Jean-Francois Aubin, candidat à la mairie

Île Saint-Quentin: polir et faire connaître le joyau

TROIS-RIVIÈRES — Jean-François Aubin a livré sa vision pour le développement de l’île Saint-Quentin lors d’une conférence de presse vendredi matin. «Tout le monde s’entend pour dire que c’est un joyau mais il y a un peu de poussière sur notre bijou», a lancé le candidat à la mairie de Trois-Rivières.

S’il sort victorieux de cette élection complémentaire, il souhaite rehausser l’image de l’endroit en le positionnant comme parc régional. De plus, il propose de mettre sur pied des navettes, de développer le camping quatre saisons, des sentiers d’interprétation, et ce, tout en poursuivant les travaux déjà en cours pour la mise à niveau des égouts, du service d’approvisionnement en eau et la rénovation des bâtiments.

«On est dû pour positionner ça à un autre niveau, notamment en le définissant comme un parc régional. L’île Saint-Quentin, ce n’est pas un parc comme les autres. Il y a 250 parcs à Trois-Rivières, on ne peut pas mettre l’île Saint-Quentin sur le même pied.» 

Ce réseau permet notamment de faire la promotion des parcs à vocation récréotouristique tout en permettant un positionnement avantageux sur le plan national. Les parcs de l’île Melville et de la Rivière Bastican font notamment partie de ce réseau. 

Avoir un statut de parc régional, «nous permettra de positionner l’île Saint-Quentin au cœur de notre stratégie touristique. On parle de bien des choses comme l’Amphithéâtre et le Cirque du Soleil mais il y a des éléments qui nous manquent encore pour retenir les gens plus longtemps.»

Le candidat à la mairie souhaite aussi instaurer une navette fluviale qui partirait de l’Amphithéâtre Cogeco et une navette terrestre. 

«Ça nous permettrait de faciliter l’accès à l’île sans nuire à l’environnement et à la biodiversité car l’un des problèmes, c’est l’augmentation du stationnement.»

«Dès 2020, je pense qu’on pourrait déjà avoir les deux navettes qui seraient instaurées.»

Des aires de camping quatre saisons et des sentiers d’interprétation seront aussi aménagés tout en préservant le fragile écosystème du parc.

«Pour faire ça, il y a des étapes. On a parlé maintes et maintes fois d’amener l’eau et de régler les problèmes d’égouts mais il faut aussi retaper les édifices.»

Jean-François Aubin avance le chiffre de 5 M$ pour la réalisation de ses projets. «Le chiffre de 3,5 M$ a déjà été évoqué et validé par la Ville et le reste est environ autour de 1,5 $M. Le fait de se positionner comme parc régional va nous aider aussi comme Ville à aller chercher de l’argent des paliers supérieurs. Il y a le programme d’infrastructures du gouvernement fédéral qui va être fonctionnel et sur lequel on pourrait appliquer. En ce qui concerne le 3,5 M$, il est déjà dans le plan triennal d’immobilisation pour le budget qui a été déposé en 2019. Dans le fond, il faut aller chercher la balance. Tant qu’à faire quelque chose, on va le faire avec une vision et on va donner un standing à notre île.»

La Coporation de l’île Saint-Quentin avait procédé l’an dernier à une consultation afin d’établir un plan directeur pour l’endroit.

«On m’a dit qu’une première version du plan directeur avait été présentée aux conseillers et conseillères. Je n’ai pas vu cette première version mais on me dit que le conseil avait décidé d’attendre l’élection du prochain maire justement pour pouvoir tenir compte de sa vision de l’île avant de voter définitivement un plan directeur.»

La gratuité, pas pour tout de suite

«On pourrait parler de gratuité mais, à mon avis, il faut d’abord améliorer l’île. Il faut se rappeler que c’est le conseil municipal qui décide des tarifs, ce n’est pas la Corporation de l’île Saint-Quentin contrairement à ce qui a été dit cette semaine»,  lance-t-il en faisait référence aux propos tenus par Jean Lamarche lors d’un point de presse tenu au même endroit plus tôt cette semaine.

Selon Jean-François Aubin, la tarification votée en 2017 par le conseil municipal était déjà une grande amélioration. «On va rouler un peu avec ça. On va améliorer l’île et après on va se reposer la question concernant la gratuité pour les Trifluviens et Trifluviennes.»