bharatiya Janata Party (BJP), parti au pouvoir depuis 2014 à New Delhi, «s’approprie des icônes depuis quelque temps», note Sudha Pai du Indian Council of Social Science Research.

Au Gujarat, la Statue de l’Unité, en l’honneur de l’un des personnages-clés de l’indépendance, Sardar Vallabhbhai Patel, culminera bientôt à 182 mètres de haut au barrage Sardar Sarovar.

Sur ce chantier, des milliers de travailleurs s’affairent actuellement à poser le revêtement en bronze en vue de l’inauguration programmée pour le 31 octobre, date anniversaire de la naissance du premier ministre de l’Intérieur de l’Inde post-coloniale.

Aussi appelé «l’homme de fer de l’Inde», pour la façon dont il a négocié le ralliement d’États princiers à la nation fraîchement émancipée, Patel est une figure politique révérée par les nationalistes hindous.

Ceux-ci considèrent que l’Histoire l’a injustement oublié au profit de Jawaharlal Nehru, premier chef de gouvernement du pays et issu des rangs du parti du Congrès, formation actuellement dans l’opposition.

«Patel a été utilisé pour effacer l’héritage de Nehru. Le BJP veut changer la façon dont l’Histoire est perçue et montrer que la droite était tout aussi importante dans la lutte de l’Inde pour la liberté» contre le colon britannique, analyse Sudha Pai.

Aéroport Shivaji, gare Shivaji...

Les positions de Patel, socialement conservateur et économiquement favorable aux milieux d’affaires, sont assez proches de celles du BJP d’aujourd’hui, explique Ghanshyam Shah, ancien professeur à l’université Jawaharlal Nehru de New Delhi.

«Chaque Indien regrette que Sardar Patel ne soit pas devenu le premier premier ministre» d’Inde, avait déclaré M. Modi en 2013.

En mettant en avant la place de Patel dans l’histoire indienne, la droite hindoue cherche à contrecarrer le legs de Nehru et sa famille, qui ont dirigé l’Inde moderne durant plusieurs décennies.

«Modi a énormément utilisé le legs de Patel dans ses campagnes électorales. Il utilisera très vraisemblablement la Statue de l’Unité durant la campagne à venir, mais je m’inquiète de la façon dont cela influencera les électeurs», estime Ghanshyam Shah.

En 2016, le premier ministre indien a également posé à Bombay la première pierre d’un mémorial controversé du roi marathe Chhatrapati Shivaji, le montrant chargeant épée au vent sur son cheval.

Prévue pour s’élever sur un affleurement rocheux en pleine mer face à la mégapole, la structure du Shivaji devrait dépasser celle du Patel de 30 mètres — en prenant en compte les piédestaux.

Notoire pour avoir combattu l’empire musulman des Moghols au XVIIe siècle, ce chef de guerre hindou est un héros régional au Maharashtra, État dont Bombay est la capitale. L’aéroport de la ville, la principale station ferroviaire ainsi qu’un parc sont déjà baptisés d’après Shivaji, dont le nom est souvent invoqué par le personnel politique local.

Les travaux préliminaires de la statue ont débuté pour récupérer des terres à la mer. Le complexe devrait notamment accueillir un musée, un amphithéâtre, un cinéma et des activités pour touristes.

Défenseurs de l’environnement et pêcheurs locaux s’opposent au projet en raison des dégâts que le chantier pourrait causer à l’écosystème.

Mais une facture d’ores et déjà faramineuse — 36 milliards de roupies (440 millions d’euros), peut-être davantage — et une date butoir rapprochée font que nombre d’habitants de la capitale économique doutent toutefois que le Shivaji soit achevé en 2021 comme prévu.

Monde

Un concours de cuisine... de testicules

LIPOVICA — Rouleaux de printemps, ratatouille et curry très particuliers étaient au menu à un festival de cuisine en Serbie samedi, avec un ingrédient obligatoire : les testicules.

Le «Concours mondial de cuisine de testicules», dont c’était la 15e édition, attire chaque année tant des groupes de cuisiniers amateurs que des chefs patentés, dans un coin bucolique du centre de la Serbie.

Ils y installent des cuisines de fortune dans la forêt, avec des marmites pendues au-dessus de feux de bois, afin de concourir pour le premier prix.

Les testicules cuisinés, de couleur grise avec une texture de rognons, pourraient en rebuter certains, mais les participants en vantent la saveur et les prétendues propriétés aphrodisiaques.

«Il y a eu des combinaisons de saveurs vraiment intéressantes... le plat gagnant était super, vraiment fantastique», a ainsi jugé Philomena O’Brien, une Australienne membre du jury qui a départagé une vingtaine de concurrents.

Le créateur du festival, Ljubomir Erovic, est l’auteur d’un livre de recettes intitulé «Cuisiner avec des couilles».

Il affirme que manger des testicules augmente la libido des hommes, sujet de nombreuses allusions graveleuses durant la soirée.
«C’est vraiment un festival aphrodisiaque», a-t-il dit à l’AFP, avant d’annoncer la victoire d’une équipe serbe, devant des Japonais et des Français.

«C’était un vrai défi de faire de la gastronomie française avec des testicules», a déclaré Philippe, un Français qui tient un restaurant à Paris, présentant son menu en quatre plats comprenant des testicules de taureau au foie gras, et des testicules en chocolat pour dessert.

Insolite

Un gouffre s'ouvre lentement sous un village de la Nouvelle-Écosse

Un gouffre qui a déjà avalé des arbres et des tables de pique-nique dans un parc d’un village de la Nouvelle-Écosse s’étend maintenant à un stationnement voisin.

La Ville d’Oxford indique que l’affaissement de sol imprévisible était jusque-là resté relativement stable tout au long de la journée de jeudi. Mais le trou boueux a depuis affaibli le sous-sol du stationnement du club Lions à proximité, et des morceaux de bitume se glissent maintenant dans le gouffre béant.

Amy Tizzard, géologue au ministère de l’Énergie et des Mines de la Nouvelle-Écosse, explique que cette «doline» fait maintenant 37 mètres sur 30, alors qu’elle mesurait mardi 34 mètres sur 29. La spécialiste indique toutefois que la croissance du gouffre a ralenti, même si ce phénomène géologique demeure toujours imprévisible.

Une aire de jeux pour les enfants, située à proximité, a été retirée lorsqu’on a aperçu des fissures sur le trottoir.

Le phénomène a attiré de nombreux curieux depuis mardi dans cette petite localité située à une trentaine de minutes en voiture au sud du Nouveau-Brunswick. Les policiers demandent d’ailleurs aux passants de faire preuve de prudence lorsqu’ils circulent près du gouffre, situé non loin d’une statue géante de bleuet, mascotte pour cette ville qui se décrit comme la «capitale canadienne» du petit fruit.

Oxford est situé dans le nord de la Nouvelle-Écosse, à quelques dizaines de kilomètres de la frontière du Nouveau-Brunswick.

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