Un incendie de forêt a forcé l’évacuation de dizaines de résidences à Saint-Étienne-des-Grès.
Un incendie de forêt a forcé l’évacuation de dizaines de résidences à Saint-Étienne-des-Grès.

Important incendie de forêt à Saint-Étienne-des-Grès [VIDÉO]

SAINT-ÉTIENNE-DES-GRÈS — Un incendie de forêt a requis une intervention musclée des pompiers de trois municipalités et de quatre avions-citernes, vendredi après-midi, à Saint-Étienne-des-Grès. Plusieurs dizaines de résidences situées sur les rues Principale, Lafond et Lambert ont été évacuées de manière préventive.

«Au début, nous pensions qu’aucune résidence n’avait été touchée. Mais finalement, une maison et un chalet ont été brûlés dans l’incendie de forêt», expliquait en soirée le maire de Saint-Étienne-des-Grès, Robert Landry, qui pense que tous les résidents ont pu évacuer le secteur à temps.

«Nous devons toutefois trouver les propriétaires pour leur apprendre la mauvaise nouvelle.»

Vers 17h45, l'incendie n'était toujours pas maîtrisé, mais le panache de fumée avait considérablement diminué. Un très large périmètre de sécurité a été établi.

Dans un premier temps, deux avions-citernes de la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) ont bombardé tour à tour le secteur de l’incendie. Ils puisaient l’eau dans la rivière Saint-Maurice située non loin. Deux autres avions-citernes sont arrivés en début de soirée pour combattre l’incendie. Le rythme des bombardements d’eau s’est accéléré et de bons résultats s’en sont suivis.

«On croit bien pouvoir maîtriser l’incendie en soirée», expliquait le directeur régional de la Sécurité civile, Sébastien Doire.

«Le feu couvre environ une superficie de 30 hectares. En raison de la densité de la population de la région, les interventions devaient se faire rapidement. C’est pour ça que quatre avions de la SOPFEU sont sur place.» 

En tout, quatre avions-citernes de la SOPFEU ont aidé à éteindre l'incendie.

Au sol, tous les pompiers de Saint-Étienne-des-Grès étaient sur place pour lutter contre cet incendie et limiter sa propagation. Des pompiers de Saint-Boniface et Saint-Barnabé ont aussi prêté main-forte à leurs collègues. Des camions des différents services incendie se déplaçaient d'un secteur à l'autre pour combattre le feu.

Vers 18h45, les passages des avions-citernes commençaient à être plus espacés et l'incendie semblait avoir été maîtrisé.

Un imposant panache de fumée était visible jusqu'à Trois-Rivières.

Retour possible en soirée

Les résidents évacués ont été accueillis au centre communautaire. «Nous leur donnons de l’eau et un endroit pour s’abriter», a mentionné le maire Landry.

En cette période de pandémie, les autorités municipales doivent aussi s’assurer des règles sanitaires et de distanciation physique en place.

En fonction de l’avancement des combats, la Sécurité civile estime que les résidents évacués pourront retourner à la maison dès ce soir.

Une résidence et un chalet ont été brûlés, mais leurs occupants sont sains et saufs, croit le maire de Saint-Étienne-des-Grès, Robert Landry.

Plusieurs personnes ont bien sûr vécu tout un choc vendredi lorsqu’elles ont vu l’ampleur du brasier. Évacués d’urgence, ces résidents ont dû laisser derrière eux tout ce qu’ils possèdent sans savoir s’ils allaient revoir leur maison. 

«Des intervenants psychosociaux sont venus rencontrer les personnes évacuées. Certains ont vécu ça très difficilement», a précisé Sébastien Doire. 

Risque d'incendie élevé

Les autorités ignorent pour l’instant la cause de l’incendie, mais assurent qu'une enquête sera menée. Rappelons cependant qu'en raison du temps très sec des dernières semaines, la région fait l’objet d’une interdiction de faire des feux à ciel ouvert. Le maire Robert Landry précise aussi que la municipalité avait avisé les citoyens de cette interdiction.

La Sécurité civile invite d'ailleurs la population à demeurer très prudente ce week-end. L’état de sécheresse de nos forêts favorise grandement les incendies.

«La grande majorité des incendies de forêt sont causés par des humains. On doit respecter les interdictions de faire des feux à ciel ouvert», ajoute Sébastien Doire.

«On ne veut pas revivre les grands feux de 2010 à Wemotaci. Et avec la COVID-19, on veut éviter de faire sortir les pompiers.» 

-Avec la collaboration de Matthieu Max-Gessler