Un ex-employé de la Corporation de développement de l'île Saint-Quentin a été accusé de fraude et abus de confiance, vendredi au palais de justice de Trois-Rivières.

Île Saint-Quentin: un ex-employé accusé de fraude

La saga de la Corporation de développement de l'île Saint-Quentin se transportera maintenant devant les tribunaux alors que trois chefs d'accusation de fraude ont été déposés contre un ex-employé du services des communications, vendredi au palais de justice de Trois-Rivières.
Damien Miville-Deschênes a en effet été accusé de fraude de plus de 5000 $, d'utilisation frauduleuse d'une carte de crédit ainsi que d'abus de confiance.
Les événements reprochés à l'ancien responsable des communications de la Corporation se seraient produits entre le 1er mai et le 15 août 2013.
Au moment où des allégations de fraude avaient circulé, l'été dernier, la Corporation avait fait savoir publiquement que l'employé visé avait remis sa démission et que la somme utilisée frauduleusement avait été remboursée par l'accusé.
Cette histoire fera maintenant l'objet d'un processus judiciaire et la comparution de l'accusé de 37 ans a été fixée au 26 mai.
Pour la Corporation de développement de l'île Saint-Quentin, il s'agit d'un nouveau chapitre qui vient éclabousser sa gestion. Au printemps 2012, on apprenait que la Corporation devait plus de 342 000 $ à Revenu Québec en raison d'erreurs comptables.
À la suite de ces révélations, le conseil d'administration a décidé d'apporter d'importants changements à la structure de la Corporation. Lors du départ à la retraite du directeur général, en décembre dernier, ce dernier a plutôt été remplacé par le coordonnateur du service des loisirs de la Ville, Daniel Magny.
Il faut également rappeler que la Ville a dû éponger un déficit de 100 000 $ pour l'île Saint-Quentin, l'an dernier, en plus des 600 000 $ qui avait été octroyés à la Corporation pour l'administration annuelle du parc.
Plus récemment, Le Nouvelliste avait révélé en mars dernier que l'employée cadre à l'origine des ces irrégularités travaillait toujours à l'île Saint-Quentin, malgré que de nouveaux manquements à ses fonctions aient été découverts. Une enquête administrative avait toutefois permis de déterminer que les irrégularités liées à Revenu Québec avaient été commises sans intention malicieuse.
Appelé à commenter ces accusations de fraude, le maire Yves Lévesque est demeuré bien prudent. Le premier magistrat a tout de même tenu à rappeler que son administration avait mandaté une spécialiste en ressources humaines pour faire la lumière sur le fonctionnement de la Corporation, au printemps 2013.
«Quand on a une lumière rouge ou jaune qui s'allume, c'est tolérance zéro. Lorsqu'on a eu vent qu'il y avait une problématique au niveau de la gestion, on a réagi rapidement en mandatant Anne-Louise Baril de vérifier les opérations», a-t-il indiqué au Nouvelliste.
Pour sa part, arrivé en poste en novembre dernier, le président du conseil d'administration de la Corporation André Noël a préféré, par respect pour le processus judiciaire, ne pas commenter les accusations dont les faits reprochés se seraient déroulés avant son arrivée à la tête du c.a.