Le secteur Langue-de-Terre à Maskinongé est le seul qui demeure inondé dans la région.

Inondations: une remontée peu stressante

Le niveau du fleuve Saint-Laurent a remonté au cours des derniers jours, mais la saison des inondations tire vraiment à sa fin dans la région.
Le fleuve se situait à 2,74 mètres lundi en fin d'après-midi, soit une vingtaine de centimètres de plus qu'il y a quelques jours. 
«Le niveau a monté en fin de semaine à cause des marées, mentionne Bernard Létourneau, conseiller à la Sécurité civile de la région de la Mauricie et du Centre-du-Québec. Mais les choses vont bien dans l'ensemble. Les seuls endroits qui restent inondés, c'est dans le secteur Langue-de-Terre à Maskinongé. À Louiseville et à Yamachiche, c'est pas mal réglé.»
Environ 25 mm de pluie devraient s'abattre sur la région d'ici mercredi. Des orages sont notamment prévus. La situation n'inquiète pas outre mesure la Sécurité civile.
«On ne prévoit pas de hausse importante du niveau des cours d'eau. Ça va recommencer à baisser au plus tard à compter de mercredi», indique M. Létourneau.
À l'image des autres rivières de la région, la rivière Maskinongé retrouve peu à peu son allure habituelle pour cette période de l'année. C'est une bonne nouvelle pour les résidents, mais aussi pour le parc des Chutes de Sainte-Ursule qui a vécu une crue des eaux particulièrement intense. À la mi-avril, le débit de la rivière atteignait 155 mètres cubes d'eau par seconde, avec une pointe à 160, alors qu'une crue standard est de 100 à 120 mètres cubes d'eau par seconde.
«La rivière ne déborde plus de son lit depuis deux semaines, déclare Nancy Paillé, coordonnatrice du parc. Le débit est actuellement de 17,12 mètres cubes par seconde. C'est une belle chute, qui a de la puissance pour cette période, car on joue entre 9 et 12 mètres cubes seconde durant l'été.»
Le risque que de gros arbres morts pris dans la rivière viennent heurter les infrastructures du parc avait incité la direction à interdire l'accès à la passerelle et aux trottoirs du 18 au 24 avril. La bonne nouvelle est que ces arbres sont demeurés coincés sur des caps de roche en bordure de la chute.
«Toutes nos infrastructures sont correctes. Il n'y a pas eu de bris par l'eau et les arbres sont restés là!» se réjouit Mme Paillé, en précisant que ces arbres seront enlevés par précaution.
Le portrait est assez stable au rayon des glissements de terrain. Aucun nouveau glissement n'a été signalé. Les citoyens qui demeurent près du glissement survenu la semaine dernière à la paroisse de Saint-Célestin et qui a emporté une partie du rang Saint-Michel sont toujours évacués. Les réparations du système de fosse septique de la maison sont en voie d'être réalisées.
D'autre part, quelque 100 membres des Forces armées canadiennes sont toujours dans la région afin de répondre aux besoins des autorités civiles.