Les inondations engendrent des dépenses importantes pour les administrations municipales. Nicolet a notamment investi 25 000 $ dans l’achat de bacs de sable formant une digue temporaire.

Inondations: des dépenses de plusieurs milliers de dollars

Trois-Rivières — La crue des eaux printanières qui touche de nombreuses localités depuis quelques semaines entraînera des dépenses de plusieurs dizaines de milliers de dollars, sinon des centaines de milliers de dollars pour les administrations municipales.

En 2017, Nicolet avait dépensé autour de 300 000 $. L’administration s’attend à une facture au moins du même niveau en 2019.

«On avait fait 40 000 sacs de sable en 2017, on a fait 42 000 sacs en 2019. La location de machinerie qui a été mobilisée l’a été pour une durée similaire qu’en 2017. Les militaires sont arrivés plus tôt, mais le début des inondations s’est passé le Vendredi saint. Il y a eu le lundi de Pâques. Ce sont des journées fériées qui sont payées à taux double (pour le personnel)», mentionne Sébastien Turgeon, directeur des communications de la Ville de Nicolet.

Un peu plus à l’est, Bécancour avait dépensé 166 000 $ il y a deux ans. Là aussi, on s’attend à atteindre au moins ce seuil en 2019.

«Ça va ressembler à 2017, en termes de dommages. La grosse partie de la somme sera affectée au rétablissement: le ramassage, le nettoyage. C’est plus de la moitié des sommes engagées pour les inondations», raconte le maire, Jean-Guy Dubois.

Yvon Deshaies, le maire de Louiseville, estime que les coûts seront inférieurs à ceux de 2017, à condition que l’armée prolonge le séjour de ses militaires pour aider les citoyens à retirer les sacs de sable.

«L’armée est arrivée plus tôt qu’en 2017. On a eu moins besoin de nos pompiers. Mais on ne sait pas si l’armée va nous aider à ramasser. Si l’armée ne vient pas, ça va coûter plus cher qu’en 2017. Ce sont les pompiers et les employés de la voirie qui vont ramasser les poches de sable», explique le maire de Louiseville.

La facture pour les inondations en 2017 à Louiseville a été d’un peu plus de 71 000 $. Sa voisine, Yamachiche, avait dépensé environ 30 000 $ il y a deux ans. Selon Paul Carbonneau, les coûts en 2019 seront vraisemblablement de plus de 50 000 $.

«Ça coûte plus cher parce qu’on a plus de temps-homme, dit le maire de Yamachiche. C’est arrivé la fin de semaine de Pâques, avec des jours fériés, on a mis plus de personnel plus rapidement. On est rendu à 7000 ou 8000 sacs de sable en 2019, on en avait autour de 5000 en 2017. On essaie tout le temps d’améliorer notre service des mesures d’urgence.»

Yamachiche va installer des conteneurs à déchets ce week-end dans le secteur du chemin Louis-Gatineau.

Sainte-Anne-de-la-Pérade devrait s’en tirer avec des dépenses de 30 000 $, soit le même montant qu’en 2017.

«C’est le coût pour les sacs de sable, le transport, le temps des employés, les véhicules, énumère Jacques Taillefer, le directeur général de la Municipalité. Ce sera comparable à 2017. Mais chez nous, on est en mode surveillance. Il y a les grandes marées à la fin du mois. Si les autres régions ouvrent les vannes, c’est nous qui allons y goûter. On devra peut-être redéployer du monde sur le terrain.»

Seulement pour l’achat de sacs de sable, Trois-Rivières a dépensé près de 244 000 $ en 2019.

Avertissement de pluie

Environnement Canada a émis un avertissement de pluie pour les prochaines heures. De 15 à 25 mm de pluie sont attendus au cours de la journée de vendredi qui sera marquée par des vents de 20 km/h provenant de l’est. Des rafales allant de 40 à 50 km/h devraient balayer la région.

Les prévisions pour le lac Saint-Pierre indiquent que le niveau de l’eau devrait s’élever à 3,18 mètres, vendredi soir. Le fleuve Saint-Laurent devrait atteindre 3,56 mètres vendredi après-midi à la hauteur de Batiscan, 3,29 mètres à Trois-Rivières, et 3,15 mètres à Bécancour.