Le directeur de la sécurité incendie de Trois-Rivières, Dany Cloutier.

Incendies à Trois-Rivières: de moins en moins de pertes matérielles

La Direction de la sécurité incendie et de la sécurité civile de la Ville de Trois-Rivières trace un bilan somme toute positif de la première année d'existence du service à part entière. Réuni pour la présentation de son rapport annuel, jeudi, l'état major des pompiers de Trois-Rivières a illustré, à travers les statistiques relevées lors de l'année 2016, que la scission des corps de police et d'incendie pour Trois-Rivières aura été une mesure optimale pour l'ensemble des citoyens.
À commencer par la valeur des pertes matérielles par habitant lors d'incendies sur le territoire, note-t-on. En 2016, les pertes matérielles étaient en baisse considérable par rapport aux années précédentes, avec des pertes se chiffrant à 1 408 950 $, soit l'équivalent de 10,43 $ par habitant. La moyenne québécoise, quant à elle, se situait en 2014 à 53,51 $ par habitant. «Nous ne sommes pas loin d'être les plus performants au Québec. Et dois-je rappeler qu'avant l'adoption du schéma de couverture de risques en sécurité incendie, la moyenne des pertes matérielles pouvait se situer à plus de 67 $ par habitant à Trois-Rivières», a précisé le directeur de la sécurité incendie, Dany Cloutier.
L'adoption de ce schéma, en 2007, avait entraîné du même coup le début de la scission des corps policiers et pompiers à Trois-Rivières, mais la transition s'était faite de manière graduelle, si bien que ce n'est qu'en 2016 que cette direction a, pour la première fois, oeuvré de façon complètement autonome sur le territoire. En 2016, le schéma a été révisé et approuvé par Québec, permettant la poursuite des activités jusqu'à la prochaine révision, en 2020.
Le directeur Cloutier a d'ailleurs mentionné qu'il estimait que cette scission avait été réalisée de façon optimale, et que les chiffres présentés à l'occasion de ce premier rapport annuel étaient là pour le prouver. D'ailleurs, l'intégration à temps plein de sept pompiers préventionnistes, qui ont effectué plus de 17 000 visites de bâtiments, dont 12 500 en secteur résidentiel pour vérifier la conformité des avertisseurs de fumée, détecteurs de monoxyde de carbone ainsi que les règles de sécurité élémentaires en bâtiments commercial, industriel et institutionnel, peut avoir joué un grand rôle dans la diminution des pertes matérielles encourues lors d'incendies, croit M. Cloutier.
Au chapitre des interventions sur le terrain, on note 1876 interventions de toutes natures pour les pompiers en 2016, allant de l'incendie de bâtiment au sauvetage nautique en passant par les déversements de matières dangereuses et les sauvetages hors route. Mais ce sont encore et toujours les alarmes incendies qui monopolisent le plus les pompiers, avec 816 interventions uniquement pour des alarmes, dont on estime la moitié environ comme étant non fondées. Une problématique à laquelle compte s'attaquer la sécurité incendie, étant donné qu'un nombre important d'heures et de ressources matérielles sont déployées pour ces alarmes non fondées, sans compter le risque de rallonger le temps d'intervention si une autre urgence devait survenir au même moment.
Les interventions des pompiers ont également grandement augmenté en ce qui concerne les accidents de véhicules, passant de 43 en 2015 à 199 en 2016, alors que la sécurité incendie agit depuis septembre 2016 comme premier intervenant sur ces incidents lorsqu'un certain niveau de dangerosité est atteint, par exemple lors du déploiement des sacs gonflables, présence de blessés, déversement de matières dangereuses, présence de fumée ou accident à haute vélocité.
En 2016, les pompiers de Trois-Rivières ont conclu leur contrat de travail en signant une convention collective venant à échéance en 2020, un élément qui satisfait la haute direction, qui affirme que les relations de travail sont de nouveau harmonieuses.