Hélène Nepton, porte-parole de la SQ.

«Il faut appeler les policiers»

La Tuque — À l’ouverture des chalets au printemps, c’est souvent là que les gens se rendent compte qu’ils ont été volés, ou que quelqu’un s’est introduit dans leur chalet. D’ailleurs, le nombre d’appels à la Sûreté du Québec est plus important à cette période de l’année. Par contre, difficile de dire si la situation est pire en Haute-Mauricie.

«Partout où il y a des chalets, il y a des vols qui se produisent. C’est difficile de dire si c’est pire ici qu’ailleurs, mais c’est un problème réel dans tous les secteurs où il y a des chalets», indique Hélène Nepton, porte-parole de la Sûreté du Québec.

L’important, selon la SQ, est de dénoncer et de ne toucher à rien quand on a constaté qu’on a été victime de vol.

«Il faut appeler les policiers. Ce sont eux qui vont donner la marche à suivre […] Il ne faut pas penser que même s’il n’y a rien de volé, ou peu de choses, ou que c’est loin, ou n’importe quelle raison, ce n’est pas important… C’est très important de nous appeler. Ça peut se faire par téléphone, par internet, vous n’êtes pas toujours obligé de vous déplacer au poste de police. On peut même prendre rendez-vous pour aller vous voir chez vous à votre retour en ville», note Mme Nepton.

Cette dernière rappelle que toutes les informations peuvent faire avancer des enquêtes en cours. Cela permet également d’identifier les propriétaires de certains objets retrouvés.

«L’accumulation d’indices et leur analyse contribuent à faire avancer l’enquête.

[…] Si nous ne sommes pas au courant du vol, c’est difficile pour nous parfois de retrouver les propriétaires des objets qu’on retrouve».

Les objets les plus prisés par les voleurs sont, la plupart du temps, ceux qui sont faciles à transporter et qui ont de la valeur comme des scies à chaîne, moteurs hors-bord, outils, téléviseurs… Les malfaiteurs volent également les génératrices et les équipements qui fonctionnent au propane. Certains par contre poussent l’audace encore plus loin. La SQ a mentionné que des voleurs avaient déjà été vus avec un camion cube pour effectuer leur délit.

«Idéalement, vos objets de valeur, il faut les ramener avec vous autant que possible surtout à la fin de l’été», indique Hélène Nepton.

«S’ils sont burinés, c’est plus facile. Le burinage permet d’identifier les propriétaires des objets rapidement, parfois même avant qu’ils portent plainte. L’autre fonction, c’est que les voleurs ne sont pas intéressés, parce qu’ils sont difficilement revendables sur le marché noir», ajoute-t-elle.

Rappelons que la Sûreté du Québec a mis sur pied le programme Opération œil de lynx il y a quelques années pour sensibiliser les citoyens aux mesures de sécurité à prendre pour protéger leur propriété contre le vol et le méfait.

Ce programme s’adresse aux propriétaires et aux locataires de chalets situés en territoire non organisé ou en milieux isolés. On propose à l’intérieur de ce programme plusieurs actions simples, mais efficaces.

«L’idéal souvent, c’est de faire un inventaire de ce que l’on a dans notre chalet avec la marque, le modèle, la couleur et le numéro de série. On peut prendre des photos des objets de valeur aussi, c’est tellement facile aujourd’hui avec les appareils photos et les téléphones», affirme la porte-parole de la Sûreté du Québec.

On demande également aux gens d’être à l’affût des éléments qui éveillent des soupçons. Par exemple, si un véhicule suspect est remarqué, les autorités demandent de noter la marque, le modèle, la couleur, le numéro de plaque d’immatriculation, la description du conducteur et toute autre particularité pertinente.

«Avec les yeux de tout le monde, on multiplie la chance de voir un suspect ou de prendre quelqu’un en flagrant délit», insiste Mme Nepton.

Pour en savoir davantage sur le programme, les citoyens sont invités à visiter le site web de la Sûreté du Québec. Il est également possible de télécharger la brochure du programme en cliquant sur le lien suivant: http://www.sq.gouv.qc.ca/wp-content/uploads/2016/11/depliant-oeil-de-lynx.pdf