Robert Laplante, directeur général de l’IRÉC, faisait partie de la délégation venue former des leaders syndicaux de la région sur la transition énergétique de l’économie, vendredi, à Trois-Rivières.

Il faut miser sur la transition énergétique, croit la FTQ

TROIS-RIVIÈRES — La Fédération des travailleurs et des travailleuses du Québec (FTQ) était de passage dans à Trois-Rivières, vendredi, dans le cadre de sa campagne pour une transition énergétique de l’économie. Des représentants de la FTQ, du Fonds de solidarité FTQ et de l’Institut de recherche en économie contemporaine (IRÉC) ont offert une formation sur le sujet à des leaders syndicaux de la FTQ.

Selon les intervenants, le secteur industriel des deux régions, qui reposait principalement sur les pâtes et papiers et la métallurgie, doit relever plusieurs défis pour survivre. Il doit notamment poursuivre sa restructuration et faire face au vieillissement et au déclin de la croissance de la population. Les entreprises auraient par ailleurs intérêt à œuvrer pour hausser la qualification de la main-d’œuvre disponible dans la région, croit la FTQ.

Pour diversifier l’économie en profitant de la transition énergétique, la FTQ propose de développer une filière du lithium, la production de biocarburants et de soutenir les projets de captation et d’utilisation de gaz à effet de serre (GES), notamment en serriculture. Selon les données de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), les trois entreprises émettant le plus de GES de serre dans la région ont un bilan carbone de plus de 1,6 million de tonnes de CO2.

Par ailleurs, les Mauriciens et les Centricois consomment plus de carburant que la moyenne provinciale. En 2016, les ventes de carburant dans la région s’élevaient à 6,5 millions de litres par 5000 habitants contre 5,3 millions pour le reste du Québec. La FTQ a également dressé un portrait socio-économique de la Mauricie et du Centre-du-Québec. Selon les données de l’ISQ, le niveau de scolarité dans la région est sous la moyenne québécoise, de même que le revenu médian d’une famille composée d’un couple. Le taux de chômage est toutefois comparable à celui du Québec.