Kevin Tremblay réalise, à 26 ans, son rêve de travailler dans le milieu de la construction.
Kevin Tremblay réalise, à 26 ans, son rêve de travailler dans le milieu de la construction.

Il réalise son rêve de travailler dans le milieu de la construction

Marc-André Pelletier, Initiative de journalisme local
Marc-André Pelletier, Initiative de journalisme local
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — Kevin Tremblay vient de réaliser son rêve à 26 ans. Le jeune homme qui doit composer avec une déficience intellectuelle a été embauché par une entreprise qui œuvre dans le domaine de la construction. Après presque deux ans de patience, il s’avoue très heureux de pouvoir enfin pratiquer le métier qui le passionne.

Kevin s’est retrouvé sans emploi après que Walmart eut mis fin à son programme d’emploi pour les personnes vivant avec un handicap. Depuis, quelques emplois lui ont été offerts, mais il avait autre chose en tête: devenir un travailleur de la construction.

«Je trouve ça vraiment le fun. J’en ai toujours parlé à mes parents. Depuis que je suis jeune que je veux faire ça», lance-t-il, sourire aux lèvres.

La fierté de Kevin est évidente: il aime son emploi chez Toitures Pat Casault et se réalise pleinement dans celui-ci.

«Je ramasse les bardeaux, je passe le balai, je ramasse les clous qui traînent et je passe une souffleuse pour nettoyer. Je m’assure que tout soit propre quand on part. J’aime tout ce que je fais», explique-t-il.

Kevin Tremblay réalise, à 26 ans, son rêve de travailler dans le milieu de la construction.

L’opportunité s’est présentée quand le propriétaire de l’entreprise, Patrick Casault, a publié un message sur Facebook soulignant qu’il souhaitait donner une chance à une «personne différente».

Kevin n’a pas perdu de temps et a contacté celui qui deviendra son patron.

«J’avais besoin de travailler dans quelque chose de physique. J’ai une bonne forme physique et j’aime travailler dehors. C’est parfait pour moi.»

Au moment de l’entrevue, Kevin ajoutait un autre élément de fierté à son palmarès: il avait lui-même travaillé sur un bout de toiture d’une remise, une nouvelle tâche pour lui.

Kevin a dû affronter plusieurs embûches dans les dernières années: son handicap, des refus, des emplois qui ne lui correspondaient pas et même une évaluation qui concluait qu’il n’était pas apte au travail, qu’il n’était pas prêt.

Kevin Tremblay rentre désormais à la maison chaque soir avec le sentiment du devoir accompli.