La rivière Bécancour est sortir de son lit avec le redoux. Depuis, tout a gelé sur la rue des Haies.

Inondations à Bécancour: le nettoyage pourrait être long en raison de la glace

L’heure est au nettoyage du côté de Bécancour pour certains résidents qui ont été touchés par des inondations soudaines cette fin de semaine, spécialement dans le secteur Sainte-Gertrude, sur la rue des Haies, où près d’une vingtaine de résidences et chalets ont été inondés lorsque la rivière Bécancour est sortie de son lit en raison du redoux. Pour d'autres, par contre, il faudra attendre au printemps avant de connaître l'ampleur des dégâts, le froid ayant déjà tout figé dans la glace.

Selon le directeur de la Sécurité civile Sébastien Doire, la situation est revenue à peu près à la normale du côté de l’avenue Montesson, où la circulation s’effectue normalement lundi. Par contre, des monticules de glace bloquent toujours l’accès au chemin du Danube à Bécancour. Quant à la rue des Haies, communément appelé le secteur Belle-Vallée, une douzaine de personnes demeurent prises en charge par la Croix Rouge. D’autres ont également trouvé refuge chez de la famille en attendant de pouvoir réintégrer les maisons, où les dommages varient d’un endroit à l’autre.

«La réintégration va se faire de manière progressive, mais ce sera différent d’une situation à l’autre. Certains résidents ont réussi à faire marcher les pompes et ont eu aussi beaucoup d’aide, si ben que les dommages pour eux sont limités. D’autres par contre n’ont pas eu cette chance et ont eu près de six pieds d’eau dans la maison. Depuis, le temps froid est revenu et tout a gelé, si bien qu’on peut s’attendre à des dégâts importants pour certaines résidences. Ça pourrait même aller au printemps, au dégel, avant de pouvoir vraiment effectuer un bon nettoyage», constate Sébastien Doire.

Déjà, des demandes d’aide financière sont parvenues à la direction régionale de la Sécurité civile afin de recevoir une aide gouvernementale. «Nous allons faire cheminer ces demandes. Ce sera évalué au cas par cas, parce qu’il y a des résidences principales mais aussi des chalets», constate Sébastien Doire.