Selon les informations dévoilées lundi, les militaires ne participeront pas au retrait des sacs de sable autour des maisons privées.

Inondations: l’armée aidera-t-elle les citoyens pour le retrait des sacs de sable?

LOUISEVILLE — L’accueil réservé à l’annonce du maintien de l’armée canadienne au sein des municipalités inondées est à l’image du niveau des différents cours d’eau au fil des dernières semaines, soit variable d’une municipalité à l’autre.

Selon certaines informations dévoilées lundi, les militaires pourront démanteler des digues ayant protégé des infrastructures publiques comme des rues, des bâtisses abritant un système de traitement de l’eau, etc. Les militaires ne participeront pas au retrait des sacs de sable autour des propriétés privées.

Cet aspect ne plaît pas du tout à Yvon Deshaies. Le maire de Louiseville veut justement que les militaires participent au retrait des sacs de sable entourant les maisons privées pour donner un coup de main à des citoyens qui sont parfois incapables de s’occuper de cette tâche.

«L’armée va venir faire quoi? Nous, on demande que les militaires enlèvent les poches de sable. C’est eux qui ont empoché et installé. Ils ont été beaucoup de militaires à faire des digues autour des maisons. Ce que les militaires ont mis comme poches de sable, ils devraient les enlever. Le gros bon sens, c’est ça.»

Selon M. Deshaies, entre 8000 et 10 000 sacs de sable ont été distribués durant les inondations. Si Louiseville doit s’occuper de retirer tous ces sacs, le travail va s’étirer sur une longue période.

«On en aurait pour trois mois. On a eu 30 personnes de l’armée qui travaillaient 12 à 15 heures par jour. On a seulement neuf employés à la voirie. On ne peut pas envoyer les neuf employés en même temps à la même place. Si l’armée ne vient pas, il faudrait engager du monde», raconte M. Deshaies, qui compte bien contacter le député de Maskinongé pour faire part de ses requêtes.

Nicolet a eu besoin de digues pour protéger quatre rues et des postes de pompage de son réseau d’égout. Le démantèlement de ces digues devrait être réalisé par l’armée, ce qui va permettre à la Ville d’accorder plus d’énergie à ses habitants.

«On aimerait que l’aide concerne aussi les citoyens. Quand l’armée est arrivée, elle était la bienvenue, car des citoyens qui n’étaient pas en mesure de monter un mur en ont eu un. Et ce sont les mêmes personnes qui ne sont pas en mesure de ramener les sacs de sable sur le bord du chemin. On verra comment on s’organise pour les citoyens», mentionne Sébastien Turgeon, conseiller en communication à la Ville de Nicolet.

Bécancour a érigé des digues pour protéger la centrale de traitement de l’eau et une rue dans le secteur Saint-Grégoire. Selon Jean-Guy Dubois, il faut patienter un peu avant de connaître les détails de la participation de l’armée au rétablissement suivant les inondations. Mais le maire de Bécancour n’est pas surpris des premières informations dévoilées.

«Il y a de gros cas à régler à Gatineau et à Sainte-Marthe-sur-le-Lac. Un moment donné, il faut être capable de comprendre que des causes sont plus importantes que d’autres. L’armée n’a pas l’intention d’aller sur les terrains privés. Mais si l’armée a le temps d’enlever des sacs de sable, car des gens ont de la difficulté à s’organiser étant donné leur âge ou leurs capacités physiques, on ne refuse aucune aide. Mais il faut y aller selon la mesure qu’ils sont capables de donner.»

M. Dubois confirme que Bécancour aura des discussions avec les autorités pour savoir ce que l’armée fera exactement.