Francis Pelletier lors d'une dédicace de son nouveau livre, Je te souhaite… un baume pour le coeur et l’âme.

«Il faut célébrer la vie»

NICOLET— «Ma mission, c’est de faire du bien avec du beau», lance Francis Pelletier, à la fois auteur, photographe, médecin et organisateur de l’événement Croisade pour la vie qui se tient ce week-end au centre des congrès de l’hôtel Monfort de Nicolet.

Avec son nouveau livre en main, intitulé  Je te souhaite… un baume pour le cœur et l’âme, Francis Pelletier, des Pelleteurs de nuages, est allé samedi à la rencontre du public à l’occasion d’une séance de dédicaces. 

Ce livre de photos et de poésie suscitant la réflexion entièrement réalisé par Francis Pelletier a pris une couleur toute particulière depuis le décès de son fils Alexandre le 17 janvier dernier d’une overdose possiblement de fentanyl. 

«Au moment de son décès, je terminais mon livre. Et ce livre était presque prémonitoire de l’événement», avoue Francis Pelletier. 

«Il me restait huit pages et j’ai décidé d’inclure un texte intitulé Lettre à mon fils où j’expliquais que la vie n’était pas un long fleuve tranquille, qu’il y avait des courants et que c’était une rivière sauvage où l’on souhaite se la couler douce, mais ça prend beaucoup de courage pour vivre. Il faut apprivoiser le courant, éviter les obstacles et se relever de nos chutes.»

Lors du passage de l’équipe du Nouvelliste au début de l’événement, le médecin-artiste était ravi de la réponse du public à cette Croisade pour la vie. Plusieurs dizaines de participants avaient répondu à l’invitation des Pelleteurs de nuages. 

«Je ne pars pas avec des attentes particulières, alors je ne peux pas être déçu. Mais je suis très surpris de l’intérêt que ça suscite auprès des gens», avouait-il. 

Tout le week-end, plusieurs activités d’échanges et des conférences étaient proposées aux participants. Samedi soir, les organisateurs tenaient une «grande fête surprise de la vie». L’événement se poursuivait dimanche avec une rencontre avec le docteur Pelletier de 11 h à 15 h ainsi que des tables de discussion autour des thèmes de la Croisade pour la vie de 13 h à 15 h. 

Les thèmes abordés sont aussi vastes que les beautés de la vie, s’aimer pour aimer, le mal de vivre, s’emprisonner en croyant s’évader ainsi que les pertes et les deuils. 

Depuis la mort de son fils, Francis Pelletier souligne que son travail d’auteur n’a jamais été aussi reconnu et apprécié. «C’est drôle que ça prenne un drame dans la vie de quelqu’un pour que les gens se rendent compte de ce qu’on fait. Ça fait plus de 30 ans que ma mission de vie c’est de faire du bien avec du beau. Aujourd’hui, c’est comme si on se rendait compte de tout ça. C’est particulier», confie-t-il entre deux signatures de livre. 

Cela dit, lorsque Francis Pelletier a choisi de parler de la mort de son fils sur la place publique, via les réseaux sociaux ou les médias, plusieurs personnes se sont ouvertes à lui. 

«Je me suis rendu compte de toute la détresse, de toute l’impuissance et de tout l’isolement vécu par plusieurs personnes. Je me suis dit que je ne pouvais pas rester les bras croisés», ajoute Francis Pelletier. «Il faut célébrer la vie.»