De gauche à droite: Lynn O’Cain, directrice générale du PÉSM, Éric Lord, directeur général de Culture Mauricie et Daniel Cournoyer, représentant des élus au conseil d’administration du PÉSM.

«Il y a un grand vide dans notre région»

TROIS-RIVIÈRES — Le directeur général de Culture Mauricie, Éric Lord, estime qu’il faut créer un lieu de rencontre pour les intervenants socio-économiques de la région «et il faut que les élus l’entendent. Il y a un grand vide dans notre région», dit-il. L’abolition de la Table de concertation régionale «fait beaucoup de tort à la cohésion du développement.»

Ce point de rencontre, dit-il, permettrait de «favoriser la cohésion et la performance de notre développement.» C’est ce qui est ressorti du LAB04 (Laboratoire en innovation sociale), une journée tenue le 16 novembre dernier dont l’objectif était d’amorcer une rencontre entre l’économie sociale et la culture comme clé de la dynamisation des territoires.

Plus de 90 participants ont profité de cette rencontre pour développer une dizaine de projets dont le dénominateur commun était la collaboration régionale et voir ce qu’il est possible de faire lorsque l’économie sociale et la culture se rencontrent.

Trois de ces projets sont ressortis du lot, soit une monnaie locale en culture, l’aménagement d’un écoquartier culturel et la création d’une bibliothèque culturelle» favorisant le partage d’œuvres d’art et non seulement de livres, indique Lynn O’Cain, directrice générale du Pôle d’économie sociale Mauricie.

Un premier geste est déjà posé. «On a créé une communauté de pratique avec les participants du LAB04», a-t-elle annoncé au cours d’un point de presse tenu mercredi.

«C’est une formule qui permet de réunir les gens autour d’une thématique, d’un territoire ou d’un événement. On utilise une nouvelle plate-forme collaborative qui permet de réseauter différentes communautés de pratique. Le LAB04 a son espace virtuel maintenant», dit-elle.

«On espère utiliser cette plate-forme-là pour continuer à garder les gens en réseau, transmettre de l’information, poursuivre les échanges et éventuellement faire quelque chose en présentiel, selon les différents projets sur lesquels on voudra mettre un peu plus d’énergie», indique Mme O’Cain.

Cette dernière estime «qu’on a besoin les uns des autres. La société civile, les organisations de développement socio-économique ont des idées, mais ne peuvent pas tout faire. C’est la même chose pour les municipalités. Elles ont des besoins, des mandats à remplir, mais elles ne peuvent pas les faire toutes seules. On a des outils financiers différents aussi et des contraintes différentes», fait valoir Mme O’Cain.

À ce chapitre, cette dernière estime que le conseiller municipal Daniel Cournoyer, qui représente les élus au conseil d’administration du Pôle d’économie sociale de la Mauricie «peut être un facilitateur pour qu’on engage la discussion», dit-elle.

Le rôle que peuvent jouer les instances municipales dans cette volonté de transformation sociale a été nommé en filigrane plusieurs fois» au cours du LAB04, indique la Pôle dans son communiqué de presse.

Daniel Cournoyer croit qu’une collaboration entre «citoyens, organisation du milieu et élus peut permettre d’aller plus loin pour faire rayonner la culture et l’économie sociale.

C’est souvent un palier qu’on oublie, l’économie sociale, mais c’est présent partout», fait-il valoir.