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La DPTR observe une hausse du nombre de délits en lien avec la violence conjugale depuis le début de la pandémie.
La DPTR observe une hausse du nombre de délits en lien avec la violence conjugale depuis le début de la pandémie.

Importante hausse de la violence conjugale à Trois-Rivières

Sébastien Lacroix
Sébastien Lacroix
Le Nouvelliste
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Une sergente-détective de la Direction de la police de Trois-Rivières (DPTR) est maintenant dédiée aux cas de violence conjugale qui sont de plus en plus nombreux depuis le début de la pandémie.

Une analyse préliminaire des dossiers de violence conjugale qui ont été recensés depuis le début de la pandémie a en effet permis à la DPTR de constater une hausse de plus de 17% de ce type de délit en 2020 comparativement à 2019.

En plus de déléguer une ressource qui sera chargée d’enquêter sur les cas de violence conjugale, la DPTR a mis de l’avant plusieurs actions depuis 2017. Parmi celles-ci, on retrouve la mise à jour de la directive portant sur les violences conjugales.

Afin d’assurer une rigueur dans la réponse à ce type d’appel, la DPTR a également procédé à la mise à jour et la diffusion à l’interne du protocole d’intervention pour le traitement et le suivi des appels en matière de violence conjugale.

De la formation est également offerte par l’École nationale de police du Québec sur les interventions policières à réaliser auprès des hommes dans un contexte de violence conjugale. Une journée d’actualisation des connaissances en matière de violence conjugale pour les superviseurs de la surveillance du territoire et ceux des enquêtes s’est également tenue.

La DPTR peut également compter sur la présence d’une intervenante du Centre d’aide aux victimes d’actes criminels de la Mauricie, à l’intérieur même des locaux du Service de police, favorisant ainsi un accès direct et plus rapide aux services offerts par le CAVAC pour les personnes victimes et leurs proches.

Prochainement, la DPTR procédera à la diffusion d’un projet de prévention en violence conjugale en partenariat avec la maison d’hébergement de Connivence, à l’attention des étudiants du secondaire 4. Également, au cours des dernières années, la Direction de la police de Trois-Rivières fut représentée sur de nombreux comités en matière de violence conjugale, notamment le Carrefour sécurité en violence conjugale, le Comité trajet de vie ainsi qu’une participation annuelle au Carrefour des pratiques sur les agressions sexuelles et les violences conjugales.

«La violence conjugale est un problème social grave et complexe dont l’atteinte de résultats incombe non seulement aux organisations policières, mais également à plusieurs acteurs de la société notamment, les gouvernements, les ressources communautaires, le système judiciaire, le milieu scolaire, et cetera, fait valoir la DPTR par voie de communiqué.

«En contexte de pandémie, plusieurs personnes effectuent du télétravail, coupant par le fait même certains liens avec un milieu social susceptible de constater certaines formes de détresse, rappelle-t-on. Il devient donc primordial que tout citoyen qui suspecte une forme de violence dans son entourage, contacte sans délai les policiers afin que ceux-ci puissent intervenir rapidement pour porter assistance à une éventuelle victime.»