Plusieurs plaisanciers entrent directement à l'île Saint-Quentin avec leur bateau sans payer les droits d'entrée sur l'île, au grand dam de certains usagers qui y voient une injustice.

Injustice entre utilisateurs de l'île Saint-Quentin?

Existe-t-il une injustice entre les utilisateurs de l'île Saint-Quentin? Ceux qui y entrent par la route et qui paient le droit d'entrée et ceux qui y accostent gratuitement par embarcation, via sa plage? À l'évidence, il semble que oui.
C'est la question que soulève un citoyen, André Chamberland, qui vient de s'adresser à Jean-François Aubin par le biais de la page Facebook du conseiller municipal pour se plaindre de cette iniquité «entre riches et pauvres».
«Les riches et étrangers possédant yatch, Seadoo ou autres bateaux entrent gratuitement à l'île Saint-Quentin et profitent des installations à Trois-Rivières face à Boréalis, écrit M. Chamberland, pendant que les pauvres paient des droits d'accès en passant aux barrières à l'entrée. Drôle d'équité. Pauvres payeurs de taxes de Trois-Rivières, taxés en double pour offrir des faveurs aux riches et aux étrangers. Équités et justice SVP.»
Le président du conseil d'administration de la Corporation de l'île Saint-Quentin, le conseiller André Noël, s'est dit au fait de la situation tout en précisant qu'il faudrait attendre encore un peu, soit en 2015, avant que la corporation trouve une solution, d'autres priorités retenant actuellement son attention. «Il y a deux réponses à cette problématique, note André Noël. Une réponse pratique et une autre technique. La pratique, c'est que le contrôle de tout ça serait extrêmement difficile, presque impossible. Ça a toujours été comme ça, les gens qui arrivent en bateau ont accès gratuitement à l'île. La réponse technique c'est que le conseil d'administration vient de reprendre l'ensemble des paramètres de gestion à l'île: conditions de travail, relations humaines, révision des bâtiments, préparation d'un budget pour pouvoir retaper des immeubles. Il faut bien le dire, l'île a passé son tour bien des fois, entre autres parce que sur une base légale, elle n'était pas éligible à des subventions. On a donc décidé de se plier aux conditions pour avoir accès aux subventions. On a aussi revu les activités de l'île, son achalandage, ses dépenses et parallèlement à ça, on a travaillé sur une mission et des valeurs.»
Toutes ces choses sont sur la planche à dessin. Il reste la tarification et l'engagement d'un directeur général. Le conseiller admet que la direction de l'île est submergée de demandes de toutes sortes au sujet de la tarification. «Tout le monde a de bonnes raisons. On a commencé à réfléchir un petit peu à ça mais ce sera pour 2015 seulement. Il nous faut une politique claire, car avec du cas par cas, on n'en sortira pas. On sait qu'il faut revoir la tarification, mais on n'y a pas encore touché. On va commencer à travailler là-dessus à l'automne ou au cours de l'hiver pour être prêts au printemps», a-t-il promis, tout en répétant que contrôler les visiteurs qui arrivent par bateau ne sera pas une tâche facile.