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Luc Gagné, représentant du projet Kickitan, est accompagné de Jérémy Coll, finissant abénakis, Saku Chachai, finissant atikamekw et Jonathan Bradley, directeur.
Luc Gagné, représentant du projet Kickitan, est accompagné de Jérémy Coll, finissant abénakis, Saku Chachai, finissant atikamekw et Jonathan Bradley, directeur.

Inauguration d’une murale pour les finissants autochtones

Audrey Tremblay
Audrey Tremblay
Le Nouvelliste
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Trois-Rivières — L’école secondaire des Pionniers a profité des Journées de la persévérance scolaire pour inaugurer une toute nouvelle murale qui souligne la réussite éducative de ses élèves autochtones.

Avec cette réalisation, en forme d’inukshuk, on espère amener une motivation supplémentaire aux 29 élèves atikamekw et aux deux élèves abénakis qui fréquentent l’établissement.

Le but de cette murale est, entre autres, de féliciter les finissants pour tous leurs efforts, mais aussi d’inspirer les autres élèves autochtones à terminer leur cheminement.

À la fin de l’année scolaire en cours, trois noms de finissants viendront s’ajouter à la murale, au côté des trois finissants de l’année dernière.

Ce projet émane du travail de trois éducateurs spécialisés, soit Luc Gagné, Marilyn Berthiaume et Emmanuelle Caya.

L’école secondaire des Pionniers a inauguré une nouvelle murale pour les finissants autochtones.

Projet Kickitan

La murale n’est pas le seul projet qui s’adresse aux jeunes autochtones qui fréquentent l’école secondaire des Pionniers.

Le projet Kickitan, qui signifie «Tu es capable» en atikamekw, a pour objectif d’encadrer les jeunes tout au long de l’année scolaire et de leur fait vivre des activités encourageant la persévérance scolaire.

«À travers certaines activités et sorties, ils développent le sentiment d’appartenance, la confiance et la motivation. Pour favoriser la sécurisation culturelle, en collaboration avec le Centre d’amitié autochtone de Trois-Rivières, les activités sont adaptées pour eux et celles-ci leur permettent de parler leur langue», explique l’établissement scolaire dans un communiqué.

Les élèves non autochtones sont aussi invités à participer aux activités, ce qui «permet de créer des liens interpersonnels».

«L’équipe attitrée au projet Kickitan s’assure que la persévérance soit au cœur de leurs activités et nous constatons des résultats concrets et favorables. Je suis très fier de voir le rayonnement et l’impact positif que cela procure aux élèves de toutes les nationalités. Instruire, socialiser, qualifier, intégrer et s’ouvrir sur le monde sont toutes des valeurs importantes qui sont mises en avant-plan avec ce projet», a indiqué Jonathan Bradley, directeur de l’école secondaire des Pionniers.

Par contre, certaines activités ne sont pas possibles cette année en raison de la pandémie de COVID-19 qui sévit.

La situation n’empêche toutefois pas les éducateurs spécialisés responsables du projet de continuer d’entretenir un lien de confiance avec ces élèves grâce à des interventions individuelles, dont la mise en place d’un comité abordant le racisme systémique et la création de la murale «Changer le monde une œuvre à la fois».