Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
La CAVP ne veut pas que le drame de la pyrrhotite continue pour un autre 10 ans.
La CAVP ne veut pas que le drame de la pyrrhotite continue pour un autre 10 ans.

Il faut 50 M$ de plus pour la pyrrhotite, rappelle le Bloc

Brigitte Trahan
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste
Article réservé aux abonnés
Les députés bloquistes de la région, Yves Perron, Louis Plamondon et Louise Charbonneau, rappellent au gouvernement de Justin Trudeau qu’une aide supplémentaire de 50 millions $ de la part du gouvernement fédéral est nécessaire pour tourner enfin la page sur la crise de la pyrrhotite qui sévit toujours en Mauricie après une décennie.

À l’approche du prochain budget fédéral, le 19 avril, lequel devrait comprendre un plan de relance économique de quelque 100 milliards $, les députés de Berthier-Maskinongé, Bécancour-Nicolet-Saurel et Trois-Rivières rappellent qu’Ottawa doit tenir compte des victimes la pyrrhotite. La nouvelle aide financière demandée à Ottawa «servira justement à financer la rénovation de nombreuses demeures et ainsi, stimulera l’activité économique de la région. N’est-ce pas là l’objectif d’un plan de relance efficace?», fait valoir Yves Perron.

Le gouvernement du Québec, de son côté, a fourni une contribution totale de plus de 79 millions $, incluant une récente annonce de 25,7 M$, dans le but d’aider les victimes de la pyrrhotite à faire réparer leur maison en attendant la fin des procédures juridiques en cours. «L’intention du gouvernement québécois est clairement de régler le dossier de la pyrrhotite une fois pour toutes», constate le député Yves Perron en rappelant que, dans les circonstances, une aide complémentaire d’Ottawa fait partie de la solution.

En 2016, le gouvernement fédéral avait fourni la somme de 30 millions $, rappelle Louis Plamondon. «Bien que cette somme ait été appréciée des victimes et ait contribué à améliorer les choses, nous savons maintenant qu’elle est insuffisante», plaide-t-il. «Il nous semble tout à fait justifié d’attendre du gouvernement fédéral qu’il porte sa contribution totale à 80 M$ soit l’équivalent de l’effort du gouvernement du Québec», dit-il.

«Il est plus que temps de mettre fin à cette crise», ajoute Louise Carbonneau, et la bonification du programme d’aide du Québec est une belle occasion pour le fédéral d’affirmer son soutien aux familles de la région aux prises depuis trop longtemps avec ce problème extraordinaire.»

Les trois députés bloquistes de la région ont fait parvenir une lettre au ministre François-Philippe Champagne pour le sensibiliser.

Le vice-président de la CAVP, Michel Lemay, rappelle que son organisme a rencontré M. Champagne en septembre dernier. Il en était ressorti que le gouvernement fédéral attendait que Québec injecte de nouvelles sommes dans le programme d’aide avant de s’impliquer à nouveau, dit-il. «C’était une condition pour que le fédéral puisse regarder le dossier. Or, le 25 mars dernier, le gouvernement du Québec a annoncé une aide supplémentaire de 25,7 M$», rappelle-t-il. La condition a donc été remplie, fait-il valoir. «On aimerait que le fédéral s’implique à la même hauteur que le provincial», résume M. Lemay. Pour cela, il devra accorder 50 M$ de plus que les 30 millions$ offerts en 2016.

«Cela permettrait de faire de grands pas pour faire avancer beaucoup de dossiers au cours des deux ou trois prochaines années», dit-il, car encore à ce jour, on ignore le nombre exact de maisons aux prises avec la pyrrhotite puisque les propriétaires des maisons construites dans la période où de la pyrrhotite a été employée n’ont pas tous fait faire les tests. Selon lui, de nouvelles informations devraient toutefois ressortir lors du procès en cours portant sur la vague 2. «On ne veut pas que les gens de la vague 2 attendent 10 ans. L’idée, c’est d’accélérer la réparation des maisons», fait valoir le vice-président de la CAVP.

Michel Lemay indique que les propriétaires ont jusqu’à la fin septembre pour donner leur nom en vue de faire faire des tests de pyrrhotite. Avec toutes ces informations, incluant l’éventuelle norme sur la pyrrhotite qui tranchera le cas des maisons en zone grise, «nous aurons le total des maisons à réparer», dit-il.

«Ce qu’on souhaiterait, cette année, c’est de s’enligner vers la fin de la crise. On ne peut pas se permettre d’attendre 10 ans de plus.»

Une nouvelle demande de rencontre avec M. Champagne a été placée par la CAVP dès mars dernier. «On devrait avoir une réponse sous peu», espère M. Lemay.