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Indonésie: une femme dévorée par un python géant

MAKASSAR — Le cadavre intact d'une Indonésienne a été retrouvé dans le ventre d'un python de sept mètres, capturé près de l'endroit où elle avait disparu alors qu'elle travaillait dans son potager, a annoncé samedi la police.

Le corps de Wa Tiba, âgée de 54 ans, a été retrouvé par des villageois qui s'étaient lancés la veille à sa recherche à Persiapan Lawela sur l'île de Mun, au sud-est de Sulawesi.

«Les habitants se doutaient que le serpent avait avalé la victime et l'ont tué puis transporté hors du jardin», a expliqué le chef de la police locale.

«Le ventre du serpent a été ouvert et le corps de la victime trouvé à l'intérieur», a-t-il ajouté. Selon lui, elle avait été avalé tête la première.

Les villageois ont découvert le serpent géant, le ventre gonflé, à une trentaine de mètres des sandales et de la machette de Wa Tiba. Le potager était situé au pied d'une falaise rocheuse, connue pour abriter des serpents.

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Condamnée à verser 350 000 $ à son ex pour avoir nui à sa carrière

TORONTO — Une jeune femme ayant empêché celui qui était alors son amoureux de profiter d’une occasion professionnelle exceptionnelle apparemment parce qu’elle craignait qu’il ne la quitte pour s’installer aux États-Unis a été condamnée à verser au jeune homme 350 000 $ en dommages-intérêts.

Dans une décision rendue cette semaine, un juge de la Cour supérieure de l’Ontario a réprimandé Jennifer Lee pour s’être conduite de manière «ignoble» à l’égard d’Eric Abramovitz, un musicien d’une vingtaine d’années.

Les documents déposés en cour indiquent que Mme Lee et M. Abramovitz étudiaient tous les deux à l’École de musique Schulich de l’Université McGill, à Montréal, en 2013 lorsqu’ils ont entamé une relation amoureuse. Le jeune homme s’est rapidement installé dans l’appartement de sa copine et cette dernière avait pleinement accès à son ordinateur portable, précisent les documents.

Clarinettiste de talent et lauréat de plusieurs prix, Eric Abramovitz a déposé une demande en décembre 2013 pour étudier au prestigieux conservatoire de musique Coburn à Los Angeles auprès de Yehuda Gilad, un professeur de clarinette jouissant d’une réputation internationale. M. Gilad n’accepte que deux étudiants en clarinette par année et la candidature de M. Abramovitz a été retenue après un rigoureux processus de sélection et d’audition.

En mars 2014, le conservatoire a écrit un courriel à Eric Abramovitz pour l’informer qu’il avait été accepté, une offre assortie d’une bourse d’études de deux ans. Le principal intéressé n’a toutefois jamais vu le message, selon les documents.

Jennifer Lee a en effet intercepté et supprimé le courriel avant de se faire passer pour son petit ami et de décliner l’offre. La jeune femme a poussé la chose encore plus loin en envoyant un autre courriel, supposément rédigé par Yehuda Gilad, à M. Abramovitz par le biais d’une fausse adresse électronique créée pour l’occasion afin de signifier au jeune homme qu’il n’avait pas été accepté à Coburn.

«M. Abramovitz est complètement tombé dans le panneau, a écrit le juge David Corbett. Résultat: M. Abramovitz a raté l’occasion d’étudier deux ans avec M. Gilad tout en bénéficiant d’une bourse d’études.»

Un an plus tard, alors qu’il n’était plus en relation avec Mme Lee, Eric Abramovitz a joué pour Yehuda Gilad et a commencé à se douter que quelque chose ne tournait pas rond. Lorsqu’il a finalement réalisé ce qui s’était produit, il a intenté une poursuite contre son ancienne amoureuse en août 2016, réclamant des dommages-intérêts pour fraude, atteinte à la vie privée ainsi qu’infliction intentionnelle ou par négligence de souffrances morales.

Les agissements de Jennifer Lee ont porté atteinte à sa réputation, l’ont privé d’une occasion unique et ont retardé l’avancement de sa carrière, en plus de lui faire perdre des revenus, a soutenu le jeune homme, qui vit présentement à Nashville, mais se joindra à l’Orchestre symphonique de Toronto plus tard cette année.

Mme Lee, qui habite Toronto, n’a jamais répondu à la poursuite ou présenté une défense, poussant le juge Corbett à la tenir responsable par défaut. Le magistrat a déclaré que la motivation de la jeune femme était apparemment de s’assurer que M. Abramovitz demeurerait à Montréal et poursuivrait leur relation.

En accordant 300 000 $ au plaignant en dommages-intérêts généraux de même qu’un autre 50 000 $ en dommages-intérêts punitifs et majorés, le juge Corbett a reproché à Jennifer Lee d’avoir «trahi» la confiance de son copain et d’avoir commis un acte «impensable, immoral».

Le magistrat a aussi ordonné à Mme Lee, qui n’a pas répondu aux demandes d’entrevue, de verser 25 000 $ à Eric Abramovitz pour couvrir ses frais juridiques.

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Un robot-professeur qui garde les enfants

SHANGHAI — Il parle chinois et anglais, donne des petits cours de maths, plaisante et propose des jeux: ce professeur idéal est un robot de la taille d’un enfant, présenté récemment à Shanghai et conçu pour être un «compagnon» des tout-petits solitaires.

Basé sur l’intelligence artificielle, «iPal» fait partie des robots éducatifs dévoilés cette semaine au Consumer Electronics Show (CES) à Shanghai, grand-messe de l’innovation technologique en Asie.

Haut comme un enfant de cinq ans, «iPal» se déplace sur roues motrices, est doté de bras articulés et possède sur la poitrine un large écran-tablette, tandis que ses yeux mobiles sont équipés d’une technologie de reconnaissance faciale.

«L’idée, c’est que ce robot devienne un compagnon pour les enfants», explique Tingyu Huang, cofondateur d’AvatarMind Robot Technology, une start-up née il y a quatre ans et basée à Nankin (est de la Chine).

«Quand l’enfant voit notre robot, il le perçoit d’emblée comme un ami, un autre enfant dans la famille», assure-t-il.

Et de promettre pour «iPal» des fonctionnalités bien plus développées que les enceintes connectées commercialisées par l’américain Amazon ou les géants technologiques chinois Alibaba et Baidu.

Un rien orwellien, ce robot blanc avec un liseré rose ou bleu au choix, peut notamment permettre aux parents, à distance, de parler avec leur enfant ou de le surveiller, grâce à ses capteurs qui entendent et voient tout autour de lui.

Pour de jeunes couples actifs, prendre soin de sa progéniture en bas âge peut s’avérer en Chine un insoluble défi. Certains enfants sont laissés à leurs grands-parents ou envoyés très jeunes au jardin d’enfants. Selon ses concepteurs, «iPal» peut offrir aux bambins un «compagnon» à l’écoute et familier, présent à la maison.

«Les Chinois sont très réceptifs aux nouvelles technologies. Les firmes promeuvent volontiers (en Chine) les assistants vocaux, les consommateurs sont déjà familiarisés» avec le concept, commente Hattie He, analyste du cabinet Canalys.

Danse pop

Pékin a fait de l’intelligence artificielle l’une des priorités de son ambitieux plan de développement technologique «Made in China 2025». Le premier robot humanoïde chinois, capable de tenir une conversation simple, a été dévoilé en 2017 au Consumer Electronics Show de Las Vegas (Etats-Unis).

Au CES de Shanghai, à côté des technologies 5G ou de réalité virtuelle, des véhicules autonomes et des objets connectés, on a pu voir une douzaine de robots «iPals», alignés en trois rangées et esquissant une danse au son de chansons populaires chinoises.

«Ils sont adorables! Je pensais justement que cela plairait beaucoup à ma fille de deux ans», sourit Mike Stone, un négociant australien admirant le numéro.

Mais la performance a un coût: le prix d’un robot «iPal» avoisine 9000 yuans (1800 $CAN). Un modèle de luxe proposant un écran plus grand et une batterie de plus longue durée grimpe jusqu’à 13 000 yuans (2700 $CAN).

Après les enfants, les robots chinois pourraient aussi apporter des solutions à l’épineux problème de la dépendance, dans un pays où les personnes âgées préfèrent traditionnellement rester chez elles et où les maisons de retraite sont en nombre encore insuffisant malgré le vieillissement rapide de la population.

AvatarMind s’apprête ainsi à lancer un robot capable de parler avec des seniors, de leur rappeler de prendre leurs médicaments, et même de contacter l’hôpital s’ils font une chute à leur domicile.

Pour autant, «je ne pense pas que des robots peuvent remplacer des parents ou des professeurs», tempère M. Huang. «Mais iPal constitue un outil complémentaire pour alléger leur fardeau».

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Carles Puigdemont réclame le retrait de la marque de jambons «Pig Demont»

BARCELONE - L’ex-président de la Catalogne Carles Puigdemont a réclamé aux autorités espagnoles le retrait du commerce des jambons de la marque «Pig Demont», dont le logo est un cochon à la coiffure et aux lunettes qui lui ressemblent.

Le dossier est examiné par l’administration espagnole chargée de la propriété intellectuelle, qui a suspendu pour le moment l’enregistrement de la marque dans le registre officiel le temps que le litige soit tranché, a déclaré jeudi une porte-parole de cet organisme à l’AFP.

Cette affaire remonte à décembre, quand l’entreprise basée en Andalousie (sud) a été rebaptisée «Pig Demont» par son propriétaire Alberto Gonzalez, mais elle n’a été médiatisée que cette semaine après un entretien du chef d’entreprise à la radio Cope.

Alberto Gonzalez y assurait mercredi que le nom de son entreprise venait de l’anglais «pig» (cochon) et du français «du mont», et assurait que le cochon à lunettes et aux cheveux noirs, dont l’apparence rappelle beaucoup Carles Puigdemont, n’était pas du tout inspiré par l’ex-dirigeant indépendantiste.

«Il n’a pas la propriété de cette coupe de cheveux, le logo ne reflète pas son image (...) Qu’il se retrouve dans la caricature d’un porc, c’est plus son problème que le mien», déclarait Alberto Gonzalez.

L’avocat de Carles Puigdemont, qui attend en Allemagne que la justice se prononce sur son éventuelle extradition vers l’Espagne où il est poursuivi pour rébellion, a contesté le dépôt de la marque «Pig Demont».

Me Jaume Alonso-Cuevillas a affirmé à la chaîne catalane TV3 que la marque était «offensante» et comportait une «similitude phonétique avec un nom de famille qu’il n’est pas autorisé à utiliser».

En plus des jambons, la marque commercialise également un vin pétillant baptisé «Rufian», un nom qui coïncide étrangement avec celui de Gabriel Rufian, le représentant haut en couleur d’un parti indépendantiste catalan à la chambre des députés de Madrid.

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Le premier ministre de Terre-Neuve invite Trump à la pièce «Come from Away»

SAINT-JEAN, T.-N.-L. - Le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador a invité Donald Trump au théâtre, pour assister avec lui à la comédie musicale «Come from Away», afin de «discuter des vertus de relations harmonieuses».

La comédie musicale canadienne, qui a beaucoup de succès sur Broadway, relate comment les résidants de la petite localité de Gander, à Terre-Neuve, ont accueilli plus de 7000 passagers aériens déroutés sur cet aéroport international tout de suite après les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis.

Dans une lettre au président américain, datée de mardi et relayée mercredi sur Twitter, Dwight Ball évoque les relations historiques nouées entre la province et les États-Unis, aussi bien en matière commerciale que militaire, depuis le 19e siècle.

«J’aimerais lui rafraîchir la mémoire, et rappeler à son administration à quel point ces liens d’amitié et d’affaires sont importants», a expliqué M. Ball dans une interview mercredi. «On ne parle pas ici de transaction d’affaires: il s’agit de vieilles relations avec notre plus important partenaire commercial dans le monde.»

Dans son gazouillis, le premier ministre précise que l’invitation au théâtre est «à la convenance» du président américain, dans la ville et à la date de son choix; il note aussi que les billets, «espérons-le, ne seront pas frappés de tarifs douaniers».

En entrevue à La Presse canadienne, M. Ball a indiqué qu’il n’acceptait pas que la Maison-Blanche considère le Canada comme un risque à la sécurité nationale des États-Unis, en imposant des tarifs douaniers sur l’aluminium et l’acier. Selon lui, la comédie musicale «Come from Away» constitue un symbole de la longue amitié qui lie le Canada et les États-Unis - au-delà du commerce, par ailleurs.

Après le sommet du G7 au Québec, samedi dernier, M. Trump a qualifié le premier ministre canadien, Justin Trudeau, de «faible et malhonnête» pour avoir réitéré, en conférence de presse de clôture, ses critiques face aux tarifs américains sur l’acier et l’aluminium. M. Trump avait alors déjà quitté La Malbaie, et dans l’avion, il a enjoint à ses collaborateurs de rejeter le communiqué final du G7 qu’il avait auparavant approuvé.

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Des «nano-logements» pour contrer la flambée des prix immobiliers

HONG KONG - On appelle ces cubes des «nano-logements»: à Hong Kong, la flambée des prix immobiliers pousse les jeunes qui travaillent à vivre dans des espaces toujours plus petits ou dans des colocations d’un genre nouveau, autant de solutions présentées comme le dernier cri en matière d’immobilier.

Des immeubles de studios bourrés de gadgets ultra modernes sortent de terre un peu partout dans l’ancienne colonie britannique. Les promoteurs vantent une certaine manière de vivre, une facture plus abordable, mais les prix restent astronomiques.

Adrian Law, 25 ans, travaille dans la finance. Il a déboursé plus de six millions de dollars de Hong Kong (994 000 $CAN) il y a deux ans pour un studio de 27 mètres carrés dans le quartier nouvellement bobo de Sai Ying Pun, dans l’ouest de l’île de Hong Kong.

Chaque étage du mince édifice de verre compte quatre appartements, dont des «nano-logements», comme sont désormais désignés les appartements de moins de 20 mètres carrés.

Adrian Law maximise son espace avec des meubles modulables. Son lit se rabat contre le mur pour céder la place à un bureau et la plupart de ses affaires sont chez ses parents.

Mais sa serrure, sa machine à laver, sa télévision sont activés par empreinte digitale et le jeune homme dit qu’il a tout ce dont il a besoin.

«Les promoteurs immobiliers vendent aux acheteurs le concept selon lequel ils n’ont besoin que d’un endroit pour dormir, que tout le reste peut être fait dehors», raconte-t-il à l’AFP. Il se nourrit essentiellement de plats à emporter, car sa cuisine est trop petite pour espérer pouvoir confectionner sa nourriture lui-même.

Ses parents l’ont aidé pour le dépôt initial de 30% et il paye 24 000 dollars de Hong Kong de mensualités (4000 $CAN), soit environ 40% de son salaire. Il y voit un investissement judicieux: «On ne peut que gagner en étant propriétaire. En louant, on dépense tout son argent pour rien.»

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24,5 millions$ pour un vase chinois remisé au grenier

PARIS - Oublié dans un grenier pendant plusieurs décennies, un exceptionnel vase chinois en porcelaine créé pour l’empereur Qianlong (1735-1796) a atteint 16,2 millions d’euros (24,5 millions $CAN) mardi lors d’une vente aux enchères très disputées chez Sotheby’s à Paris.

Selon la maison de ventes, il s’agit du «record absolu pour une oeuvre vendue chez Sotheby’s Paris depuis l’ouverture du marché aux maisons de vente étrangères en 2001 et le record pour une porcelaine vendue en France».

Avec une estimation de départ de 500 000/700 000 euros, les enchères ont très vite grimpé pour se concentrer sur un petit groupe d’acheteurs chinois, la plupart prenant les ordres par téléphone portable.

Ils se sont disputé le vase pendant plusieurs minutes et c’est finalement un jeune acheteur chinois, assis au premier rang et enchérissant apparemment pour lui-même, qui l’a emporté, sous les applaudissements. Il a souhaité rester anonyme.

En parfait état de conservation, le vase présente des décors polychromes dans lesquels dominent les tons roses. Il présente sur la panse un remarquable paysage peuplé de daims et de grues entourés de pins tordus et de pics couverts de brume. Sous sa base figure une «marque de règne» à six caractères.

Comme un Caravage

«Ce vase est le seul connu au monde avec de tels détails. C’est une oeuvre d’art majeure, c’est comme si on découvrait un Caravage», avait souligné Olivier Valmier, commissaire priseur spécialisé dans l’art asiatique, lors de la présentation de l’oeuvre.

Ce chef d’oeuvre a été découvert par hasard dans le grenier d’une maison de campagne familiale où il a passé plusieurs décennies avec d’autres «chinoiseries». «Ce vase, on ne l’aime pas beaucoup, et mes grands-parents ne l’aimaient pas non plus. Trop de couleurs vives», a expliqué la propriétaire. Elle a  pris contact il y a trois mois avec Sotheby’s, où l’objet est arrivé dans une boîte à chaussures.

Il  aurait été acquis en France à la fin du XIXe siècle. Dans  l’intérieur d’un brûle-parfum japonais également «conservé» dans le grenier, a été trouvée une facture remontant à l’Exposition universelle de 1867.

Seuls quatre vases dits «yancai ruyi» avec ce type de paysage idyllique avec des daims et des grues sont documentés dans la production des ateliers impériaux de Jingdezhen. En 1765, une paire est destinée aux Pavillons de Bouddha dans les appartements privés de Qianlong. En 1769, deux vases sont commandés comme cadeau d’anniversaire pour  l’empereur. Une pièce de forme et de style similaires, mais sans grues, est conservée au musée Guimet à Paris.

Bonheur et prospérité

D’un dessin très libre, le paysage représenté semble imaginaire, mais il est en réalité inspiré du Parc impérial de chasse de Mulanj, l’une des résidences d’été où se rendait l’empereur pendant les périodes de chaleur

Les animaux et les plantes représentés sont chargés de symboles: le daim est synonyme de bonheur et de prospérité; les grues, montures des immortels dans les airs, personnifient la vieillesse; le pin vert représente la vie éternelle et le lingzhi, un champignon, l’immortalité.

Les pièces impériales de la période Qianlong sont particulièrement recherchées. Un bol en porcelaine de la famille rose s’est vendu 30,4 millions de dollars en avril dernier chez Sotheby’s Hong Kong. Une gourde de la même époque a atteint 5,089 millions d’euros lors d’une vente dimanche près de Tours (centre-ouest de la France).

Un cachet impérial datant également de Qianlong avait établi un record mondial à 21 millions d’euros en décembre 2016 lors d’une vente à Paris.

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Un «proverbe chinois» d’Ivanka Trump laisse Pékin pantois

PÉKIN - Les Chinois tentaient en vain mardi de retrouver l’origine d’un «proverbe» attribué à l’empire du Milieu par Ivanka Trump, la fille du président américain, au moment où ce dernier est en sommet avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un.

«Le sceptique ne doit pas interrompre celui qui agit - proverbe chinois», a écrit lundi soir Ivanka Trump dans un «tweet», quelques heures avant la rencontre historique de Singapour entre les dirigeants des deux pays, d’aucun doutant de voir le président américain obtenir une véritable dénucléarisation de la Corée du Nord.

La référence laissait perplexes les internautes chinois qui peinaient à trouver la moindre trace du proverbe en question dans les annales.

«Notre rédacteur en chef ne trouve pas de quel proverbe il s’agit. À l’aide!» avouait le fil d’information de Sina, la société qui gère le réseau social Weibo, surnommé le «twitter chinois».

Dans des milliers de messages, les utilisateurs du site de microblogues ne parvenaient pas à se mettre d’accord sur l’origine même lointaine du proverbe. Et certains n’hésitaient pas à mettre en boîte la fille du président américain, également conseillère à la Maison-Blanche.

«Elle a trouvé ça dans un biscuit surprise chez Panda Express», ironisait un utilisateur de Weibo, en référence à ces petits gâteaux avec message offerts à la fin du repas dans une célèbre chaîne de restaurants chinois aux États-Unis.

Ivanka Trump est plutôt populaire en Chine, pour avoir notamment montré une vidéo de sa fille de six ans en train de réciter un poème en mandarin.

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Des chips aux crevettes… à partir de résidus

MATANE — Vous aimez les crevettes nordiques, aussi appelées «crevettes de Matane»? Un chercheur a créé une recette de chips à partir de résidus de crevettes qui sortent des usines de transformation gaspésiennes et qui partent pour l’enfouissement.

L’idée de faire ce genre de croustilles a germé dans la tête de Paul Resseguier, qui en a fait l’objet de son mémoire de maîtrise en gestion des ressources maritimes à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR). Le scientifique a notamment mené sa recherche avec la collaboration du centre Merinov et du créneau ACCORD du Bas-Saint-Laurent. M. Resseguier croit que ce type de produit répond aux tendances de grignotage de plus en plus en vogue chez les consommateurs.

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Un musée pour cultiver la haine des Américains

SINCHON - Un groupe de visiteurs chasse l’autre sur la «Place du serment de la vengeance», dans le Musée des atrocités de guerre américaines, au sud de Pyongyang, où, selon l’histoire officielle nord-coréenne, 35 383 personnes furent massacrées pendant la Guerre.

Qu’ils soient des écoliers, des militaires ou des ouvriers, le rituel est toujours le même devant une fresque murale au slogan programmatique: «Chassons les Américains et Réunifions la Nation!».